CHAPITRE XVI
doqpait en très iQattyai«e ijustlité. Mais le véritable objet de ]a conyocation était )e l>esoia d'argent. Aussi le roi envoyait en même temps une fiouvelle répartition de npipQt $ur les villes du Fore?^
Avec les idées de p^i^ vinrent poui: nos pays celles de développements paatértQtâ : rindu^trîe comoiengait à paraît^er Qn cp^goit qu'éloignées de la cour de Catherine de Médicis^ foyer de haine et de CFÎmes» les populatioi^^, après avoir versé tant de sang, ne pensaient pas que la paii^ pût avoir un autre ^ut... Pour h première fois, on parlai de rendre la Ivoire naviga})le. Ceci Uiérite^it l>ien Xkn^ mention p^ticulière» et nous ^vons $ai$i cette occasion pour f^re connattre un peu eu détail les foirmes çt usages de nos premières assemblées poli^ques. Trop tôt ppus reprendrons HQtre sanglait r^cit* Voyons Tem-ploi que nos peines faisaient de Içuir petite portion de liberté* Nous cpp^pi^^ le procès-verbal de la ^éftn<:e :
^ ]N^ous, Jefijn Papon, conseiller du roy et de mcunseigneur, juge et lieutenant gênerai ciyil et crimiuel au bailliage de Forez, sçavoir faisons que cejourd'buy, premier de mfiy 1572, pardevaut nous et en présence des advocat et procureur du roy et de monseigneur en icelluy bailliage, assemblé en une ^Ue basse du couvent de§ corddiers de JVIonlbrison, s'est présenté monsieur Deuys Du Puy, scindic du pays,
lequel nous a dit qu'en vertu des lettres de commission de messieurs les députez et commis sur la reformation du sel qui est conduit contremont sur la rivière du Rosne, et pour avoir l'advis, remonstrances et consentement des gens dudit pays, pour faire tenir ez dits sieurs, il a fait assigner par Machon, sergent royal, les gens dudit pays, et notament les villes accoustumées estre convoquées pour toutes assemblées, qui sont au nombre de treize, et desquelles lettres et commission la teneur s'ensuit :
« Charles Lamoignon, etc. »
Suivent les lettres des commissaires pour la réforme du sel. On y voit qu'il se vendait à la ferme de Lyon « du sel frais corrompant les chairs, » que le prix en avait été augmenté, etc.
Vient ensuite la requête présentée au bailli par le syndic Du Puy. Il se plaint d'avoir seul la charge du syndicat : « sont arrestez plusieurs urgens affaires, et dommages receus par faute d'y avoir pourveus, comme des emprunts levea sur le pauvre peuple, et plusieurs autres subsides dont il a fait remonstrances à monsieur le gênerai de la Charge estant sur les lieux, qui luy a dit qu'il trouvoit estrange que Ton n'a voit envoyé faire lesdites remonstrances au roy, pour avoir par sa majesté égard des pertes souffertes par le passage de rarnJJe des princes, garnisons, gresles et autres injures du temps par ledit pays; pour ce quoy obvier, monseigneur, etc. » .