‹ Histoire du Galvinisme; et analyse des différens ouvrages publiés sur cette découverte, depuis son origine jusqu'à ce jourChapitre 8 sur 15 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Expériences de M. Wollaston. Travaux et recherches du C. Gautherot. Expériences et observations de quelques physiologistes ^ entre autres des CC. Dumas , Êickat^ Richerand^ Guyton^ etc. Description d'un nouvel appareil galvanico^chindque ^ par Af. Simon. Faits partiadiers , et anecdous sur le galvanisme.

5« I^* £é XPÈRIENCES sur ta ffoâucàon chimiqut tt CinJpiunu dt Cckariciti , par M. William Hydc Wollaston j mmért dt la société royale de Londres^ 44 Quoîqu^on sache actuellement , dit Tauteur (i) ^ que la force de la p3e électrique de Folta ^ est proportionnelle à la disposition que montre Pun

(i) Mémom lu à la société royale de Lonclres^ le 2% ]uin i8oi,flMié dans les Transactions philosophiques, et traduit dans la Bibliothèque britannique, n". 138, page 27. Les principaux résultats de ce mémoire étoient dé^ indiqués , en abrégé , page ^7 du 17*. volume de ce îoBfttal. Ce travail , dit le rédacteur 5 fiût époque dans riiistoire du galvanisme*

II*. Partie. N

194 HaSTOIRÇ

des mëtaux à eue oxklé par le fluide interpeeé^

bien des gens ont douté si cette influence provenoit de Tactidn chimique db fluide $ur le métal , ou si , au contraire , l'oxidation elle-même n'étoit pas ua effbt de Télectricité, mise- ea action par le contact de métaux ,. dont les facultés conductrices étoient différentes.

M. WoUaston croit qu^on peut déduire de ses expériences , au nombre de dix , dans lesquelles le procédé galvanique est réduit à sa plus grande simplicité y que Toncidation du métal est la cause principale des {^énomènes électriques.

Les cinq premières expériences loi ont prouvé que l'action chimique de l'électricité ordinaire de nos machines , est évidemment la même que celle qu'on fait naître par des procédés chimiques. i< Mais, puisqu'on a observé, dit-il, des différences dans la faculté relative de la pile de Vo&a^ pour décomposer Teau , et produire d'autres ef^ fets d'o^idation « et la désoxidation des corps ea^posés à son acnon , j'ai eu quelque peine à résoudre cette difficulté , c'est-à-dire, du moins à ^rodafre , par Tétectricité ordinaire^, ay imitation très-complette de tous les phénomlmes galvanique* On a cru, ajoute-t-il, qu'il falloit employer , pour la décoo^position de l'eau par l'électricité ordinaire, des machines très-puîssantes et de grandes bouteilles de Leyde ; mais quand

f 6 tins à considérer que la dëcumposhiQn de Teau Revoit dépendre d'une proportion convenable à âaUk entre la force de la charge de rélectricité 9 et la quantité d'eau ; quand j'ai vu qu'on ponvok réglera volonté la quantité d^ métal ex^ p(}séà$oa action, par la diminution de m mrkce ^ î'^si>éxaip qu'en réduisaiit considérablement celle-* ci , je pourroîs produire la déotHuposition de l'eau avec de plus petites machines « et une excitadon moins puissante qu'on n'avoit pu le fake )tt$qu*à psésent, et je n'ai point été trompé dus mon espérance* »

Ls succès dn procédé qu'employa M» fTolùm^n , surpassa son attente, et il trouva que, quand il faisait ^aîUir à tmrers àt l'eau , par Tintermèdê d'une fciîM màsUiquc isolée , des étincelles des con* acteurs 9 une d'elles décomposoit l'eau , à la distance d'un huitième de pouce , lorsque le <iiamàtrede la pointe exposée à son action, ne aiffpassoît pas un centième de pouce. U résulte des expériences 6 et 7 de M. WoUaswi , qu'on çeut produire la décompositiott de l'eau par l'é^ fedricîté ocdinaim^ aussi bien que par hi pile galvanique , quoiqu'on ne fasse naître aucune étincelle visible, dans l'action de dette électricité.

Inexpérience huitième prouve , qu'après l'exemple àmioede déscaudation oudepUogisiiCfition par i'éleciiicité négative^ dans .k précipitation du

cuivre par rargent, on peut aussi montrer b facuké oxidante de Télectricité positive , par son effet sur les couleurs bleues végétales , et que les mêmes effets sont produits , eh beaucoup moins de temps , par l'appareil de Folta. M. Wollaston croit, 9 qu'outre la ressemblance qu'il a établie entre les effets de l'électricité , excitée par les appareils ordinaires , et ceux qu'on observe dans la pile électrique, ces deux classes d'effets ont encore une source commune. Quant à la dernière , on sait à présent qu'elle dépend de l'oxidation , et il paroit aussi y d'après les résultats des expériences 9 et 10 , que l'excitation dans la ^emière, rient au même procédé. La ressemblance que l'auteur a observée dans les moyens apparens d'irritarion de l'électricité et du galvanisme , indépendamment de celle qu'il a démontré exister dans leurs effets , rapproche tout-À-fait ces deux acuités , et confirme une opinion j déjà annoncée par d'autres physiciens , savoir que toutes les différences observées dans l'action comparative du galvanisme, viennent de ce que celle-ci est moins intense, mais est produite en bien plus grande quantité.

%. II. Travaux et rtcherdus du C. Gaudurot sur U gUyamsme. Ce n'est qu'en nivôse an neuf que ce physicien^ membre de plusieurs sociétés

savantes (i) , a commencé ses expériences sur cette importante découverte. Voici la partie principale d'un mémoire , imprimé depuis , qu'il a lu 9 le 11 brumaire an 10, à la société jrfiy* lotechnique, dont il est membre. Ce mémoire commence, par le tableau sommaire de l'histoire du galvanisme : l'auteur ensuite s'exprinur ainsi :

>» Après avoir répété les expériences qui

étoient connues , j'ai voulu essayer l'effet des

nouveaux appareils sur mes organes : le résultat

le plus singulier que j'en ai obtenu , et qui^

dans le temps, a'avoit pas encore été appetça^

est qu'en appliquant deux plaques métalliques

humides sur mes joues , sur mes tempes , sur

mon* front et sur mon menton ^ j'ai éprouvé^

indépendamment de la commotion y le passage

subit d'un éclair* et un sentunent très-oarticulier

(i) Doué d*un grand amour pour les sciences esmctes, et snr-toiit poor la phjrsîque expérimentale ^ le C Gau^ thtrot ne trairaflle que pour hâter ses progrès. Mu par le seul désir de péntoer les secrets, de la nature.^ il consacre à récude ^ avec une patience qu'on pourroit dire opiniâtre^ son temps ,. ses yeiUes , et mimt sa fortune. Le mémoire dont il est ici question , est inséré j tome P^ » |tage 471 des Mémoires des sociétés savantes, et. Httérairea de la république franjoise^ recueillis et rédigés par plu-^ sieurs savans.

198 hl s TOI RE

et très -douloureux de brûlure^ dont la force a duré autant que TappUcation des* plaques sur les différentes parties de mon visage. Lorsque Inapplication est fûte sur les joues,' on éprouve de plus^ danî rlÀtéiieur de la btfu-* che 9 cette sensation de saveur , particulière au galvanisme 9 quoiqu'ici les attouchemeii^ soient extérieurs , et , pour ainsi dire , étrangers à Torgane. J'ai consigné ce fait , ainsi que quelques réflenions sur la tyorié du galvanisme , dstns un premier mémoire que j'^ lu à Tliiâtitut » le 26 ni^se' ztk neuf (!)• ^ .

9^ Je he fevietidrois pa$ sur les reflétions que l'ai Eûtes alors ^ si je n'avoifif pas hx unmémc^e du docteur William-Hydê WëUasum ^ memltt'e de la

. (i) Ûans U séance de l'Institut » du ix messidor suxvant, le C. Halle a fait, au nom de la commission établie pour le galvanisme , un rapport sur ce mémoire. Après avoir exposé les idées théoriques de Tauteur ,- et décrit Tàppareil avec lequel ii a fait ses expérietocte , aiirsî que les effets et les phénomènes qui en ont été la suite, le C. Hsllé dit : Nous pouvons assurer U classé que Its faits annoncés dans la partU txpérimenuh du mémoire ià C. Gauthiroty sont de la plus exacte vérité ^ et qu'il les u notés asse^ antérieurement aux e^érietices pareiUes , dont nous avons eu cofinoUsance ^ pour avoir drdit ^ètre àti parmi les premiers auteurs de semhlaàlês observations. Le rapporteur ajoute que, quant aux idées théoriques de

DU G A LV A NI s M E. 19^

wooété royale de Londres ( i ); méoioire dans lequel V^iuteur cherche à prouver que 9 datps rappareil gai* ^vanique ) Toxi^alion des métau^c ç^t l^i C9use pnn^ ^îpale d^ phéi^omèa^SHélçctriqu^i î'^ (^devoir réclamer à ce^ 4gai:4 h pr^o^tét «^ ob«er«^ ver qi/e Ja doctcûve «xposée p^ k {4i;y^ciei^ anglais f est exactemeot la même que celle quc^ l'ai posée dans mon mémoire , bien antérieur au sien : car voici çpmmçi^ Je m^..^uis cqprinié à ce5u>et. i* . . ,,

X'^cr tfoitf/ de tfos connoissanw^ ^Lms ccuc

parMj m nauf pnaut jpof tacofc 4i iUstinguer le

phinonànt prindfa^ , qui $xpl^q^€ et f^borJonne Us

autrts. Ciux Je PUutfiçiU mparoisufU ui qfu comme,

secQudairis : rékfmqd y ,W txcuie it m^sê en jeu;

m^ elle y eu eft^çNl/m'Ue» Voxi^aùon des mkattx

se pris0m 0u canffme eom^fitW phdwm^ne en pn^

mfer ordte : llm éetOijche^Mff semtU mgmenur leur,

affinité pour toxigtne^ et la prisenu de teau^ qtù est

indisptmaUey dans ce C0S ^ pour n^e sensible les

fhiaonàfm du fjfthamsmc ^ umtle j^ouyer , par sa

l'auteur^ quelque ingénieuses qn^etleslui pamssent, elles demandent à être confirmées par une ptus longue suite de £ufs. Ce jttgemeat réflécki accorde aux expériences du C. GoMtienu^ b priorité qni ienr est TÉritablemcnt due.

(i) ypyci le paragraphe précédenl*

loo Jil'S T 61 tE

prompu ikomptmtwny utu agimd plus grande Jk Poxighte pour les substances' mêudliques ^ qat pour thydroghity ^tfané la dieampa^an de ttau. ' >f Quanti an développement de Féleoricité ^ privé si6r% àes lumières de Véàa sur ce sujet , ne conMoîssaM point encore les belles expériences j quï' prouvent qu'indépendamment de tout agent ^ ràttoucfaement seul de deux mé^ taux dîfférens produit run , Pélectricité positive^ et 1 autre rélectricité négative; voicicomment^ d'après mes tonnoissances dans cette partie, f expliquois rélectricité qui résulte des nouveatcc appareils. J'observois d'abord que,* puisque Teau , par sa décomposition, change d'état, en passant de celui de liquidité à cdui.de fluide àérifbrme» ce changement ne pouvoit s'eflfecttier sans chaii^ gèr sa disposition électrique ; de-là, disois-je, résulte vndsen^laUement Télectridié qui se ma» nifeste. y^

>> Maintenant même, que je suis plus éclairé sur cette matière, je ne fais nul doute que cette cause ne se joigne à celle que le célèbre physicien , que je viens de dter , a si bien su découvrir et développer, et ne concourre avec elle à la pro* duction des effets singuliers qu*il a observés. »

^ Continuant mes recherches sur ce sujet, et voyant que les plaques métalliques de la nouvelle batterie sont fortement oxidées ^ locsque

DU GALVANISME, loi

Vappardl a été , pendant quelque temps , soumis aux expériences, j'ai voulu voir, d^une manière plus panicufière, Finfluence de Tattouchement des' différens métaux, argent et ^mc, dans la décomposition de l'eau. >»

p^ Pour cet effet, j'ai placé, sur les deux côtés opposés d'une plaque de zinc , deux petites ban* des <ie carton , pour supporter une plaque d'argent, de même dimension que celle de zinc': î'ai mis une goutte d'eau entre ces deux plaques ^ de sorte qu'elle touchoit aux deux métaux. Examinant^ de temps en temps, ces plaques, îe ne me suis apperçu, même au bout de 71 heures , d^aucua effet d'oaddation ; tandis que , dans im autre appareil disposé de même, avec cette seule différence, qu^ y avoit une légère communication métallique entre les deux plaques, l'oxidation commençoit déjà à être sensible, au bout seulement de huit minutes. Id^ Toxide de zinc, quoique d'une pesanteur spécifique supérieure à celle de l'eau , abandonne le lanc qui est à la partie infériéto'e, pour adhérer à l'argent, en y dessinant le contour de la goutte d'eau* L'oxidation est doutant plus prompte, que les plaques sont plus rapprochées , cet effet paroissant se rallentir ,. à raison de Téloignement des plaques. >»

^ On trouve, dans le mémoire de M. 7i»fl^A>ii^

^ox HISTOIRE

dté d-dessus, upe trè^joUe expérience sur V dation des métaux : inais ce n'est qu'une variété de la mienne.,' J'i^î dopic encpre Vaa^éfkârité sbt loi pour ces nouveaux iaits, » ,- , ..^ ..

>t Le précédent, et qu^ques.aut^ef^^ îp V9tf rapporter» ont été consignés dw ^^if^c^ond méoipire» que j'ai, aussi lu à l'Institut, le x6 yentôse(i)ani9^ P^nsle préambule, j^.4û;qu'il]ie

mma^tÊmiti^^m^Êm^^^^i^Jm^Êm^

••il

(i) A la fia de ce mémoire , qui est imprime, on trouve l'extrait d'un rapport au i6 pràîrîal", fait à rinstîtut , par les commissaires (les CC. Fourcroy et f^au^elin). Ik disent que le C Gaui^êrot ^ en s'occnpaat des €xp£rieiioes:gdvaQtqucs , arec la gagariti^ qiy loi ap* partient , a ob$f ryf ph|&Ltttrs effets §fsez. impof^ns. Apii» avoir rendu .compte de set travaux à ce sujet , Us ajoutent qu'ils ont vérifié plusieurs des fait» principaux- qu^il rap* porte y et qu'ils sont parfaitement d*accQrd avec ce qu'ils annoncent. Nous sommes' lavis ^ disent les commissaires , qMe ces faits dohltà êtn soigneusement ncueiiiU , pour être nunb à ceux fut Ton timnàit déjà, ti à ceux fU tottdê^ couvrira » et que ^flnstkm dph tncowragtr A C« Gautkrot » 4(au SIS rethercjus twr le fluide galvaniqiu^ dont Uparoii très-susceptible d^éclaircir les effets encore doutfUf.

Ce mémoire et ce rapport sont insérés dans.Jes Mémoires des sociétés savantes et littéraires de la république ftançotse ^ in-4*. , tome I, p. ié'4 et r68. A la fin du mémoire, îi y à une note des rédacteurs , qui s'expriment ainsi : a Cette branche nouvelle de h physique (.le gahramtme) occupe les tavaas 4e toutes les nations. Ritter. a publiéua

DU GALVANISME, ao)

iiOtis est pas encore possible d'établir une théo» rie sur le galvanisme , parce que les princîpauz fait$9 qui d(HVentlm servir de b^se, ne nous sont point encore connus ; ^ j'ajoute que mes tra-^ vaux se borneront d'abord à la découverte de ces faits» La suite de ines recherches , consignée dans te même ' mémoire , consiste preQÙèrement en des essais sur le pouvoir conducteur de l'eau dans des tubes de vene; j'ai remarqué à ce sujet quelque chose <ie bien singulier : c'est que l'eau 9 dans des tubes dont l'ouverture est étroite , est'tnoins perméable au iluide galvanique, que lotsque Vouveiture est plus considérable. J'ai observé encore cpie la £iculté conductrice de Veanij tenant en dissolution quelques sels, est iconsidétablemenf augmentée. Le dernier fait, consigné dans mon mémoire , est la découverte de l'étiraetion galvanique. Jusqu'à ce moment ^ elle avoir été tentée vainement ; et j'ai l'avan-

mèmmre «llenand , dans lequel il rend compte de bits

qui ne lont point encore connu» en France» Il était donc

de notre devoir de le publier : . nous l'avons traduit , et

au moment où on alloit le mettre sons presse , un de

nous l'ayant fait connoitre au C. Gautherot^ il a désiré

tti vènSer quelques expériences , et il nous a promis de

r enrichit de notes , qui ne peuvent qu'en augmenter l'intérêt»

tage d^être le premier entre les mains de qui

elle a réussi, v^

» Ne connoissant encore du galvanisme que k saveur y les commodons, les édncelles et la décomposition de Teau , j'ai voulu connoître de plus les corps qui sont conducteurs de ces eâfets* Pour cela , j'ai composé un petit instiliment fort ample 9 afin d'essayer les corps dans chacun de ces trois états 9 oîila nature nous les présente ^ savoir : leisolide, le liquide, et Taériforme. i»

» Par le moyen de cet instrument , j'ai vu que la plaque d'air la plus mince y celle qui n'atteint pas l'épaisseur d'un fil de soie, tel que . le ver le file , est totalement impennéable aux effets d'un appareil ordinaire; que la flamme elle - même , qui , jusqu'ici , a été conàdérée comme un fi^rt bon conducteur de l'électricité, est de même imperméable à la transmission des eâEets de mon appareil; que le papier, les bois secs , la soie , la laine , le coton , le fil , l'ivoire , la cire, l'huile, le souiGre, le pho^hore. Tes oxides de aiivre, de zinc, le diamant, le saphir, le rubis, la chrysolite, Tagathe, la peau humaine, ne sont point conducteurs; que le muriate de soude et celui d^ammoniaque , quoiqu'ils augmentent considérablement la faculté conductrice de l'eau , ne sont. pas. non plus pas eux-mêmes conducteurs» En général, les con-

'ducteurs éprouvés à cette époque , se sont trou- Tés en petit nombre; ce sont les métaux en première ligne, Teau et les substances dans lesquelles elle est foiblement combinée ; telles que le vin, falcohol, Téther, les acides à l'état de tiqueur , les dissolutions salines , enfin le charbon embrasé ou non embrasé, n

n De ces différens ^ts , consignés dans un troiàème mémoire , de celui sur-tout de l'absolue imperméabilité de la plaque d'air la plus mince»' }e tirais Tinduction d'une différence sensible en* tre cet agent » et cehii de l'électricité. Le célèbre VoUa^cpài^esit aussi occupé de cette recherdie» avec cette sagacité rare qui le caractérise, m'a fait observer, et m'a même prouvé que le degré d'intensité d'électricité , produit par mon appareil transporté entier dans une bouteille de Leyde, ou, en d'antres termes, que la bouteille de Leyde, chargée seulement au même degré d'intensité , que celle de l'électricité fournie par ces nouveaux appareils, ne séroit pas capable non plus, pour sa décharge, de briser une plaque d'air aussi mince , que celle que j'ai citée ci-dessus. >»

>» Cest ainsi que, lorsque les physiciens travaillent de concert 9 on les voit se prêter de mutueb secours. Ils se rectifient les uns les autres ; et les faits mieux obsei^vés , placés dans l'ordre

qui seul leur convient » fonnent alors une dâl parties sobdes de Tédifiçe que Ton tâche d'é* lever. »

9f Le charbon me paroissant mériter quelques recherches particulières par sa faculté conduc^ trice, j'ai voulu voir conmient il se comporte relativement aux étincelles et à la décomposa de l'eau ; et j'ai vu qu'il étoit aussi propre que l'eau pour obtenir des étincelles , et que , par rapport à Peau , il la décompose à la manière des métaux non*oxidables ; c'est-i dire 9 que deux charbons employés pour cet eiFet , dégageoient l'un le gax hydrogène , et l'autte le gaz oxigène. ^ * n Mais, quelque chose va de* pins paoïi-* culier, c'est que, qucnque ces charbons se toif chent dans l'eau, cela n'arrête pas sa décom** position, ainsi que le fiut l'attoudieniefit des métaux dans les mêmes circonstances; dephSf si pour rendre cet attouchement plus immédiat, on taille un morceau de charbon en forme de fourche , ceht n'est point on obstade à h décomposition de l'eau; ce qui me semble prouver que le charbon est encore moins coaducteur que l'eau elle-même. Cette faculté conductrice du charbon , et la manière dont l'eau se trouve décomposée par son moyen , me firent présumer que Ton pourroit le substituer avec jsuccèsi à l'argent; c'est-à-dire, en composer avec

DU GALVANISME, xcrf

le zinc une batterie galvanique. J'y suis enfin parveim, après beaucoup de tentatives infruc-* tueiises, parce que tous ks charbons ne se trouvent pas également bons conducteurs, et qii^il ne hwt qu'une seule pièce , mauvais con^ ducteur, pour arrêter les effets de l'appareil. »

9» Les savans étrangers 9 à cette époque, et même à des époques antérieures , étoient plus près que nous de la scdution de ce problème ; car , dans le temps où les expériences se faisoient à la ma^ nîère de Gaham; c'est-à-dire, dans le temps cil Ton cherchoit seulement à exciter l'irritabiiité des grenoioBes, HttmboUt avoit réussi à ranimer leur mouvement par le charbon en concours avec le zinc; malgré cet acheminement à la découverte de h vérité, malgré ces conflioissances, dont j'étois alors dépourvu, ces sa^ vans ffl^ont laissé prendre l'avance sur eux. n

^ Encouragé par ce succès , je m'occupiû plus particulièrement de la recherche des corps, non seulement -conducteurs , mais qui , de plus , dévek)ppoient une saveur sur la langue, par leur attoudiement avec le mtc , persuadé qu'ils seroient propres aussi à former avec lui des ap« pare3s galvaniques; je ne tardai pas à m'apper-* cevoît d'une réciprocité d'eiïet entre les corps conducteurs , et ceux qui développent la saveur. Mes recherches me firent étendre la classe des

âo8 HISTOIRE

corps conducteurs 9 et je vis ,qu*il falloit joinite au charbon quelques pyrites ou sulfures de fer , le carbiire de fer ou la plomba^ne, et même un schiste noir, ou cette espèce de crayon noir^ dont se servent les charpentiers et les dessinateurs. Ayant fait l'essai de quelques-unes de ces substances avec le zinc , pour en former une batterie ; ayant même essayé entre eux di£Férens me* taux 9 autres que le zinc;. les ayant combinés avec les fossiles dont je viens de parler , et en ayant obtenu le succès que j'avois lieu d'en attendre , je suspendis mes recherches , de quelque intérêt qu^elles me parussent j pour m'occuper d'une autre plus importante , celle de former un appareil, sans le seco.urs d'aucun métal. >»

H Après beaucoup de tentatives infructueuses et de soins minutieux, je suis enfin parvenue construire, avec le charbon et le schiste dont je viens de parler, une pile de 40 étages, qui donne une saveur vive et piquante , acrompagnéô de l'éclair ,, et produit enfin Ja décomposition de l'eau , le côté du charbon dégageant le gaz hydrogène : cette dernière circonstance écarte tout soupçon de l'influence des métaux et même de celle du fer qui pourroit se rencon* trer dans le schiste; car s'il s'en rencontroit^ ce seroit le côté du' schiste qui devroit dégager le gaz hydrogène , ainsi que le dégage le côte

du

pu GALVANISME. 109

'lia fer, dans les batteries que j'ai formées avec le charbon et le fer« ki je n'ai été suivi pat personne. >»

n Les An^ois, de leur côté, bnt aussi trouvé

quelque chose de tr^»curieux. Humphry Daviy

démonstrateur de chimie , de l'institution royale

de ia Grande-Bretagne, a lu, le 18 juin 1801,

à hi société royale de Londres , un mémoire

dans lequel il annonce qu'on peut produire une

accumulation de l'influence galvanique, exaae^

ment semblable à celle qu'on obtient ^ar la pile

de Fbbay en combinant des disques d'un seul

métad, avec des couches de liquides différens.

Des expériences aussi ; intéressantes , semblent

nous approcher du but que nous tâchons d'at*

teindre , et nous font espérer d'y parvenir

bientôt. >»

9f En continuant mes recherches , non pas avec la pic composée de pkques, mais avec Tappa* reil que Voua nomme la couronne dt tasses , je me suis apperçu que la saveur brûlante , i{ue Ton se procure en plaçant deux fils métalliques dans sa boudie , et en plongeant leurs deuk autres extrémités 9 l'une dans la première tasse de l'appareil , et l'autre dans la dernière ; je me suis apperçu , dis-je , lorsque les fils étoient de pla« tîne ou d^argent, qu'en les retirant des tasses tt les Êdsant toucher l'iui contre l'autre, on XI% Partie. O

lïo HISTOIRE

éprouvoit «ncore une légère saveur gaivanîque; saveur qui même a de la pennaoence, si on laisse en contact les deux fils , et qui se renouvelle plusieurs fois, si Ton se contente de rapprocher, à plusieurs, reprises, ces deux fils Tua contre l'autre. »

ff Cette saveur est mieux pronontée, si on place les deux fils dans une bouteille d'eau* salée, les maintenant par un bouchon de liège, qui les empêche de se toucher dans l'eau ; akxs , en plongeant leurs deux autres extrémités dans l'appareil à tasses , ou même en leur Êûsant toucher les deux extrémités de la pile ordinaire, et attendant sur-tout le moment oà l'eau se décompose dans la bouteille, si on porte alors, dans la bouche, les deux bouts de ces fils qui ont conummiqué avec l'appareil , la saveur est mieux prononcée.: quelquefois même elle est accompagnée d'une légère commotion , et son acthôté a en outre plus de durée/ Je suis encore^ parvenu à décomposer l'eau par ce nouvel appareil. >»

^ Cette expérience, qui ne. se pcête pas. à l'explication qu'on cherchoxnt à lui donner ps la théorie de l'électricité , me semble i^s^eure; et commue elle est susceptible de beaucoup de bk>difications y elle sera probablement la source on la base de beaucoup d'autres e]q>ériences , et concourra, plus qu'auaine autre , à découvràr

DV GALVANISME* m

la ÛéofM de oM» nouvelle branche de la phy« sîque. n

nUoc expéiience des plus curieuses encore , et «{ui tiermînt mon neuvième et dernier mémoire 9 c'est celle-ci. Si Ton plonge les deux extrémités d'un (A unique de platine dans les bocaux extrêmes de l'appareil à tasses » si l'on rap« proche les deux bouts de ce fil, sans leur permettre de ar toucher^ et qu'on les pone dans 5a boudie, où éprouve une saveur galvanique ^ d^intant mieux prononcée, que le cBamècre dn fil est pfab cottsidémUe. »

» U n'est pas nécessaire , pour le succès de cette expèxieaU) cpm les deux usses exorèmes contiennent de Teau salée; car la dissolution saline pourroit laisser quelque doute sur hi cause de la saveur; mais afin d'ôter toute incertitude, et pour domier à cette expérience le plus grand degré de simplicité , )e remplis d'eau di»* tillée deux tasses bien nettes ; )e fais communiquer CCS deux tasses , avec celtes extrêmes de mon appareil , pat deux fils de platine ; je plonge alors , dans les tasses qui contiennent de Feau distillée , les denx bouts du fi de platine qui doivent me procurer la saveur; je les approche de ceux qui servent de conducteurs , et j'attends le dégagement des bulles provenant de la décomposition de Team Psur ce moyen , j'ob-

ai2 HISTOIRE

tiens le maximum de saveur que ce genre cTe^r* périence peut procurer. Je ne crois pas, ainsi que le pensoit Voka , que cette saveur puisse être attribuée à aucun effet d'acide et d'alcali , résultant de la décomposition de Feau ; car, si Ton plonge les deux bouts du fil, en sortant des tasses, dans de l'eau pure , on éprouve encore une saveur bien prononcée; et si , pour comparer cette expérience , on plonge les deux bouts d'im fi de platine , l'un dans l'adde nitrique , et l'autre dans un alcali quelconque , et qu'ensuite Oft les reporte dans un verre d'eau , cette simple immersion suffit pour les dégager de ces puîssans agens, et les empêcher de produire dans'labou^ che la plus légère saveur. Cette expérience^ que je regarde comme capitale, me sembte mériter le plus sérieux examen (i). n

>» La 'diversité des opinions qui partagent les savans, pour l'explication à^ ces étranges phé- .nomènes, ioxm^ trois classes, n

n HumboUt ^ ainsi que |e l'ai dit ci-dessus ^

(i) Le C. Gautherot a eu la complaisance de répéter chei lui , devant moi , les diflFérentes expériences rapportées dans ce mémoire : j'ert ^i fait Tépreure par moimême. Quoique mon suffrage ne puisse pas lui être bien utile, après celui de l'Institut, j'atteste qu'elles ont toutes réussi , et qu'elles ont produit les cflfett ici détaillés.

veut que ces phénomènes aient pour cause un agent totalement différent de celui de rëlectri* cité ; mais cette ofônion est généralement aban<* donnée, n

H VoUa est à la tête de la seconde classe , qui compreod presque tous les savans de TEurope. Ce célèbre physicien veut que tous les phénomènes quelconques ^ découverts , sur ce sujet V depuis Gatvajûj ne soient que des applications et des modifications de l'électricité, v^

H Quelques savans , qui forment la troisième classe , pensent qu'un agent inconnu s'associe à Vagent électrique , pour produire les phénomènes du galvanisme ; ils se fondent sur ce qjie plusieurs de ces phénomènes semblent se refuser à re3q>Iication qu'on chercheroit à leur don«> ner par les seules loix connues de l'électricité, v^ 9f Mes expériences paroissent favoriser l'opinionr dernière» Ce qu'il y a au moins de bien certain c'est que la décomposition de l'eau » par mea nouveaux appareils , n'a rien qui corresponde avec ce que l'on contient de l'électricité. >^

yf Ainsi 9 pour nous réunir aux autres savans, noua attendrons i ^. le moment où la théorie de l'électricité expliquera ces phénomènes ; 1^. celui où » par le moyen de nos machines électriques., nous, 'parviendrons à produire les mêmes effets que ceux produits par le galvanisme ; alors seule-^

»i4 HISTOIRE

ment son identitc arec rélectrîdté sera démon-^

trée, et il n'y aura plus différence d'opinion. >» Tel QSt en substance te dernier mémoire du C Gauthcrot (i); il n'est , pour ainsi dire , que le résiuné des autres mémoires qu'il avoit com-* posés antérieurement sur le galvahisme. Nous devons y joindre l'extrait d'un rapport feit à l'Institut, le XI fructidor de cette année ^ par les ce. Fourcroy et Vauquelin , et qui nous a été com-» muniqué par le C« Gatuherot : c'est le résumé de ses différens travaux.

» Dans l'ensemble àes faits , déjà très^om* » breux , observés sur k galvanisme , l'on peut 9» assurer , disent les commissaires , que le C. >t Gaïahewt, en s'en occupant sans cesse , y a eu » une assez grande part , par les cinq mémoires » qu'il a lus à la classe, et dans chacun des- >» quels il a fait connoître plusieurs vérités, plus M ou moins importantes à l'histoire de ce fluide H singulier. >»

>f Son premier mémoire contient la description d'un nouvel instrument qu'it a imaginé pour mesurer la puissance cocKiuctrice des différens

MM«Mi^M««É^MMMMB*a««4ka»i

(l) Ceux qui liront ce métnoice ^ s'appercerront sans

doute de quelques changemens que j'y aï faits -, non dans

la doctrine, que j*ai conservée «itière, mais dans la tour-

"• nurc des phrases , et dans la diction, que j*ai rendue , de

l'aveu de Tauteur, plus nette et plus correcte.

corps naturels^ sofides^ liquides, et même gazeux. Toute la théorie et la pratique des diiFé* rentes espèces de conducteurs y sont détaillées. Du résukat de ses expériences , il tire quelques conséquences contre Tidentité des fluides électrique et galvanique, n

f^ Le second mémoire a pour objet les propriétés galvaniques du charbon , considéré sur-tout comme conducteur. L'auteur fait voir qu'il n'est pas un conducteur du galvailisme aussi parfait que les métaux. >f

>» Le troisième mémoire est très-curieux et unique eh son genre, en ce qu'il donne au charbon une propriété qu'on ne lui connoissoit pas, celle de former avec le une un appareil galvanique, composé de dix-sept étages, qui produit des commotions légères , la décompoârion de l'eau, etc. /aie dont ^ à notre conmis-» utnuy disent les commissaires, h C. Gauthtrot est k premier inventeur^ et qui est tris^imponanty puis^ qu^il prouve qu*il nest pas besoin de ia présence de deux métaux pour mettre le fluide galvanique en mouf» vement. Dans le même mémoire, l'auteur observe que toutes les espèces de charbon ne conviennent pas à cet usage , et il donne les moyens de reconnoître les bons, et même de rendre bon& ceux qui ne le sont pas naturellement. *>

f^ Dans son 4^. mémoire , le C. Gauthtrot pour-

ai6 HISTOIRE

suit ses recherches sur les corps conducteurs ixjt fluide galvanique, et il indique les substances qui doivent être regardées comme telles; il donne la composition de diflSérentes colonnes galvaniques , et la manière de les former, h

n rappelle , dans son cinquième mémoire , ses tentatives , d'abord infructueuses, pour composer tm appareil galvanique sans métaux, et il annonce qu'enfin il y est parvenu , ajwrès des ruhar-ches et des précautions minutimsts. Du charbon et de la pierre noire de charpentier en sont les élémens. Cette vérité nouvelle, qui appartient toute entière au C. Gauthcrot^ paroît aux com-^ missaires devoir quelque jour jetter de la lu« mière sur les propriétés et la nature du fluide galvanique. Ils concluent leur rapport, en proposant à la classe, qui a entendu avec beaucoup d'intérêt les mémoires du C. Gautherot , d'en ordonner l'impression dans les volumes des sa-^ vans étrangers. La classe a approuvé le rapport de ses commissaires, et en a adopté les con-^

dusions^

§. III. ExpdrUnces et observations sur k gal^a-^ rùsme^ par le C BUbat^ médedu de tHotd^DUtu Ce jeune médecin , qui vient de donner une anato^ mie générale, en 4 volumes in-8^. dont tous l^& journaux ont parlé avec éloge , a aussi fait des

expériences galvaniques , qui sont consignées dans ses recherches pfysiologiquis sur la vie et ta mort , publiées en Tan huit. Voici l'extrait de ce qu'il a dit à ce sujet.

I. Dans l'article où il traite de l'influence que la mort du cerveau exerce sur celle du cœur y après avoir prouvé, d'après l'observation et Tex* périence y que ce n'est point immédiatement par interruption de l'action cérébrale que le cœur cesse d'agir , il confirme cette donnée fon«* damentale de physiologie et de pathologie , par un genre d*expériences analogues à celles qu'il a faites d'abord, par celles du galvanisme, afin de ne négliger aucun des moyens, qui prouvent que le cœur est toujours indépendant du cerveau.

» J'ai ùky dit-il, ces expériences avec une attention d'autant plus scrupuleuse, que plusieurs auteius très-estimables ont avancé , dans ces derniers temps , une opinion contraire à la mienne, et ont voulu établir que le cœur et les autres muscles de la vie organique ne diffèrent point, sous le rapport de leur susceptibilité pour Tinflnence galvanique , des muscles divers de la vie animale. Je vais d'abord dire ce que j'ai observé sur les animaux à sang rouge et froid. >» >» i^. J'ai armé plusieurs fois, dans une grenouille, d'une part y son cerveau avec du plomb ^

ai8 HISTOIRE

d'une autre part, son cœur et les muscles des membres inférieurs , avec une longue lame da linc, qui toachoit au premier par son extrémité supérieure , et aux seconds par l'inférietoe* La communication établie avec de l'argent^ entre les armatures des muscles et celles iu cer^ veau 9 a déterminé constamment des mouve— mens dans les membres ; mais aucune accélé^-^ ration ne m'a paru sensible dans le cœur , lorsqu'il battoit encore; aucun mouvement ne s'est manifesté 9 quand il avoit cessé d'êti% en action. Quel que soit le muscle volontaîre que l'on arme en même-temps que le cœur ^ pour comparer les {riiénomènes qu'ik éprouvent lors de la communication métallique » il y a toujours une différence tranchante. >f

yf 1^. J'ai armé 9 sur d'autres grenouilles, par une tige métallique commune ^ d'une part la partie cervicale de la moelle épinîère , dans la région supérieure du cœur, afin d'être au-des^ sus de l'endroit d'où les nerfs ^ qui vont au sym^ pathique et de-là au cœur, tirent leur origine; d'autre part , le cœur et im muscle volontaire quelconque. Toujours j'ai observé un résultat analogue à celui de l'expérience précédente ^ en établissant la communication ; toujours de vîo^ lentes agitations, dans les muscles volontaires ^ jointes au défaut de changement manifeste dans

DUGALVANISME. 119

les mauvemens du cœur, se sont fait appercevoir*

n 3®. Tai tâché de mettre à découvert les fierk qui *vont au cœur des grenouilles; plu-sieins filets grisâtres y à peine sensibles, et dont, à la vérité , je ne puis certifier ^positivement la nature , ont été armés d*un métal , tandis que le cœur reposait sur un autre. La communica* don établie par un troisième, n'a déterminé aucun effet sensible. >»

n II me semble que ces essais, déjà tentés en partie avant moi , sont très-convenables pour détemûner positivement si le cerveau influence directement le coeur , sur-tout lorsqu'on a soin de les répéter, comme j'ai fait, en armant successivement, et tour-à-tour, les surfaces interne et externe, et la substance même de ce dernier organe. Dans tous ces esisais, la disposition naturelle est conservée entre les diverses parties qui servant à unir le cœur au cerveau, n

^ 4^. Il est un autre mode d^'esqiérience , qui consiste i^. à détacher le cœur de k poitrine; 2^. à le mettre en contact avec deux métaux dif- ^enSj par deux points de sa surface, ou avec des portions de chair armées de métaux ; 3^. à fiure communiquer les armatures par un troisième métal : alors Humboldi a vu des mouve^ niens se manifester. J'avoue que souvent, en

iio HISTOIRE

]:q>étant strictement ces expériences ^ telles qu'elles sont indiquées , je n'ai rien apperçu de semblable. D'autres fois, il est vrai, un pedt mouvement , très-différent de celui qui animoit alors le cœur, s'est manifesté, et a paru tenirà rinfluence galvanique. J'aurois presque pris ce mouvement pour l'effet de l'irritation méchanique des armatures , sans l'autorité respectable de HiitnboUU ^ et d'une foule d'autres physiciens très - estimables , qui ont reconnu ^ dans leurs essais , l'influence du galvanisme sur le coeur , lorsqu'il y est appliqué de cette manière» Je suis cependant loin de prétendre avoir mieux v]U, dans mes expériences, que ceux qui se sont occupés du même objet; je dis seulement ce que l'ai observé. »

>» 5 ^. Au reste , les expériences , oii les armatures ne portent pas, d'un côté, sur une portion du système nerveux, de l'autre, sur les fibres charnues du cœur, ne me semblent pas très -concluantes pour décider , si l'influence que le caveau exerce sur cet organe, est directe. Quelle induction rigoureuse peut -on tirer de mouvemens produits par l'armature de deux portions charnues? »

H Je passe maintenant aux expériences &ites sur les animaux à sang rouge et chaud : elles sont d'autant plus nécessaires à répéter , que le mode

DU GALVANISME, iii

de contractilité des animaux à sang rouge et froid difière essentiellement y comme on le sait, de celui des animaux à sang rouge et chaud. >»

^ i^. Teus Tautorisation 9 dans l'hiver de Tan sept f de £iire difliérens essais sur les cadavres des malheureux guillotinés. Je lesavois à ma disposition 9 trente à quarante minutes après l'exécution. Chez quelques-uns, toute espèce de

étoit éteinte ; chez d'autres , on ranimoit cette propiiété , avec plus ou moins de facilité dans tous les muscles, par les agens ordinaires. On la développoit , sur-tout dans les muscles de la vie animale, par le galvanisme. Mais il m'a tou-* îours été împos^le de déterminer le moindre mouvement en armant, soit la moelle épinière et le cœur, soit ce dernier organe et les nerfs qu'il reçoit des ganglions par le sympathique , ou du cerveau par la paire vague. Cependant les exàtsuïs méchaniques , directement appliqués sur les £fares charnues , en occasionnoient la contraction. Cela tenoit-il à l'isolement d'avec le cerveau, où étoient depuis quelque temps les filets nerveux du coeur ? Mais alors pourquoi ceux des muscles volontaires, également isolés, se prêtoient - ils aux phénomènes galvaniques i Au surplus , les expériences suivantes éclairciront ce doute. >»

» 2^. J'ai armé, de deux métaux différens»

txi HISTOIRE

sur des chiens et sur des cochons d^Inde ^ é% bord le cerveau et le cœur, ensuite le tronc de la moelle épinière et ce dernier organe ^ enfic ce même organe et le nerf de la paire vague, dont il reçoit plusieurs ner&. Les deux arma-* tures étant mises en communication ^ Buam résultat sensible n'a été apparent ; je n'ai point vu les mouvemens se ranimer, lorsqu'ils avoientcessé, ou s'accélérer, lorsqu'ils continuoient encore. )»

>» 3^« Les ner& cardiaques de deux chiens ont été armés , dans leurs filets , tant anté** rieurs que postérieurs ; une autre armature a été placée sur le cœur , à sa surÊice tantôt interne, tantôt externe, quelquefois dans son tissu. La commimication n'a pas non plus pro* duit des mouvemens très*apparensw Dans toutes ces expériences, il ne âiut établir cette communication ,• que quelque temps après que Farmature du cœur a été placée, afin de ne point attribuer au galvanisme , ce qui n'est que l'ellet de l'irritation métallique.

» 4^. Humboldi dit que lorsqu'on détache le coeur promptement, et avec le soin d'y laisser quelques-4ins desesnei^fs isolés, on peut exdter dés Contractions en armant ceux-ci d'un métal ^ et en touchant l'armature avec un autre métal : je l'ai inutilement tenté plusieurs fob ; cela a paru Cendant me réussir dans une occasion. ^

I>U GALVANISME, iij

H 5^. y sa presque constamment réussi , au contraire 9 à produire des contractions chez les animaux à sang rouge et chaud , en leur arrshchant le coeur, en le mettant en contact, par deux points diffërens , avec des métaux , et en Àai>If55ant la communication. Cest le seul moyen^ )e crois, de produire sur cet organe, avec efE* cacité et é^dence , les phénomènes galvaniques. Mais ce moyen, constaté déjà plusieurs fois, partioulièresient par le C. Jaddot^ ne prouve nullement ce que nous cherchons ici; savoir, sll y a une influence directe exercée par le cerveau sui le coeur. »

n ]'aî répété chacune de ces expériences sur le galvanisme un très.grand nombre de fois, et avec les phis minutieuses précautions. Quoique je n'aie pas obtenu les mêmes résultats , )e ne pré*tends pas pow cela, comme je t'ai déjà dit , jeter des doutes sur la réalité des expériences qui ont offert des résultats dîfférens à des physiciens es*rimables. On sait combien sont variables les effets de celles qw ont les forces vitales pour objet. Au «este, en admettant 'mime les résultats différens des mieps, je ne croîs pas qu'on puisse s'empêcher de reconnpître que, sous le rapport de l'excitation galvanique , il y a lune différence énorme entre les muscles de la vie auiimale, et ceiuc de la vie organique. Rien de

pliispropre à faire reconnoître cette dilFéretice, dam les expériences sur le cœur et sur les intestins ^ que d'armer toujours , avec le même métal qui sert à larmature de ces muscles, un de ceux de la vie aoimale , et d'établir ainsi un parallèle entre eux, >>

» D'ailleurs 9 en supposant que les phéno-mènes galvaniques eussent , sur cesiieux espèces de muscles, une égale influence , que prouveroit ce fait? Rien autre chose, sinon que ces phénomènes suivent , dans leur succession , des loix toutes opposées à celles des phénomènes de l'irritation ordinaire des nerfs et des muscles ^ auxquels ces nerfs correspondent. >»

IL Dans l'article XI , où le C. Bichat traite de l'in* fluence que la mort du cerveau exerce sur celle de tous les organes , qu'il divise en ceux de I2 vie animale, et en ceux de la vie organique, il examine d'abord si l'interruption des fonctions organiques, est un effet direct de la cessation de l'action cérébrale ; et après avoir prouvé , comme dans l'article précédent , par l'observation et l'expérience , que toutes les fonctions maternes sont, de même que l'action du cœur^ soustraites à l'empire immédiat du cerveau , et que, par conséquent, leur interruption ne sauroit immédiatement dériver de la mon de cet organe, après avoir établi solidement et

anatomiquement

smatoiniqueinent , que les fonctions organiques né sont point sous Tinfluence immédiate du cerceau , puisque la plupart des viscères , qui servent à CCS fonctions , ne reçoivent point , ou presque point de nerfs vertébraux ; mais bien des Aiets de ner6 provenant des ganglions , comme on Tobserve dans le foie', les reins , le pancréas, la rate, les intestins, etc. Il démontre la vérité du principe qu'il a établi par des expériences sur les animaux vivans.

44 J'ai répété, di^il, page 419, par rapport à Testomàc, aux intestins, à la vessie, à la matrice , etc. les expériences galvaniques , dont les résultats, par rapport au cœur, ont été exposés plus haut. Fai armé d'abord , de deux métaux différens, le cerveau, et chacun de ces viscères en particulier : aucune contraction n'a été sensible à l'instant de la communication des deux armatures. Chacun de ces viscères a été ensuite armé en même-temps que la pordon de la moelle épinière , placée au - dessus d'eux. Enfin , J'ai armé simultanément , et les nerfs que quelquesuns Reçoivent de ce prolongement médullaire , et ces organes eux-mêmes : ainsi l'estomac et les nerk de la paire vague, la vessie et les ner& qu'elle reçoit des lombaires, ont été armés ensemble. Or , dans presque tous ces cas , la communication des deux armatures n'a pro« U*. Partie. P

1x6 HISTOIRE

duit aucun effet bien marqué; seulement éàSÊ le dernier, j'ai apperçu deuje fois un petit resserrement sur l'estomac et sur la vessie. Dans ces diverses expériences, je produisais cependant de violentes agitations dans les muscles de la vie animale , que j'armois toujours àxi même métal que celui dont je me s&rvoi» pour les muscles de la vie organique , afin d'avoir ua terme de comparaison. >»

>» Dans tous les cas précédens, ce sont les diverses portions du sjrstême nerv^u^i^ cérébral , qui ont été armées en même temps que les musr des organiques. Tai voulu galvaniser aussi les ner& des ganglions , avec les mêmes muscles. La poitrine d'un chien étant ouverte , on trouve , sous la plèvre 5 le grand sympathique ^ quH est Êicîle d'anner d'un métal. Comme , suivant Topittîon commune^ ce nerf se distribue dans tout le bas-ventre , en armant d'un aiMre métal chacun des viscères qui s'y trouvant contenus, et en établissant des communications ^ je devois espérer d'obtenir dos contractions ^ à-peu-près comme on en produit ?n armant k làisceau des nerfs lombaires, et Iqs divi^ muscks ie la cuisse. Cependant , aucun effet n'a été sensible* >»

» Dans notre msiùère de voirie ne»f sympathique , on conçoit ce déiaut de rèsubaL E41 effet, les ganglions intermédiairesaux organes gastriques»

«t an tronc nerveux de la poitrine ^ ont pu arrêter les phénomènes galvaniques* J'ai donc mis à découvert les nerfs qui partent des ganglions , pour aller directement à l'estomac , au rectum , à la vessie ^ et j'ai galvanisé , par ce • moyen , ces divers oiganes. Aucune contraction ne m'a para ordinaireaient en résulter : quelquefois un petit resserrement s'est fait appercevonr \ mais il hxÀX y ea foibie ç^^ comparaison de ces violentes contractions , qu'on remarque dam les muscles de la vie animale. Je ne saurois encore trop recommander ici de bien distii^uer ce qui appar* tient au conuct mécamque des métaux, d'avec ce cpù est l'effot du galvanisme. »

M Ces expériences sont difficiles sur les in<» festins» à cause de la ténuité de leurs nef£i. Niais comme ik forment uo plexus très -sensible autoctf de l'artère mésestériqne, qui va avec eux $e distribues dans le tissu de ces organes , on i^t^ en mettant cette artèce à nu , et en l'en-» tourant d'un métal, tandis qu'un autre est placé sur un point qnclcompie du tube intestinal , gai* vaaiser également ce tid)ç. Or , dane cette expé* rience, je n'ai pas obttmi davantage de résultat bien maai&tte.. >»

»» ToiB les essais, peécédens ont été faits sur des animaux à sang rouge et chaud; î'en ai tenté aussi d'analogues ,. sur des animaux à sang rougo

et froid« Le cerveau et les vkcères muscmeuic de Tabdomen d'une grenouille, les mêmes viscères et la portion cervicale de la moelle éj^ nière, ont été armés en même temps de deux métaux divers : rien de sensible n'a paru, à l'instant de leur communication ; et cependant lés muscles de la vie animale entroient ordinairement alors en contraction , même sans être atmes , et par le seul contact d'un métal sur Tarmature du système nerveux. Ce n'est pas faute de multiplier les points de contact sur ?es viscères gastriques , que le succès a pu manquer ; car j Pavois soin de passer un ^1 de plomb dans presque tout le tube intestinal, pour lui servir d'arma* ture. ^

yf Quant aux nerfs qui vont directement aux fibres charnues des organes gastriques, ils sont si ténus sur la grenouille , qu'il est très-difficile de les armer. Le C Jaddot a cependant obtenu, dans une expérience, un resserrement lent des parois de l'estomac , en agissant directement sur les nerfs de ce viscère. Mais ce resserrement , analogue, sans doute , à ceux. que j'ai observés souvent dans d'autres expériences, ne peut être mis en parallèle avec les effets étonnam^ qu'on obtient dans lés muscles j^olontairés , et U sera toujoius vrai de dire que, sbus le rapport des phénomènes galvaniques ^ comfne sous tous

les autres, une énorme difFërence existe entre les muscles de la vie animale ^ et ceux de la vie or-* gauûque.. »

$. IV. RlfUxions a ohsavûûons du profisseur

J>umas, Après avoir démontre (i) l'existence du

fluide électrique , contenu dans toutes les parties

du corps humain j et pri^icipalement dans les nerfs

et le cerveau ; après avoir prouvé que , tendant tou*

jours à se mettre en rapport avec celui que les corps

environnans possèdent , U est lui-^même la cause

physique de tous les phénomènes d'électricité ,'

dpnt VKomme sain et l'homme malade- peuvent

être le sujet; après avoij dit^ sans adopter les

&its miraculeux de guéridon , à l'aide desquels

de mauvais physiciens, étrangers ^ la médecine,

impriment de gros livres , qii!il est impossible -de

ne pas comprendre ce moyen puissant d'excita««

tjon nerveuse , parmi ceux dont l'art se promet

beaucoup ^d succès et d'avantages dans le traite-^

ment des affections pax:alytiques et qonvidsives ^

le C. Dumas ajoute qu'il fàiit rattacher au même

principe le nouvel ordre de phénomènes que tesL

expériences de Galvani , de Faili , de f^acca Beriin^^

ghieri , àiHumboldt y de FawUt y de JFcUsy et autres ,,

nous ont dévoilé»

(l) Principes de. phjrsiologie « tome II> page 31a.

a N*a-t-on pas vu 9 dit M. Dumas , les monve- H mens produits dans les muscles , par Taction » des ner& soumis aux influences métalliques ^ >» suivre à-peu-près des loix communes avec les ^ effets ordinaires de Télectricitë ? On connoissoit n depuis long-temps, la sensation désagréable M qu'on imprime à la langue , par le contact de H deux métaux différens. Humer avoit annoncé n qu'en plaçant un métal sur la lèvre supérieure , M et un autre sur la langue j on proaire la sen- 9» sation d'un éclair , qui s'étend à toute la face. là Ces Êûts , perdus pour les physiciens y dévoient 9^ les mettre sur la voie d^ne découverte dont >» Futilité et l'importance physiolo^ques n'é^n leront peut-être jamais tout le bruit qu'elle '^ a fait dans le monde littéraire. Je ^ parle n de ce procédé expériment<d~ qui consiste à yf exciter l'action des forces sensitives et mo- >» trices, par l'intermède des métaux; procédé 9^ pour lequel on a d'abord imaginé un agent in- H visible , une cause nouvelle , et qui cependant n paroît n'être qu'un moyen d'expérimenter de >» plus 9 ajouté à tant d'autres^ sur un ordre de >» phénomènes anciennement connus, m

La ' conséquence générale qu'ont toujours déduite les ph3rsiciens d'Italie, d'Allemagne, de France et d'Angleterre , après avoit répété les expériences de Galvaniy a été que l'influence

ftiétalfique ne se porte sur les muscles , qu'après s'être comoiuniquée aux nerfs y conclusion qui est Actée par les effets que les parties nerveuses et les organes des sens éprouvent dans les expériences du galvanisme ; ce <^ prouve la vérité de cette conclusion, suivant Dwnasj c^tstqu^NwnbotdtBssure (ju'il est impossible de déterminer des contractions, dans un morceau de muscle préparé de manière à n*y laisser aucune ramification nerveuse. Cependant il est de fait , que les seules armatures musculaires ont paru quelquefois eftcaces; ce qin sercnt une preuve de Tirritation indépendante des ner& ; ce qui seroit également vrai ^ si on n*étoit pas sûr que cette irritation peut s'étendre fusques dans le tissu intérieur des organes , où les ner6 sont cachés. Au surplus , nous pensons , avec le câèbre professeur de Montpellier ^ qu'il y auroit de la témérité à circonscrire , aans les fibres nerveuses et senôbles , l'impression du stimulus métallique , parce qu'indépendamment de plusieurs argumens rationels qui prouyent contre cette assertion , les expériences faites par Fawler semblent démontrer que l'action du galvanisme se rapporte pour le moins autant au système vasculaire, qu'au ^st8me nerveux.

Au sujet de l^opinion ^HumboUt et de FawUr^ qui ne pensent pas que le galvanisme et l'électricité conservent une exacte ressemblance , et qui

penchent vers l'idée séduisante que les eiFets du premier sont dûs à une propriété nouvelle et jus* qu*ici ignorée des métaux 9 « je demande , àk yf Dumas y oh s'arrêtera-t-on , si Ton se permet >» autant de conjectures^ autant de principes, qu'il >» se présente de faits à expliquer ? S'il est vrai ^ >» ajoute*t-il , comme ces physiciens le préten- M dent , que l'électricité et le galvanisme soient y^ deux'causes de phénomènes séparées, distinctes, M on doit attendre du progrès de nos connois- >» sances , qu'elles seront un jour réunies et con-> M fondues en une troisième cause , qui les em- M brassera toutes deux , et produira ses effets par ^ deis modifications différentes. ^

$* V. EapérUnces , oiscrvations te résumé sur k galvanisme , par le C. Richcrand. Voici d'abord une note sur la susceptibilité galvanique, dans les animaux à sang chaud , qui appartient à cet au* teur , et qui est tirée des mémoires de k société médicale d'émulation (i). Dans les derniers mois

(i) Tome m, page jii. On trouvera peut-être que cette note eût été mieux placée à la suite des matières traitées chapitres El et VI ; mats nous avons cru ne pâs devoir la séparer des nouvelles idées sur le galvanisme , que vient d'émettre le C. Rtchtrand, dans son traité d^ physiologie » récemment publié.

de fan 6 , le C. Richerand commença ^ à Thospice de la Salpëtrière , en présence du C. Pinel ^ professeur, de l'école de médecine, une suite d'expériences tendantes à confirmer la théorie de Milman , sur le scorbut et sur les fièvres putrides. Le principal caractère de ces affections , est une diminution extrême de la acuité contractile dans les muscles , destinés aux fonctions vitales et aux mouvemens volontaires; ce qui avoit fait présumer que , dans les cadavres des sujets morts de ces maladiefs, les muscles répôndroient mal au stimulus galvanique. On pensoit, au contraire, que la susceptibilité galvanique devoit être plus marquée et plus durable, sur les sujets morts d'affections inflammatoires. Les expériences dont le C. Kicherand rapporte les résultats , ont eu pour objet de décider quel degré de confiance méritoient ces conjectures.

44 Quelle que soit , dit-il , la maladie dont ait » përi l'individu , la faculté contractile est égaley^ ment éteinte dans tous les organes musculaires , » lorsque le temps nécessaire pour constater la »» mort , s'est écoulé. J'ai pris indistinctement des n cadavres de tout âge , de tout sexe , dont les M sujets étoient morts d'affections scorbutiques ou f* inflammatoires : j'ai appliqué sur les parties ^ nerveuses et musculaires , les métaux les plus » excitateur^ , tels que le zinc et l'étain ; j'ai mis

>» ces métaux en contact par de larges sur&ces, 9^ et je n^ai pu obtenir une seule contraction. ^ Vsà réitéré les mêmes essais à Tho^ice de n rUnité ^ sur un plus grand nombre de cadavres. » Tai inutilement arrosé les musdes avec l'acide pp muriatique oxigéné , si propre , selon Humboldi , >pk ranimer leur action foible et languissante» >^ Un jeune homme tomba du toit d'une maison » fort élevée, se fractura le crâne, les cuisses et >9 les deux bras : le foie fut déchiré : la veine n cave abdominale fut rompue, et il y eut, dans H le bas-ventre, un grand épanchement de sang; n enfin le blessé mourut sur la place ; ce qui n'em- » pécha pas de le porter i THÔpital de la Charité. n La chaleur vitale n'étoit pas encore éteinte : n cependant les muscles ne répondoient pas au H stimulus galvanique. Plusieurs animaux à ff sang chaud, mis à mort, mais dont le cœur n battoii encore, et dont la chaleur vitale n'étôît 9f pas notablement diminuée , ne présentèrent au- » cuns phénomènes galvaniques, quoiqu'on n'eût >p rien omis pour les déterminer. La vie de tous >» ces% animaux s'est terminée par des mouvemens » convulsifs plus ou moins intenses > plus ou » moins répétés , suivant leiu: âge , leur force et 9^ leur grosseur. >»

D'après ces observations, n'est -il pas probable que tout ce qui reste d'irritabilité musculaire

aux approches de la mort, se consume dans ces derniers actes de la force vitale ? Grimaud avoit observé que la plupart des mah^s mortelles se terminent par des mouvemens convulsift , à moins que les malades ne soient affaiblis par une diète trop prolongée ^ ou par une extrême vieillesse ; comme si , selon l'idée de Sikal^ chaque animal avoit reçu de la nature la scMnme ou la quantité, de mouvemens nécessaires au développement de sa vie entière ^ comme si ces mouvemens se pressoient rapidement et tumultueusement , quand le terme en est rapproché par une Cause acciden* telle.

Si Von extirpe m^ membre sur un animal vivant^ les muscles sont sensibles à Taction du stimulus galvanique : ils y sont insensibles , lorsque cette extirpation est ^te , après les mouvemens convuIsiÊ par lesquels se termine leur agonie. On amputa une cuisse pour une maladie de Tarticulation du genou : les muscles de la jambe et les nerfi sciatiques •*- poplités futeiflf mis à découverts immédiatement après Topération : alors les phénomènes galvaniques se manifestèrenttrès-sensiblement , et TappUcation des métaux les détermina, jusqu'à Textinction complète de la chaleur vitale.

>» Ces faits semblent prouver , dit Richerand , que la contractilité musculaire se consomme par les

mouvemens convulsiâ , au milieu desquels les ani-maux à sang chaud rendent les derniers soupirs. Si^ dans ceux à sang froid, la contractilité est plus vive et plus durable ; si, long-temps après la mort et même jusqu'au moment oii la putréfactioii commence , cette propriété peut être mise en action par les stimulus galvaniques , n'est-ce point parce que chez ces animaux la vie est moins une ^ parce qu'elle est plus partagée dans différens organes , qui ont moins besoin d'agir les uns sûr ks autres, pour l'exécution de cet étonnant phénomène ? h

L'irritabilité est trop durable chez l'homme ^ pour que les expériences galvaniques tentées après sa mort^ puissent fournir quelques lumières sur l'afibiblissement plus ou moins considérable de cette propriété vitale , dans les diverses mdr ladies. Les auteurs, qui ont avancé que la susr« ceptibilité galvanique est plutôt éteinte dans les sujets morts d'affections scorbutiques, que dans ceux qui ont succombé à des maladies inflam-* matoires, ont donc hasardé une conjecture trèsr probable, mais que l'expérience ne confirme pas: passons au résumé du C. Ricmrandsux le galvanisme.

Dans un oui^age consacré spécialement à la physiologie (i), ouvrage dont tous les jour-

(i) Nouveaux élémens de physiologie ^ par Anthtbnt^ Rkkcrand, chirurgien en chef adjoint à l'hôpital du Nordt

naux ont parlé avec éloge , il n'étoit pas possible que Tauteur ne destinât pas un article particulier au galvanisme. Cest aussi ce qu'a fait le C. Sicherand^ et voici comme il trace en peu de mots les progrès jusqu'à ce jour de cette étonmnte découverte.

a Le nom d'électricité animale fut bientôt y dit*il ,

de Paris , professenr d'anatomîe et de physiologie, în^*. ^ an 9, Voyt^ l'extrait que j'ai donné de cet ouvrage » vP. % de la Décade philosophique , an i#. La vérité de la remarque que j'ai fiute alors , et que je crois devoir rapporter de nouveau , se confirme tous les jours déplus en plus , et Tépoque de cette remarque sera pour nos ne* • veux un su)et d'ètonnement et d'admiration.

On s'est plaint , et avec raison , que la révolution avoft nui aux sciences et aux arts ; mais on n'a guère fait attention aux e&ts merveilleux qu'elle a quelquefois produits, dans ce même genre; et parmi ces effets, nous pouvons ranger ceux qui ont eu la médecine pour objet. N'a-r-on pas vu , presque ï, toutes les époques de la r^ volntîbny de jeunes médecins et de je^mes chirurgiens, se distiller à l'eavi dans les difirentes branches de l'art de guérir ^ et nous prouver que le savoir , même pr<^ fond , est de tout âge ? A-I^n jamais vu paroitre , en aussi peu de temps, un aussi grand nombre d'ouvrage, jugés bons et utiles par les maîtres eux-mêmes , quoique ces ouvrages eussent pour auteurs des jeunes-gens ^ dont la plupart n'avoient pas encore atteint leur sixième lustre } AUhtrty BUhat^ Bîrtin, Butttp Duméril, Dupsiytnn,

changé en cehii d'irritation métallique , iniiamtti^ uun meudiorum ; dénomination essentiellement vî* deuse, puisqu'elle tend à âiire croire que Tinitation par les métaux , peut seule déterminer les phénomènes galvaniques; tandis que le charbon ^ * reau et beaucoup d'autres substances , peuvent également les produire, comme on Ta vu dans le résumé des expériences galvaniques (i). On a aussi renoncé au nom d'électricité animale, quQÎ* quHl y ait une grande ^analc^e entre les effets de rélectricité et ceux du garlvanÎMie, pour éterniser k mémoire du premier d)serTateur de ceux<î. y^

Richeraitd expose ce qui est nécessaire pour opérer les effets, pour former un cercle galvanique comi^et. Il décrit les expériences qu'on peut faire sur soi-mâme , ceUas qu'a £rites Hu» boUt^ et la mamère de comcniire Fare excitateur» D fait voir les rapports qu^ y a entre la

Ginmà^ thutm^ lâétlùt , MÊèrum , JBlex , RkkeranJ^ etc« etc. , voo» cpii cnhrrei , uertc unt d*«rdeiir et de -sncfrèf, rana(toaiîe,t»pk3r;fîologie« UmédkenM^ertoatei les pardts qui e» dUpcodètit, recevez id k jaste trêbot d*éloget <piî yoQS est dft ; ttmim.'^ow tOBjenrt dignes , pw y9$ Htths tni^paiiar , de TescnDeei de I» reconnotfsance de vos canutoytiit t

(i) Foycf le chap. précédent, g. IBL

susceptibilité galvanique et rirritabilité musculaire : il fait voir que la première s'éteint dans les muscles des animaux à sang chaud 9 à mesure que la chaleur vitale se dissipe , et qu'elle est plus durable dans les animaux à sang froid. h rapporte sur-tout les £ùts suivans^ que peu de personnes en France connoissent , et qui lui ont été communiqués par le professeur Pjfaf^^ cdui dont nous avons eu plusieurs fois occasion de parler dans cette histoire ; celui de tous les sa^ vans d'Allemagne, qui 9 après HumhUt^ s'est occupé avec le plus de succès des expériences sur le galvanisme*

M La chaîne g^vanique ne produk des actions sensibles 9 c'est-à-dîre des contractions , qu'au moment où on la ferme » en établissant communication entre les parties qui la constituent. Pendant qu'elle est fermée y c'est-à-dire ^pendant tout le temps que la communicatiop reste établie, tout parpKt tranquille ^ quoique ^influence galvanique ne soit pas suspendue. En effet, l'excitabilité se trouve notablement accrue ou diminuée, dans \^ musdes restés long-temps dan$ la chaîne galvanique, suivant la différence de la situation réciproque des métaux associés. Si on a appliqué l'argent aux ner6 , et le zinc aux muscles , llrrîtabilité de ceux-ci s'acaoît en proportion du temps qu^ils sont restés dans la chaîne. Par ce

moyen , on revivifie en quelque sorte des cuisses de grenouille, qui obéissent ensuite à des samulus, qui avoient cessé de les émouvoir. En distribuant les métaux d'une manière inverse, c'est-à-dire , en appliquant le zinc au nerf, et l'argent aux muscles , un observe un' effet toutà-fait opposé , et les muscles qui d'abord fiirent introduits dans la chaîne , avec l'irritabilité la plus vive , paroissent entièrement paralysés , s'ils sont restés long-temps dans cette situation, n

9f Cette différence dépend bien évideinment de la direction du fluide galvanique , déterminé vers les nerfs ou vers les muscles , suivant la manière dont les métaux sont disposés. Elle est importante à connoître, pour l'application des moyens galvaniques à la guérison des maladies. Dans le cas oh il s'agit d'exalter l'irritabilité afFoi-* blie , il vaut mieux employer l'influence tranquille et permanente dans la chaîne galvanique fermée , eildistribuant Pargent et le zinc , de manière que le premier de ces deux métaux soit plus près de l'origine des ner& , et que l'autre pose sur les muscles dont on veut réveiller l'action engourdie ou totalement suspendue , que faire usage de l'influence soudaine, passagère et instâiitanément stimulante. >»

Richarand termine son article du galvanisme ^ par la description de l'appareil de VoUa , et par l'explication qu'a donnée le C. Fourcroy , de la

manière

Du GALVANISME. 141

manière dont cet appareil agit pour opérer l'oxidation et le dégagement du gaz. hydrogène. Il attribue ce phénomène à la décomposition de l'eau par le fluide galvanique y qui abandonne Toxigène au fil qui touche Textrémité positive de l'appareil 9 puis' conduit l'autre gaz, d'une manière invisible 9 à l'extrémité de l'autre fil , pour l'y laisser dégager. Cette opinion , appuyée d'un grand nombre d'expériences, rapportées dans un mémoire présenté à l'Institut national , est 9 de toutes les opinions jusqu'ici proposées ^ celle qui paroît la plus probable.

^. VI. BcHTiitung àmr mum galvànich^clumische^ etc. c'est-à-dire 9 description d'un nouvel appareil galvanico- chimique 9 et des expériences auxquelles il a servi, par P. L^ Simon y professeur de l'académie d'architecture de Berlin , extrait du journal de physique publié en allemand , par M. £. W. Gilbert y année 1801, 5^. cahier, et inséré dans les annales de chimie, n^. m , pag. 106(1).

(i) Les rédacteurs des Annales , avertissent le lecteur que cet extrait leur a été communiqué par M. Friedlatuier, ayec plusieurs antres notices de mémoires et d'observations sur le mètnt sujet, qu'ils 'donneront successivement. En effet, il y a, dans le 6*. cahier du journal de Gilbtn^

II*. Partie. Q

M. Simon a perfectionné les appamis dont s^est servi M. Riutr , pour examiner les gaz qui se dégagent des deux fils de la pile de Folta , en les introduisant dans des tubes remplis de dif^ férentes HqQeurs. La description la plus eacacte que nous ferions ici des pièces du nouvel ap-> pareil de M, Simon ^ ne vaudrqit pas un coup* d'oeil jette sur la planche qui Faccompagne ^ et qui en fera beaucoup mieux comprendre la construction et le jeu. Contentons - nous d'ex-^ poser les résultats des expériences auxquelles a servi cet appareil.

M. Simon versa , dans Tun des côtés dHm tube^ dePacide sulphurique concentré , et dePautre côté, de Peau pin;e. Les fils étoient d'or : celui du côté de l'argent de la pile se trouvoit dans l'acide sulphurique, et celui du côté du zinc dans l'eau. La colonne étoit composée de jo couches. Il y eut

dix mémoires, dont cinq ont rapport au galvanisme»' Ceux-ci cofttiennent , le i «'. , des observations de M* Soek* mann^ sur les e&ts de l'électricité galvanique, produits par la pile de Volta ; le 2*. , des observations de M. >//w m» , sut oef3ie ptl* ; le )^ , des letnarqucs de M. Erman , de Beriitt , sur let phénomènes: ékctrosoofiiqms de la même pile; k 4*., qwdqucs expéncocei futssavec cette pîle^ par M« Gnaur; \è f'., eafia, des observations sur ces expériences, par M. Pf^»

au premier moment un développement de gaz

des deux côtés ; mais il cessa bientôt du côté de

Tacide sulphuiiqtie , où on observa un précipité

blanc Après 14 heures, il y avoit un 0,16 pouce

cubique d*air dans le tube du côté de l'eau :

€*étoît du gaz oxigène. En ouvrant le tube du

côté de Fadde sulphurique y on observa Todeur

de l'hydrogène sulphuré, et le précipité jaune

4toït du soufre. Lorsqu'on prit des fils de pla-

ûncy au lieu d'or, il y eut, des deux côtésy

développement d'air, sans aucune précipitation

de soufre.^ Après 14 heures, il parut du côté

du ûfic 0^70 pouce cubique d'oxigène, et de

Tautre i ,41 d'hydrogène.

Un tube courbé, rempli d'acide sulphurique et d'eau, étant exposé à l'action de la pilé, de manière que k fil d^or , du côté du zinc , se troun voit dans l'adde, et l'autre, du côté de l'argent, dans l'eau , il y eut développement d'air des deux côtés. Le côté du zinc prit une couleur émeraude, qui se changeoit à la fin en jaune d'or. Après 24 heures ^ il y avoit 5,4 pouce cubique de gaz du côté de Tacide sulfiirique , et 2,04 de l^autre : le premier étoit du gaz oodgène^ et le second du gaz hydrogène , etc.

En employant le fil de platine, il y avoit, après 48 heures , 0,74 pouce cubique d'oxigène du côté du zinc, et 1,77 d'hydrogène du côté de

l'argent. Le tube courbé > rempli d'acide sulphurique , fut exposé à l'effet de la pile , et ne produisit ni gaz, ni autre chose; le fil étoit d'or. On prit des fils de platine au lieu d'or : il y eut développement de gaz de deux côtés , et précipitation de souîre. On trouva, après 7» heures^ 1,14 pouce cubique d'hydrogène sulfuré d'un, côté^ et 0,48 d'oxigène du côté du me.

On versa, dans le tube courbé, du sulfure d'ammoniaque; les deux fils étoient de platine. II y eut développement de gaz très-lçnt du côté dxL zinc; ilyavoit aussi précipitation de soufre. Le côté de l'argent avoit donné , après 48 heures , i ,90 pouce cubique d*hydrogène sulfuré ; du côté du zinc, 0,57 d'oxigène. Le sulfure d'ammoniaque , îiu côté du zinc , étoit converti en acide sulphurique , et ne changea pas la couleur violette du caméléon minéral ( nitrate de manganèse ); mais la couleur changea tout de suite du côté de l'argent. L'auteur a toujours employé des fils d'or; mais il prétend qu'on peut aussi bien se servir de fils d'argent dorés.

, Deux tubes , étant remplis d'eau distillée , et unis en bas par quelques fibres de viande maigre, puis fermés en haut par des bouchons qui recevoient des fils d'or , on observa , des deux côtés , développement de gaz, qui cessa cependant du ^ côté du zinc ^ au moins à l'endroit des fils ; caf

il y ayoit beaucoup de développement de bulles

dans plusieurs parties du fluide. Après 14 heures^^

Teau du côté du zinc étoit devenue de couleur

jaune d^or, et donna, après 71 heures, 1,1

pouce cubique d'oxigène, et du côté de Targent ,

2,^84 pouce cubique d'hydrogène. Lé fluide de

couleur jaune , du côté du zinc , sur lequel le

bouchon étoit blanchi, avoit une odeur diacide

muriatique oxigéné. H rougit le tournesol , et

produisit de l'effervescence- avec le carbonate de

potasse. La liqueur ayant été neutralisée , et évapo

rée à siccité, puis redissoute , it resta un peu d'or;

et la lessive flhrée*, mise à crsitalliser , donna de

petits cubes : quelques cristaux, au bord du

vase, étoient terminés en pointes. Les cristaux

décrépitoient au feu , et leur solution précipita

le muriate d'argent : ik ressemUoient tou^à'-£lit

au muriate de potasse. U y avoit donc de l'acide

muriatique du côté du zinc , peut être mêlé

d'acide nitrique. En ouvrant le tube du> côté de

l'argent , on sentit Codeur de Tammoniaque , et

le fluide, satiué avec l'acide muriatique, donna.

tout de suite du murbte d^àmmoniaque.

Deux tubes , ayant été remplis de la même ma-^ nière, Pun avec del'eau , Tautre avec une dissôhttioit de carbonate de potasse ^ lorsque le fil d'or du côté de l'eau fut en contact avec l'argent de la pile , en observa développement de gaz des deux

fils ; il y eut, après 71 heures 1,1 pouce ça* bique d'hydrogène du côté de Targent, et 1,76 pouce cubique du côté du zinc. Le dernier a été recueilli dans un tube rempli de mercure' : il contenoit 76 parties de gaz carbonique, et 100 de gaz o]idgène«

La lessive du carbonate alcalin ne se trouva pas seulement neutifalisée , mais même sur-satu« rée d'acide : elle avoit pris une couleur )aune d'or 9 et rougissoit le tournesol ; le bouchon du «tube étoit fortement blanchi ; Tacide 1 qui étoit en excès ^ fut saturé avec le carbonate de potasse : il y eut effervescence , qu'on chercha à Êivoriser par la chaleur» L'or se sépara de la liqueut 9 qui cristallisa en cube , et qu'on trouva , à l'examen , être du muriate de potasse. La liqueur du second tube, qui donnoit l'odeur de Fammoniaque, fut saturée d'acide muriatique, et forma du muriate d'ammoniaque.

La même expérience a été répétée avec des fils d'argent ; la pile étoit composée de soixante* douze couches. Après soixante-douze heures , il y avoit développement de gàz des deux côtés , qui cessa cependant bientôt du côté du zinc. Le tube du côté de l'argent , contenoit ofi9 pouce tubiqiie d'hydrogène. Le côté de l'alcali n'a subi aucun changement : peut-être avoit-il perdu un peu d'acide carbonique i mais le fil du côté de

DU G A L V ANI s M E. 147

Targent, étçk environné d'une masse noirâtre très-cassante. Cette incrustation pouvoit être en* levée entièrement en forme de tube ; en la £ii« sant rougir foiblement , elle devint blanche ; ex-posée au chalumeau , elle fondît en globules d'argent; dissoute dans Tacide nitrique ^ elle donna de Teâervescence » et troubla Teau de chaux cpii Tabsorba. Cétok donc du carbonate d'argent. Le fluide de l'autre coté, contenoit de Tammo* nîaque en moindre quantité.

L'auteur a cherché , dans d'autres expériences , à éviter tout'^-fait l'emploi de la viande. Deux tubes étdent fermés en bas par des bouchons de charbon » fixés avec de la cire d'Espagne : il y aveît en haut des fils d'or , mais le développement du gaz étoit très-foible , à la distance de trois^quarts , et même encore à celle d'un huitième de pouce ; cela alloit un peu mieux , lorsqu'on aiguisoir davantage la pointe du bouchon i mais dans ce cas, le bouchon de charbon développpoit de Tair. Il falloit donc renoncer à se servir de charbon. L'auteur employa aussi des bouchons ordinaires 9 qu'il imprégnoit d'eau sous la doche de la pompe à air. L'eifet étoit égalemenr défavorable. D substitua le graphit angtois (plombagine); il étoit bon conducteur, mais il fiit décomposé. L'auteur s'étant servi , à la fin ^ du second tube , il observa un développement

de gaz dans tes deux tubes. II y eut. 1,94 pouces cubes de gaz oxigène, et 6,07 d'hydrogène. B y avoit , du côté de Targent de la pile , du pourpre d'or , et l'eau de ce côté , changeoit le papier rougi du tournesol en bleu ; ce qui indiguoit un alcali : mais il, n'y avoit pas un autre moyetit de le reconncHtre. L'eau de l'autre côté du tube n'étoit pas changée ; au moins il n'y avoît aucune trace d'acide. Il semUeroit donc que la viande avoit contribué à produire Pacide muriatique 9 dont Fapparition avoit )usques-là paru inexplicable à M. Simon. Il a aussi trouvé que^ quand on se sert de la viande au lieu du drap mouillé 9 pour construire la pile, on peut, après quelques jours , en retirer , par lixiviation , du muriate d'ammoniaque ; car ces lessives donnent^ dans la solution d'argent par l'acidef nitrique , un précipité de muriate d'argent , et l'odeur de l'ammoniaque avec la potasse^

§. VII. Faits particuliers , et notes sur le galva^ nisme. i^. Note du C. Dupuytreriy chef des travaux anatomiques de l'école de médecine de Paris ^ sur les pages 30J et 3 18 de la traduction de l'ouvrage à^Humtoldty relativement aux yjsafps des nerfs sensitife et des nerfs moteurs (i).

(i) Le C. Dupuytnntit m'a communiqué que depuis pea Iç dàail, qu'on va lire, de ses réflexions çt expériences^

a Des irritations galvaniques , dit cet habile anatomiste , exercées siur certains nerfs , pouvoient fournir des données importantes sur leur usage propre , dans les parties auxquelles plusieurs se distribuent à-la-fois. Déjà Humhotdt avoit entrevu cette application aussi nouvelle qu'importante : je l'ai faite d'une manière plus particulière , aux ner& que la langue reçoit du trifadal (5^. paire) et du sous-lingual ( 9^. ^paire du grand hypoglosse ). »

n Le tronc du nerf trifkcial étant armé à l'intérieur du crâne sûr un chien mort tout récemment ^ ainsi que les muscles du front j de la face , de la tempe et de la langue , auxquels il va se distribuer 9 on voit y sitôt qu'un seul ou plusieurs conducteurs sont établis entre l'armature du nerf , et un ou plusieurs des muscles auxquels il se distribue, ces derniers entrer tous en contraction, excepté ceux .de la langue , qui seuls restent immobile , au milieu du mouvement convulsif général dont les autres sont agités. >»

n Si l'on arme, au contraire, le sous-lingual et les muscles de la langue , et qu'on établisse une communication entre ces deux armatures, les muscles de la langue se contractent aussitôt, et chaque fois que le contact est renouvelé. >»

>» Quand on pense que toute irritation galvanique,' exercée sur un muscle du moirvement

ijo HISTOIRE

volontaire et sur le nerf qui s'y rend , détermine constanunent des contracticHis du premier , et que h langue n'offire que des mouyemens volontaires , jl est bie^ difficile de ne pas regarder comme démontré » que le nerf sus-lingual du trifàdal sert uniquement à la sensation du goût , et que le sou»-lingual » ou le grand hypoglosse , sert auic mouvemens de la langue. La conséquence de cette double expérience, peii importante par rapport à ces deux ner& , dont elle ne fait que con&rmer les usages respectifs , déjà présumés depuis longtemps, en feit espérer une autre plus générale ; c'est-à^re , que Tirritadon des nerfs , qui sont les agens du sentiment dans nos organes^ ne produit pas (dus des contractions dans les muscles qui font partie de ces organe^, que n'en pro^ duit rûrritation des ner6 qui se distribuent aux muscles du mouvement volontaire. *»

>^ On conçoit que ce principe, une fois éta« bli , seroit d'une grande utiUté pour la recherche des usages particulietap'des ner& qui se distribuent aux divers organes des animaux (i). >^

(i) Nous croyons qu'on peut ajouter que la connoîssance bien acquise des usages de ces nerft, &cilîteroît beaucoup Tapplication des expériences galranîques à Tait de guérir » Ci ne contribueroit pas peu à leur efficacité. Cette idée fera plus développée dans le chapitre XIX.

DU GALVANISME, i^t

x^. £fiis présumés du gahanisn» dam h r^ns minénl^ par U C Guyton (i). Ce célèbre chimiste fi donné la description d'une mine d'antimoine nouvellement découverte dans la province de GaBu y et dont il lui avoit été adressé des écfaan*dllons par nn^>ecteur-général des mines de TAndalonsie y Dam Antom Anpdo* L'analjse lui démontra hîentôt que le métal y étoit à Tétat d'oxide; mais la structure de ce minéral ^ son ùssu intérieur, des stries bien caractérisées , des parties conservées avec le brillant mécaHique, annonçcnent aisément que c*étoît un passage de sulphure à Taxide , sans altération de forme. Il devenoît donc important de découvrir comment ce changement avmt pu s'opérer.

Le C Gtiyum a essayé toutes les substances» simples ou composées, que Ton pouvoit présumer existantes dans les entrailles de la terre , afin d'imiter, dans le laboratoire , ce travail de la nature. Le sulfure d'antimoine, soit natif, soit artificiel, a résisté à ses nombreuses tentatives, n imapinoit bien que la décomposition de l'eau devoit puer le prind^l rôle dans Cette opéra* don, et même qu'elle présentoitle seul moyen

{i) Fi>ye{ Magasin encyclopédique, n^. XI, brumaire an lo y page 405 , et le jonmai de physique , tome LUIj page 396.

de concevoir cette altération , parce qu^elle devoit en même-temps fournir Toxigène et enlever le soufre par l'hydrogène. Mais il falloit décou* vrir ce qui avoit pu déterminer cette décomposition.

Le C. Guy ton est arrivé , par exclusion > à la considérer comme le résultat lent et progressif des affinités, mises en jeu par le fluide galvanique. Le rapprochement de ce qui se passe dans les expériences, oh les métaux s'oxident spontanément par l'interposition de Teau, lui paroît donner une grande probabilité à cette expUcadon. U la fortifie de plusieurs exemples de transformations analogues , particulièrement de celle de la pyrite de Bere^of^ qui passe à l'état d'oxide en conservant les stries en trois sens du sulphure primitif : il rappelle les observations nombreuses par lesquelles le C. Hauy a prouvé llnfluence June électricité souterraine dans les minéraux; U ne doute pas que cette nouvelle vue n'étende le champ de la minéralogie , en nous montrant la nature dans un travail continuel, agissant à la fois sur les masses et sur les molécules intimes , par des attractions de- choix , et indépen^ damment dé toute percussion ; de sorte que ce âuide subtil prendra, suivant le C. Guy ton ^ le premier rang parmi les substances qu'on a dé?» Corées du nom pompeux de mniralisateur^

^^. Expériences galvamqius par M. TrommsdorffÇji)^ L'auteur ayant construit une pile de 180 couches, cuivre 9 zinc et carton mouillé , obtint de violentes secousses et de très^fortes étincelles* Après avoir opéré , à l'aide de cet appareil, le dégagement des gaz hydrogène et oxigène, ainsi que l'oxidation et la désoxidation des métaux, il y soumit différentes substances métaUiques , entre autres les métaux non oxidables à l'air : tous s'enflammèrent ; une feuille d'or fin , mise en communication avec l'extrémité . de la pile terminée par le zinc, brûla , en pétillant et en répandant une vive lumière. Une feuille d'argent brûla avec une flamme bleue, le cuivre jaune avec ime flamme bleue rougeâtre, le cuivre rouge avec une flamme bleue d'émeraude , le zinc avec une flamme bleue-blanchâtre, Tétain avec une flamme blanche-rougeâtre , etc. : il faut pour cet effet que les métaux soient en lames très-minces. Cependant M. Trommsdorff nt doute pas qu'en augmentant la force de l'appareil , on ne parvienne à les faire brûler en plus grandes masses. En opérant l'oxidation des métaux , dits nobles y dans des sphères creuses de verre.

^1) Von CreU's chetnîsche Annalen , année 180K 9 4*. caik. , page 337. Extrait du Journal de chimie de Vam Mons, à Bruxelles , tome P^^ pag. 41.

le métal se consume en entier, et va ta{àsser

les parois internes de la sphère.

M. Trommsdorff ùât construire en ce momeat un appareil de cinq à six cents couches.

Dans une lettre datée d'Erfbrt, du i6 man 1801 9 M« Trommsdofff s^^xptimc ainsi ^ sur h résolution de Teau en gaz oxigèae et hydrogène par le fluide galvanique (i). ic Le gat t» vanîsme nous occupe d'ime manière parnn culière, en Allemagne. M Riuer^ jeune H homme rempli de talens, se Evre entière- I» ment à cette partie de b physique , et )» fait, sur cet objet, des expériences extrêmen ment ingénieuses. Il croit pouvoir prouver i n l'évidence que Teau est un corps simple , et yf le professeur Pfitjf prétend avoir transfimaé M ce liquide en une quantité correspondajite , 9p soit de gaz oxigène, soit de gaa, hydrogène. >» Ce qui est sûr, c'est que l'effet du dégage- » ment, ou, si l'on veut, de la génération da » gaz oxigène, est tout-à«.£Eut indépendant de » la génération du gaz hydrogène. Ma pile »> est ttès- active, et consiste en plaqués on >> disques de zinc et de cuivre, et en loiidelles yf de papier imbibées d'eau salée. II importe H beaucoup que la pile soit bien isolée, et sur-

qpvi

(i) Foycile Journal dté, page 98.

DUGALVANISME^ 155

9> tout qu'il ne coule pas de liquide sur les bocds ^ des <fisques. Cependant , quoique je ne puisse »» pas me rendre une raison suffisante des effets >» de la pile de Foùdj je suis loin de conclure, ^f avec Riacr et Pfi^r que Teau est une subs« >p tance indécomposëe , et que la ruine du ma- 9» gni£que édifice de la chimie moderne doit >t être une suite inévitable de leurs expériences, n

4®. Extrait d'une ieart tk M. Rntppe^ de la Haye 28 août 180 1. m J'ai reconnu, ditcephy* y> sicien (i), que l'intensité de la commotion n gakranique est en raison de la surface des ^ mams et des bras mouillés par de l'eau $a-> 9f lée. ^

5 ^. Voka axMt pouvoir conclure , de certaines expéfiences faites avec sa pile, que les métaux s'oxident, tantôt en s'appropriant Poxigène de 9eau, tantôt en se combinant avec ce liquide ûidécpraposé. Les oxides de ces deux oxidations sont <Bstincts, sur -tout par la différence de leur couleur (1);

6^. ML V<m Hauck a lu devant Pacadémie des sciences de Cc^nhague , un membre dans

(i) Jonmal de chimie de Kt» Mons , tome I*'«^ pages X06 et xo8.

(a) Atuudi £ BrupiaMi > tome XYIIL

lequel il prouve que la prétendue totale conver* sion de Teau en gaz, soit oxigène, soit hydrogène, à Taide de là pile galvanique, loin de détruire, comme le prétend M. R'uur^ la théorie de la composition de ce liquide , fournit au contraire un nouveau fait qui la confirme ^i^.

7^. Extrait (Tanc lettre de M. yassdUi''EanJiy sur le jbddc galvamqtu, << J'ai fait, dit cet habile phy- H sicien (i) , des expériences sur le galvanisme, >» dans lesquelles j'ai décomposé Tacide nitrique >^ le plus concentré , et l'alcohoL Je me suis # servi de fils de platine, qui passoient tous »> deux par le même bouchon, ce qui rend ^ l'expérience bien plus commode. J'ai égalef^ ment observé que les huiles, même les plus » déliées , résistent au passage du fluide galva- ^ nique. >>

8^. Nous avons parlé, dans la première pairie de cette histoire, p. 314 et suivantes, d'un appareil ingénieux dû à M. Cndsckank^ dans lequel, en distribuant sur un plan les élémens de la pile galvanique, on obtient, d'un côté, l'aigrette , et de l'autre le point lumineux, qui servent à distinguer facilement l'électricité ^itive de celle négative.

(1) Journal de chîmiede FanMons,t. I"., p. 109.

(2) Journal de physique, frhnaîrean 10, p. 476.

n y a, du même physicien, dans le journal ide chimie de M. Van Mons (i), un extrait de ses expériences et observations sur quelques e& fets chimiques de Télectricité galvanique.

Ces eaq>ériences sont absolument les mêmes y à quelques légères différences près, que celles rapportées dans la bibliothèque britannique (2), excepté qu'elles étoient tirées alors du journal de Nicholson^ juillet 1800, et que celles rapportées dans le journal de chimie de Van Mons sont extraites du Gilbert's annalen der physik. an. 1801 • cahier 11. pag. 360 et suiv.

On trouve aussi dans ce dernier journal , page 369., et dans celui de M. Van M^ns y page 67, les expériences de M. Htnry^ sur Faction chimique de réiectricité galvanique; expériences pareilles à celles rapportées dans la bibliothèque britannique (}) , et dont nous avons donné Textrait dans cette histoire, première partie, chaw pitre X , $. IV, page 310.

^^. Extrait étum Uttrt di St.'-Pitersbourg (4), du

(i) N*. 1"., page 61.

(i) Tome XV, sciences et arts, page 23;

(3) Idem y page 3^.

(4) Voyti le Journal des clâbatsdu7 frimaire ao lO,; et celui de Paris , du zo brumaire an 9.

n*. Partie* R

i5« HISTOIRE

29 septembre 1801^ ou y vendémiaire an 10. u Hîef^ à la séance extraordinaire de l'académie des sciences , M. le comu de Pusckin , membre honoraire de cette société savante, éonnu en Allemagne par ses grandes connoissances en minéralogie et en chimie , a fait des expériences intéressantes sur le galvanisme, par le moyen d^une colonne tournante , dont il est Finventeur, composée de trois cents plaques, tant en argent qu'en zinc. >»

Nous eussions désiré avoir des détails plus circonstanciés sur ces expériences , ainsi que sur celles faites par le même chimiste , le 2 décembre 1801, chez^ M. le ComU de Stroganaw^ en présence de renipereiu* de Russie , qui a paru prendre beaucoup d'intérêt à ces expériences galvaniques.

10^. A ddidons recueillies dans les journaux étran^ gers 9 et indicaâon de differens mémoires , de dijffèrenies observations et expériences ^ de la plupart desquels ii n*a pas été question jusqu^icL

i^. Journal anglais de Nuholson (i). Dans lei cahiers de juin et juillet 1800, il y a, r^, des remarques sur le nouvel appareil électrique et

tm

(i) Il nous a paru inutUe et même fastidieux, de rapporter les titres des journaux dans la langue oU ils sont écriu. La traduction doit suffire.

DU6ALVANISME. 159

galvanique ^Akxarldn Voka; 1^. des expérien* ces et observations siir rélectricité galvanique ^^Cruîkshank (i); 3.^ dans le cahier d'octobre, I ^. des expériences faites avec la pile métallique 4e FoUa^ pour s'assurer de la force des différens corps métalliques , par M. Haldaîu; l^ ex«> périences additionnelles sur l'électricit^ galvani** <{ue y par M. Davy (1) ; dans le cahier de no« t^ndire, quelques observations du même sur les phénomènes galvaniques, et sûr les moyens d'aulamenter la force de la pile galvanique de Voka ; dans le cahier de décembre, quelques expériences et observations additionnelles du même, sur les phénomènes ^vaniques ; dans le cahier de janvier iSoi, des remarques sur les effets chimiques de la batterie de VoUa-; dans }e ca-* hier de février , extrait d'une lettre à M. Babin^ gton^ sur l'état du galvanisme en Allemagne, et sur les effets chimiques de la batterie de Koùa.

i^* Transacions philoiophiquis pour tannée i8co^ seconde parût. Il y a un mémoire de Voka , sur

(i) V^t[ i''*. partie de cette histoire j page 306, et a*, partie^ P^g^^^é.

(a) T^oyt^ t". partie de cette histoire ^ page 3^3 , ec a\ partie «page 185.

x6o HISTOIRE

i'électrické excitée par le simple contact de dîf^ férentes substances conductrices. Dans la séance de . la société royale de Londres ^ du 1 8 juin 1801» M. Dayy a lu un mémoire intéressant sur le galvanisme , concernant les résultats des combinaisons faites avec plusieurs planches métalliques y et difFérens fluides analogues à la pile de FbUa. Dans la séance du 25 du même mois^ le docteur WoUaston a lu un mémoire sur l'identité des fluides galvanique et électrique.

3^. Journal Jcpfysique par M. Schclângy àJauù a^. cahier. Sur de nouvelles découvertes relatives au galvanisme.

4^. Annales de physique de Gilbert. Ily a, dans le 10^. cahier y an 1800^ un rapport sur les découvertes galvaniques , avec la description de Tappareil électrique de VoUa^ et quelques expé* riences deNicholsony (i)etc.

5^. Journal général de chimie , par Schérer^ à Léipsick. On trouve dans le ji^ cahier, i*^. les résultats des dernières expériences sur le galvanisme 9 relativement à ses effets chimiques , par M* Simon; i^ la description, par le même, de quelques expiériences sur les effets que produit

(0 ^oyei, page 257, la note ^.

DU GALVANISME. i6f

la pile de VoUa sur Peau ; 3^. du même, la production d'un acide et d'un alcali par l'action de la pile de VoUa sur l'eau.

6^. Magasin philosophique de Londres ^ par Mm TîUock. Dans le cahier d'avril 1801, i^ Lettre du docteur Moyses au docteur Goothshone^ con* tenant plusieurs e^^périences intéressantes faites avec la batterie galvanique de VoUa; i^. expë^ riences £dtes en Allemagne avec l'appareil gat-> vanique de FoUdj et communiquées à l'Institut national de France. Cahier de mai , expériences et remarques sur le galvanisme. Cahier de juin , description d'un nouveau galvanomètre , par M. P^rys^i).

7^. Almanach ou poru^fadlU des chimistes^ pour VannieiSoi^ à Wdmar, in-iS. Mémoire deA/ur concernant les effets du galvanisme.

8^. Sianu du iS avril 1801 , de tlnsdau royal de la Grande-Bfetagne. M. Dayy a lu un mémoire sur les phénomènes galvaniques : il a commencé par exposer l'histoire du galvanisme , les découvertes successives qui ont été faites » et les différentes méthodes employées jusqu'alors pour

accumuler Pinfluence galvanique. La lecture de

(0 r<»y«î ckiprès , §. VI.

ce mémoire et les expériences ont été coud"* nuées dans la séance du z% avril. Sir Joseph Banks ^ U cornu de Rumfqrdy et d'autres savans distingués ont assisté à cette séance , et ont applaudi au zèle de M. Davy^ qui paroît en* core fort jeune , et dont les talens promettent beaucoup pour les progrès des sciences.

11^. Dans la dernière séance de TAcadém^ royale des sciences de Berlin , on s'est ( comme à celle de l'Institut national de France , et presque le même jour ) beaucoup occupé de galvanisme, M. le conseiller Herhard a fait l'épreuve que le nickel y en contact avec le ^inc^ fait le même effet que l'argent et le cuivre. M. le conseiller Klaprotk donna quelques nouvelles sur les essais galvaniques faits en grand par M. Fan Marum , à Harlem, et de ses contre-épreuves avec la grande machine à électriser de Tester» Ces essais confirment la ehéorie de Volta sur IHdehtifi du galvanisme avec la nuuiht électrique. (^Journal des Débats^ du x% pluviôse tfn lo.) yoy^l le %. H du chapitre suivant.

D U G A L V A N I s M E. lôj

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