CHAPITRE XV
cachant tous ces desseings se deslibere de les rompre ; pour ccy jomct avec le mardis de la Chambre, qpi avait quelque nou^Jbre de dk^^mxy prie messieurs de Tenide, La Valette^ Monsales: et aultres, qui passant pat ^uvergœ^ jnenoièat les force de «*^..m9 à sçsrvoir douz^ à quinze cents cheyau]«L et .huit mille hommes df! pied, de se destourner un peu^ cit ne lai^er perdre l'occasion de deflf^re ces troupes conjwr^es; ce qu^ils fir^nl, et atteignent Ponç^nac $oa:tre Champoly, march^mt en bataille pour les^ a.vei'^ tissements qa% avqit eu d'eiiXi jusques à un vallon et lien marescageux pour lequel esyiter riofanterie ne se fust plustost dezrangée qu^elle $e sentit presque aussy tqst rompue que chargée par grand nonohre de chevau]$: catholiques, en mesme temps que las aultres/ompirent Poncenac et se§ ^ompagnons^ quelque résistance que les uns et les aultres pbssent fanr#. Le capitaine Villeno:pe y fut tué ralliant ses soldats pour le recours de Poncenax:^ avec plus de trois cents soldats, iet presque tous }es drapeau^ic furent enlevez^ et des catholiques le baron de BrecoUes iiist blessé d'une blessure dont4espuis il moi^rut* « Verbelay cependant adverty de l^ venue Catholique à plus d'une demy lieue de là» rebrousse chemin arec quelques'-uns des plus dezlibérez, mais assuré de la route et force catholique, se t^tira aux siens ^ lesquels il divisa en petites bandes, pour aller couvertement et comme à la
desrobée; mais les deux tiers de toutes ces bandes furent peu peu defiaictes par les payzans et communes. Poncenac et Verbelay uëantmoîns firent tant par longues et desrobées cavalcades, qu'Us se joignirent à Valence, et là prirent le loisir de se faira le discours de leur malheur. . « Là, Poncenac et quatre aiiltres chefs relîgionaires nommez Montclar, Boumiquet, Mouvans et Bâpin, levèrent des nouvelles troupes, pour les mener en Guyenne, et en renforcer Tarmée des religionaires. Donq avec quatre mille soldats ils vinrent par le Vivarez eh Forests; passèrent Loire au pont Saint-Rambert, d'où traversant le Forests, ils tirèrent à Ganap, sur les frontières d'Auvergne. Comme ils estoient en Forests, ils avisèrent au chemin qu'ils pourroîent tenir le pbis seur parmy tant de catholiques, qui n'espioient que l'occasion pour les rompre, sur quoy fust arresté que Poncenac, pour sçavoir mieux l'addresse des chemins, iroit devant pour se saisir du pont de Vichy, où ils desliberoient passer.* Poncenac donne jusques en sa maison (le château de Changy) assez prez de là, où il rassambla de la deffaicte de Champoly prez de cinquante chevaux, avec lesquels il se saisit diligemment du pont de Vichy, où les troupes passèrent le 5 janvier 1568. Apres quoy Poncenac s'advance devant les troupes^ et approchant le village de Cognac, descouvre plusieurs troupes de cavalerie croisée, qui