‹ Histoire du ForezChapitre 96 sur 154 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

dans toutes les provinces dltalîe» desirerenl qulb vinssent s^establir en France» et à cesc ^Ebcl ils les apellerent Tan 1573. En suitte de ce» le révérend père Alexis de Salo fitst faict commissaire gênerai de deçà les monts» les convenu de Saint-Honoité de Paris et de Sain£-*François de Lyon estants desja asdiffiex en partie» Ledict père passant par Roanne» et ayant ven la com^ modité que ce leur serait d'y avoir un couvent» en fit la proposition à tous les habit^mits» qui consentirent volontiers à leur réception audict lieu. Si bien que dez lors ils les logèrent pour peu de temps dans une petite maison pioche de la ville du costë de l'fiospiul» et easuitte leur fttst donnée une place pour basûr voisine dudict hospital» dans laquelle estoit une petite chapelle apellée la Frari, c'est-à-dire Frairie, la donation de laquelle se void escripte en parchemin ez archives de leur province, au couvent de Saint- François de Lyon.

« Les choses estants ainsy disposées» k croij: fust plantée àudict lieu» et lesdtcts pères en prirent possession Tannée 1577, avec les per^ missions des oïdies en tel cas requiseSé

« Mais parce que non seulement messieurs de la ville, mais auasy tons teuK du voisinage desiroient passionnément qu'il y eust hientost un couvent aediffié et capable d'y log^ les re-^ ligieux qui y pourroîent subsister des aalmosnes c[ii'on leur pourroit faiie» aussy tous ceux qui

purent contribuèrent du leur aux fraiz dudict bastimënt* Si bien qu'il n'y eust point de fondateur particulier.

« Le logement des religieux estant achève^ et en estât d'y loger, la famille y fust mise ; mais parce que ceste première chappelle, qui debvoit leur servir pour y faire les offices divins estoit extrêmement petite, il fust résolu que celle-là seroit dezmolie pour en bastir une plus vaste ; ce qui se fit par les aulmosnes de ceux de la ville et du dehors, et de plusieurs personnes qualifiées qui passoient par Roanne.

Et ' fust desdiée ceste église à saint Nicolas, en faveur des batelliers qui y contribuèrent beaucoup ' par les grands soings qu'ils prirent euxmesmes de conduire tous les matériaux sur la .place. »

Ce passage nous fait connaître un dernier exemple de la vie commune du moyen-âge, que les règnes froids et décolores de Louis XIII et de Louis XIV ont fait disparaitre ; organisation qui donnait tant de dignité à l'art, en le mettant souvent au service de ces puissantes communautés populaires, qui perdirent leur importance en devenant exclusives au moyen des privilèges que leur vendit la royauté, plus soigneuse des intérêts de son trésor que de ceux de ses sujets.

Plus tard, en 1632, grâce aux soins d'Antoine de Gilbert et de dame Claude Ghampier, on

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