CHAPITRE XVL J
œil livres, néantmoins il est condescendu avec le conseil de 'mondit seigneur à le faire pour quarante - cinq ou cinquante mille livres et moins, et ne reste que dudit advancement, pour, lequel faire mondit seigneur advertit ledit pays, et aussy sont d'advis que telle chose s'entreprenne et se fasse, et qu'il y veut employer du sien, sans charger ses sujets que le moins qu'il pourra; qu'est toutte la charge qu'il dit avoir heu, après avoir asseuré toutes les gens du pays de l'aSection et voUonté que mon» dit seigneur a envers eux. »
Après avoir ainsi fait préparer les voies par ces bienveillantes propositions, les avocat et procureur du roi présentent en son nom la nouvelle répartition du subside. Us emploient les formules les plus engageantes, et l'ordonnance royale elle-même est pleine de ménagements.
« D'autre point, dit le procès-verbal, que lesdits avocat et procureur du roy ont à dire, est des lettres qu'ils ont receuè's adressantes à nous, du deuxiesme mars dernier, avec un estât y attaché sous le contre-scel pour le département de la somme de quinze mille livres pour la subvention ordonnée par autres lettres patentes du roy, du cinquiesme mars mil cinq cens soixante-unze, esquelles dernières lettres y a vingt-sept villes cottizées, au lieu que par les précédantes n'y en avoit que sept, avec les closes de messieurs les trésorier et gênerai à Tome II. il
ladite charge de Lyon, requérant que le tout soit publie et ieu presenlement en ladite assemblëe, comme a esté fait par ledit Du doux, et desquelles lettres patentes et estât de département et lettres desdits sieurs trésorier et gênerai la teneur s'ensuit :
« Charles, par la grâce de Dieu roy de France, ^^u bailly de Forests ou son lieulenant«
« Gomme pour acquitter nostre foy et pro^ messe envers les reistres*et Suisses du payement de ce que leur avons accorde lors de It pacification des troubles, et après avoir longuement fait rechercher tous moyens possibles an soulagement de nostre peuple, mesme par retranchement de touttes depences tant ordinaires qu'extraordinaires, nous ayons Tannëe dernière este constraint, à nostre très grand regret, faire estât certain d'une subvention generalle durant trois années consecutîfres» de nous bons et loyaux subjets, etc. »
Le reste de l'ordonnance donne le tarif de rimp6t appliqué a sur les vingt-sept villes closes et grbs bourgs de nostredit pays, comme il est accoustumé pour nos propres deniers, et non snr autres. » Cette nouvelle répartition, quoique réparant une injustice, n'en était pas moins très lourde encore. Ces sommes devaient être payées aux deux termes de mai 1572-73 ; mais la pli» forte parc devait l'être la première année.
Voici la liste des lieux imposés :
GHAPITRB KVI. t79
Montbrison. ••••.••••• 1 « ••• » * 2,000 lîytes.
Saint-Étienne 1,500
Feurs é ....•«.«.. ^ •• . 1,200
Saint-Bonnet-le-Ghâteau .:»•#» 900 Saint-Germaia-Laval •.•»•«•««. 800
Cervières • i • « • ^ 50Q
Bourg-Ârgental . •••«.•«••••«• 000 Saint-Rambert, « • » • 4 . • 4 « « • « . ^ 800
Saizit-Galmier.« ..^ 000
Sari-le-Comtal « « . . ^ 900
Boên ftOO
Saint-Haon-le-Ghâtel 500
ViUerét ..., 4 500
Saint-Marcellin •••.••..••••«• 300
Grozet et La Pacaudière 800
L'Hôpiial-sous-Rochefort * 150
Firmini ...• ...* 200
Saint-Héand. . • 800
La Fouillouse. • . .*•.•.. 200
Pouilly-lès-Feurs ^ . 200
Saiat-Jean-de-Paùissières. » • • • • 300 Saint-Sauvear en Bue • é •«••«. « 200
Néronde 200
Chaielles 300
Roanne. ,•..... 1,000
Sain^Just-en-Cbçyalet. • • • • . 4 . 300
Renaisons • « • * 200
Ce résumé nous donne à peu près Taperçu de Tétat de la prospérité de nos yoles et de la relation de leurs populations.
Après ces grandes affaires en vinrent de plii9 petites.
D'abord lés archers du prévost vinrent se plaindre de ce ^'on leur avait enlève beaucoup de petits bénéfices, ce qui réduisait leur paye; < ils employent tout le temps à vacquer à la capture des prisonniers^ annotation des biens, et autrement) à la suitte de leurdit chef, qui les employé plus qu'ils ne furent oncques, et n'ont pour leursdits gages que neuf sols par jours là où ordinairement ils en dépensent plus de trente. »
Vient ensuite le sieur Léonard Louys, de Suri, qui se plaint de ce que de tous ceux qui comme particuliers avaient été contraints de payer les gages du siège présidial, il est le seul qui n'ait pas été remboursé, et il a été force de plaider pour cela depuis sept ou huit ans.
Le syndic Du Puy denmnde alors sa décharge du syndicat. Il fait sentir Tinconvénient d'avoir plusieurs syndics, et émet le vœu que le syndic futur soit habitant de Montbrison, et les quatre procureurs, des quatre quartiers qu'ils doivent administrer.
Les avocat et procureur du roi prirent alors la parole pour demander le recueillement des voix, en donnant leur approbation à tout ce qui avait été proposé.
Les députés se retirèrent, et rentrèrent ensuite. La parole fut donnée à Grata, avocat au