‹ Histoire du ForezChapitre 72 sur 154 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

s'esloient jà saisy de la campagne voisiae, dont il àdvertit les aultres chefs des troupes^ qui rangèrent leurs soldats en bataille dans le village de Cognac. Les catholiques n'avôient pas taiit de gents de pied, mai^'plus de chevanx ; qui fast occasion dje se mettre en deux hots et Imfanterie derrière, laquelle avoit esté levée d'AnvergnCj Forests, et aultres endroîcts prochains ; les chefs de la cavalerie estoiçnt messieurs de Saint-Hëran, gouverneur d^Auvergne, Saint- Ghaumont, Gordes, Urfé, Tévesque du Puy, Hautefeuille, Bretieux e\ quelques aultres. Ils donnèrent donc bataille prez de Coignac, en laquelle, otiltre le dommage que les religionaires receurent des catholiques, fust considérable celuy que les religionaires se causèrent à euxmesmes, car quelques-uns d'entr'eux empéschez par Tobscurîté de la nuict de recôgnoistre les marques huguenottes, blessèrent à mort Poncenac ^t Sudaret (Poncenat et Sadurét, qui furent transportés daas le château de Changy), un autre de leurs officiers, qui moururent quelques jours après, et en demeura encore beaucoup desdits religionaires sur la place, et furent leurs troupes, quoyque non deflaictes néants moins beaucoup afibiblies par ce rencontre. »

Ces troupes religîonnaires rejoignirent Condé, qui faisait alors le siège de Chartre.

Jean Perrin nous fournit d'autres détails :

« De nostre costé (catholiques) y moururena:'

monsi^up de Lupé, lieutenant de la compagnie dndict swgneur d'Urfé, le seigneur de Bressiéu, colonel de la cavalerie de Daùphiné, le sieur de Haultefeuille et aiiUres.

« Ledict sieur de Bourniquet ne passa à Montbrison, comme dict est, mais ses troupes rançonnèrent les femmes, qui estoient seules demeurées pour la garde des maisons de ladicte vflle d^ deux cents escus qu'elles baillèrent craignant le passade ..••]»

lie bailK et gouveriaeui de Fore^, Jaeques dTIrfé, en apprenant ce mouvement de troupes huguenotes avait fait une grande levëé dé soU dats; il paraît, d'après Perrin, que toud ou presque tous lès habitants mâles de Montbrison se trouvèrent au combat de Cognac, dans lequel le bailli se signala si honoiaSblejtnent, que te la mars j Sis^int-Chamond lui donné, dans l^ëglise Notie-Dame de Montbrison, le coUfer âé l'ordre du roi- Cette cérémonie se fit en présence de . toute la noblesse foré^ienne* Le lieutenant général Papou fut son chancelier/

Le 15 du mois de mai, il se tint à WTonlbrison une assemblée des états. L'instant était critique. En présence de tous^ les/:rroubles, les états décidèrent- qu'on enverrait une députation au roi, pour lui manifester la ferncie résolution dans laquelle ils étaient de se maintenir fermes dans la religion. Les députés arrivèrent à Paris sur la fin de juin, et furent reçus par le frère du

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