‹ Histoire du Galvinisme; et analyse des différens ouvrages publiés sur cette découverte, depuis son origine jusqu'à ce jourChapitre 7 sur 15 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

t>V GALVANISME. i6t

CHÀÏ>ITRÉ XVI.

Sur quelques propriétés de V appareil gal^ vanique ^ par les CC. Biot et Fr. Cuvier. Mémoire sur le mouvement du fluide galvanique j par le C. Biot. Résumé de nouvelles expériences h ce sujet , par di^ vers physiciens*

^A.Ue qudquis proptietés de t appâtai galvani'^ que par Us CC. Biot a Fr. CuvUr. Les expériences faites à ce sujet par ces physiciens (z), forment la première partie *d'un travail plus étendu , dans lequel ils se pressent de déterminer les

(i) Voyi{^ le Bulletin de la société philoxnatiqney n^« 53 « thermidor zm 9,

Vayvi atissi les Annales de chimie ^ tome XXXDC , |)age 247. file$ contiennent mie édition tout-i-fàit difiib«nte de cet article.

Pcyt^ encore le Magasin encjrdopédique » n^* 9 f ▼«*-• ïémiaire an 10»

U*^ PARTIEt t

/ i6i HISTOIRE

ëlémens de la pile galvanique ; elles se rapportent à Taction mutuelle de la pile et de Tair environnant. Pour reconnoître Taction de la pUe sur Tair atmosphérique , on a monté une pile composée de disques de zinc, de cuivre et de draps imbibés d'une forte dissolution de sul* fete d^alumine^ sous une cloche d'une capacité connue^ et sous une cuve pneumato - chimi'que. Là communication, entre les deux extré^ mités de la pile , étoit établie hors de cette cu- . ve , par des fils de fer passés dans des tubes de verre recourbés et remplis d'eau« Après 48 heuies^ l'eau étoit montée dans la cloche environ d'un 5^ et le gaz qui y restoit a montré n)us les caractères du gaz azote. Il étoit plus léger que Tair atmosphérique : îl éteignoit les bougies al^ luméesy etc. etc.

Après avoir reconnu que le gaz oxigène étoit absorbé par la pile , il falloît déterminer s'il en augmentait les effets : pour cela on a dressé la même pile sur la cuve pneumato-chimique , dans un verre long et étroit : on a recouvert le tout d'une doche be^uçQup plus grande et d'une capacité connue , et la communication a été établie hors de la cuve , à l'aide de fils de fer passés 4aa$ des tubes de verre remplis de mercure. Ensuite , par la succion , on 9^ élevé Teau? dans . la iprande cloche ^ jusqu'à une Itguteur

DU GALVANISME. iSj

âéterminée. La pile est restëe en action pendam 17 heures : on jugea par Fabsorption que Psdr laissé sous la cloche avoit perdu i&tï Oxigène : la pik âvoît bussî. perdu toute ^fl afctioû. On* fit patsiiser àous cenë cloche de Foxigène pirr , jusqu'à iteffipiaeer enâéï'e/nent toute Feau qu^elle contetiùit ; au même înstanK , Faction dé la pile se f étaMit , et détint presque aussi ibrte qu'avant Fexpérîence : on laissa Faction ie cd^htinder, et Pabs<M:^oi;^ se fit de nouXreau.

Cette exj^ériénce protrvoit qbë l^olâ^e^ dàn^^ eeftainei circonstances a!u înoiai, sériait à augmentée les effets de k pile i mais il restôit ài^av'^ Si cet ^igène ét<nt abse/taiAént né-^ ceâafre à la {»Se, et s'il en Êûsoh un d^ ëléfn^n^. Pour cet effet 4 un Aronta une pife y à la*- <}ii<^« ùtï adapta tm petit appareil pfopfe au* «tëgageinerit des Imltto : oti Fintroduisît sôus^ le récipient de h, machine pneumatique $ et on fit hvïêk très-exactement. Le dégagement des bulles cônûfhia; mais^ pent-^tre avec un p^â moîns dà force. On répétii cette éTtpéyience d'uAe niaiiièrtf ^Ins ^mple , en ^açant' la pile seùSfr sou^ ùri récipient, qui portoità son sommet iMé Verge de iteééal. Cette verge d'une part, tt fe oorfps delà machine de Fautre servoient de eôi^n^eiirs, ^ quoique le vide fôt firit avec beaucoup d^exactiîude, on éprouvoit fortement- la comittotiony

i64 HISTOIRE

et on opéroit la décomposition de Teau» Ces phénomènes étant entièrement contraires à^e qu^avoient avancé d'autres physiciens, les auteurs, sans vouloir établir une comparaison rigoureuse entre le fluide galvanique et le fluide électrique , rapportent une expérience très-propre à rendre ces résultats sensibles. «On sait, disent-ils, qu'une bouteille de Leyde se décharge sous le récipient ^e la machine pneumatique, parce que, la pression de l'air extérieur étant détruite, le fluide contenu dans l'armure intérieure , s'échappe par le crochet de la bouteille , et se rend à la surface extérieure , qui exerce sur lui une force attractive : lorsque cette expérience est faite dans l'obscurité, on observe des jets de lumière qui partent du crochet , et se replient vers la siu&ce extérieure. Dans notre expérience', continuentils , la pile se décharge de la même manière* L'appareil , qui sert au dégagement des bulles , rend sensible Je passage du fluide , comme le font les jets lumineux dans la bouteille de Leyde , et ce passage est continu , parce que la pile se recharge et se décharge à chaque instant , etc. n Enfin , les auteurs concluent de leuf expérience^ que la pile galvanique a une action propre et indépendante de l'air extérieur, qui peut cependant en augmenter la force , dans certaines circonstances, etCf

DU GALVANISME. i6$

$• n. Mégwirt sur U mowement du fiâde galva^ mftfe y lu à rinstitut , le 16 thermidor , par le C. Biot , un de ses associés j et professeur de mathématiques au collège de France (i). a Je me propose, dit le C. Bioe ^ de démontrer dans ce mémoire , que la diversité des loix auxqueQes le fluide galvanique paroît' obéir , dans les différens appareils , résulte de la forme même de ces appareils , en vertu de ^laquelle la vitesse dti fluide est ralentie ou accélérée. Les expériences Eûtes à récole de médecine, ont prouvé, 1^. qu'il y a attraction entre 4es deux extréflûtes de la pile galvanique; i^ qu'à chaque extrémité , les molécules du fluide se repoussent mutuellement, h

^ Ces faits servent de fondement aux recher* ches que je vais exposer. On sait que les pointe» soutirent et émettent facilement l'électricité : cette propriété doit exister encore dans tous, les fluides ^ dont lies molécules se repoussent mutuellement. Phis les pointes s'éraoùssent, plus leur pouvoir diminue ; et en suivant cette analogie, on voit que les siirfiices planes, qui sont comme des élémens de grandes sphères , doivent

(1) f^êye^ k Joqmal de physique, tome LIIT» p. ^64» Ce même mémoire est inséré par extrait , àsm le Bulle« lift de la société philomatique^ frvotidor an 9, n^** 54*

i66 HISTOIRE

dbandcmner .diâicilement , par leurs faces ^ te Hiiide dont elles sont chargées j d'autant plus difïi-« çilement eojcore qu'elles sppt plus grîindes. Cett^ propriété des pl^qi^ deviept sensible dans lo condej^sateur de Volta. Le plateau métallique de cet instriipient retigi>t réLçctriçité, tant qu'il est appliqué p^ sa face sur le pb^teau de mar*. bre , et sp décharge lprsq][f^il ne le touche que par sa trançh^. Ainsi lorsque Top établit une pile^ et que l'on ^it çoçimunigii^r ses denx extr^mi^ tés ) Il& n^c^uveinent du fluide , déterminé par ce.

moyen, itteît ^gre à'^^m% PÎPÇ lipide qup les disques spi^t phi& petits, et d'autant phi$ lent^ qu'ils sont plus )af ges. P'ui> ^utr^ côté , la quantité absolue du fluide, qui se forme dfins un temps. <dûnné, dit^ipue avec la ç^ir^çe (les disques ^ toutes les filtres ciirpnstançes restaiit les mèmes^ Si donc on forme deiuc pi}ps, l'une de grimdes plaques, l'autre de petites, toutes deux en contenant le inê^ npinbre, elles donneront dans 1^ même temps ,^ la première , unp plus grande masse de fluide , ani|n^ç d'iu^e même vitesse y la seconde, une moin4ri^ tirasse, animée d^une vitesse pl^s gran4e* Çxan^inons comment la combinaison de ces deux élémens peut influer sur nous. >t

» Les commotions dépendent beaucoup moins de la m^Q du fiHude, que de s^ YÎt«;$e, çgmme .

DU GALVANISME. i6y

le prouve Texpërience de Leyde. Ainsi ce que f on gagne en masse , en augmentant la difflen-* non des disques, est bien plus que compensé par la diminution correspondante de tîtesse. Les commotions doivent donc diminuer ^ i me« 5are que les surfaces des disques augmentent. Mais 9 d^In autre câté, elles ne doivent pas augmenter indéfiniment , à mesure que' ces sur- £ices diminuent, parce que la quantité absolue du fluide diminue en conséquence , et avec lui fintensité de la commotion. Une pile com« posée de petites plaques , donnera donc un coup plus sec et mcnns intense , qu'une autre pile composée de piaquesplus grandes. >»

yf Ces résukats, que le simple raisonnement feit connoftre, sont encore confirmés par Texpé* rience et Tobserration. Les huit grandes plaques du C. Bacheat y dont le C. Fourctoy a fait usage ^ donnent défà une commotion plus foible qu'un pareil nombre de disques ordinaires , de la lar<« geur d'un écu de 6 livres ; un appareil composé de douze disques circulaires de zinc, et de douze ' disques de cmvre de 0,4 mètres (13 pouces) de diamètre , n'excite pas ou jMresque pas de iré« nissement dans les doigts mouiBés; il ne &it éprouver qu'une saveur ' très^légère 9 et n'occa^ sienne jamais l'éckir galVamque. Une seule de ces plaques équivaut en surface à plus de 8a

i68 HISTOIRE

disques ordinaires. L'appareil dont j'ai parlé af été construit par les soins du C» Roard^ ancien élève de Técole polytechnique , et professeur de physique. à Técole centrale deTOise; il a bien voulu observer avec moi quelques-uns des phé-^ opmènes que cet appareil a présentés. Enfin ^' une pile composée de cinquante centimes et de dnquante disques de zinc de même ^andeiu* ^ donne une commotion, trèsrforte , semUaUe à un coup sec; et elle fait voir dos éclairs trèshillans, accompagnés d'une forte saveur. Ces 50 potites, plaques n'équivalent cependant ea surface qu'à 8 disques ordinaires , et elles ne forment , à elles toutes , que la dixième partie d'une des g^rajides. plaques dont nous avons p^rlé. Lorsque l'on décharge cette pile, avec de gros conducteurs , et à plusieurs reprises ^ dans rintervalle de quelques secondes , elle ne fàt plus rien du tout éprouver llnstant suivant^ ni à la personne qui a reçu les commotions précédentes,, ni à une autre qui établit subite-^ ment k communication ; c'est que la quantité absolue du fluide est très-petite, tandjis que s^ vitesse est très-grande* h

H Le petit af^areil que je 'viens de décrire i m'a encore présenté plusiairs faits, dont je par-^ lerai plus bas. Je reviens aux modification que produisent, dans les phénomènes g^l vanique$. ^

les différentes proportioiis de la masse et de la vitesse du fluide. Le sentiment de la saveur et celui de Téclair galvanique, suivant la même lot que les commotions, on doit en conclure qu'ils dépendent principalement de la vitesse du fluide* U n'en est pas de même des étincelles, et de la combustion des métaux. Ces phénomènes , où le fluide agit par sa masse et par la continuité de sa présence , doivent être singulièrement Êivo* risés par les grandes plaques , si eOes augmentent sa masse et rallentissent son mouvement dans la pile. C'est ce que re3q)érience confirme; le grand appareil, non seulement donne la combustion du fer dans Iç gaz oxigène, mais il les hrule d'une manière continue dans l'air atmosphérique, n

yf Le petit appareil , composé de centinifes , donne une petite étincelle assez vive et brillante, mais qui ne produit rien de semblable* Les attractions dépendent encore de la masse du fluide : aussi sont-elles beaucoup plus sensibles avec de grandes plaques. Dans le grand appareil, si l'on approche jusqu'au contact les deux fils métalliques qui établissent la communicatioa, ils adhèrent fortement ensemble, même contre la force de leur ressort. Cette adhérence est telle, qu'on peut les agiter, et leur fairô supporter plusieurs petits poids sans qu'ils se

lyo HISTOIRE

détachent. Ces effets réussissent mievac par le con« tact des pointes des fils , que par-tout ailleurs r on les obtient avec toutes sortes de métaux ^ pourvu qu'il ne scàent pas oxidés. La communication entre les deux extrémités de la pile est établie par cette adhérence; car tant qu'elle subsiste ^ aucun autre )>hénomène galvanique n'a lieu. On ne peut pas ^re adhérer simidtanément deux autres fils*, et lorsqu'on détruit les premiers, s'ils étoient un peu forts, Tappareil reste quelque temps, avant de recouvrer cette propriété. Ces mêmes fils peuvent rester adhérens pendant plusieurs heures, et probablement pendant tout le temps de l'action de la pile. On peut aussi faire adhérer IHme à l'autre deux lames métal^ liques,* en les approchant par leurs angles; on n'y réussit point, en les approchant par leurs faces. Les métaux dont j'ai fait usage, classés suivant l'ordre de leurs facuhés , pour produire ces effets , sont le fer, l'itain , le cuivre, Tar^ gent : cet ordre est inverse de celui de leurs facultés conductrices, h

>f Les faits , que je viens de rapporter , me paroissent mettre en évidence le p(Hiv<ttr des pointes pour émettre le fluide galvanique , et celui de leurs plaques pour le retenir. Le résultat auquel elles conduisent , achève de con« firmer. ces considérations ; car Fadhérence des

ah communicateurs , lorsqu'on les approche hn téralement, dok être d*autant plus aisée à opérer, que le fluide s'échappe avec moins de facilité par leurs pointes. J'avois eu occasion de remarquer que, dans les.pijes composées de petires plaques , Poxidation est beaucoup plus prompte qu'avec des disques ordinaires. Cela me fit penser que la vitesse du fluide pourroit avoir de l'influence sur Toxidation ; afin de m'en assurer , je fis Peiepérience suivante. >f

>» Sous une cloche cylindrique de verre , et sur lin support fixé à une cuve pneunato-ehimique , )'ai placé une pile composée de 39 disques de une, e( d'autant de disques de cuivre, larges comme un écu de 6 iïancs. Je n'ai point établi de commumcadon entre les deux extrémités, €t j'ai observé le temps que l'eau a employé pour monter dans l'appareil ; elle s'est élevée de o^oi mètres en 5 heures un quart. J'ai repris les mêmes disques , et , après les avoir nettoyés, je remis les mêmes (ùèces de drap , imprégnées de nouvelle dissolution : )e construisis la pile comme la première fois, en la plaçant daiis les mâmes circonstances ; mais j'établis la communication entre ses deux extrémités : l'eau s'éleva de 0,01 mètres dans une heure et demie. En continuant l'expérience , l'ascension de l'eau fut beaucoup plus considérable , lorsque la

communication étoit établie , (|ue lorsqu'elle Pétoit pas ; et les oxidations suivirent la même

loi, >>

H Psi répété cette expérience avec deux piles composées chacunç de x% petits disques de zinc 9 et de zi centimes ; je les ai placées^ es même temps sous des cloches égales , et star Uk même cuve : j'ai obtenu les mêmes résultats que précédemment. Là pile , dans laquelle le courant du fluide étoit établi y a élevé Teau en 7 heures un quart , à la même hauteur que Pautre en 1 1 heures : et le reste de Texpérience a marché dans la même proportion. Au bout de *i3 heures, Teau s'étoit élevée de 0,045 mètres dans Tune, et de 0,015 mètres dans l'autre; enfin, lorsque l'absorption cessa, elle étoit de 0,065 mètres dans la première , et de 0,035 ^'^ la seconde. »

» En démontant les deux piles , et comparant une à une les pièces dont elles étoient composées, je remarquai une oaddation incomparablement phis forte dans celle où la communication étoit établie. Il suit de-là que la circulation du fluide , dans l'appareil , augmente l'oxidation des disques métalliques , et l'absorption de Toûgène. D'un autre côté, l'accroissement de l'oxidation paroît augmehter la quantité absolue du fluide qui se forme;, par conséquent Vojùr^

dàûon des disques, dans Tappareil galvanique, est à-la*fois cause et effet, n

n Cest ici le lieu de parler d'un fait que nous avions déjà reconnu , le cit, Frédéric tuvitr et moi , dans nos expériences sur Tabsorption de l'oxigène par la pile galvanique. Lorsqu'on la monte de cette manière, fi/sc, A», cuivre y et qu'on la place sous une cloche , pour empêcher le renouvellement de Tair atmosphérique , elle réagit sur elle-même , et l'on voit constamment le zinc se porter sinr le cuivre, le cuivre sur te zinc , et ainsi de suite du bas en haut de la colonne ; Finverse a lieu , lorsqu'on monte la pile dans une dîsposiûon contraire. Le zinc est obligé, pour se porter sur le cuivre , de traverser le morceau de drap humide qui les sépare; dans les piles où la communication n'a point été établie, cette transmission n'a point lieu; la surface du cuivre est lisse, et celle du zinc, qui lui est opposée, est couverte de petits filets noirs, qui suivent la direction des fils de drap. Lorsque la communication est établie depuis quelque temps, quelques particules d'oxide commencent à passer ^ et portent sur le cuivre; enfin, si l'action est forte, la surface de ce dernier finit par en être recouverte entièrement. C'est alors que l'effet cesse , et cette transmission , en renouvellant la surface du zinc , contribue à faire dui:er

phis long-temps Taction de l'apparéiL Quelqu4t->' fois l'oxide de zinc, après avoir traversé le morceau de drap, $e revivifia sdv le cuivre à rëtat métalHque. n

9» Lorsque le cuivre se porte sur le zinc , c'est toujours par les faces que ces métaux se touchent immédiatement; alors y si le cuivre adhère au zinc ^ il garde son brillant métallique, quelquefois H se forme du laiton ; quand la commumcatioii n'est pas établie entre les extrémités de la pHe , je n'ai jamais vu ces. révivifications. Il faut, pour qu'elles puîissent s'opérer , que les disques de drap ne soient pas trop épaiis, ni d'un tissu û-op serré. Ces résultats font voit, que lorsque la pile est montée de cette manièlre : linày eau^ aâvfe 4 (me, m», ctdvfê , etc. , te conf ant du ftôide eSt dirigé du bas en haut de la colonne, et du haut en bas , si elle est montée de cette manière : advn^ eau^ f^inc^amn, êau^ {incy. etCf, ce qui s'accorde avec les expériences de yoùa. >»

» Après avoir conàdé^ le mouvement du fluide dans rintérieur de Pappareil, j'ai cherché com*^ ment ce mouvement se modifie , lorsque Feau lui sert de conducteur (r). >»

(i) C'est Tobjet d'une expérience particulière , que rapporte Tauteur , mais quî ne peut être comprise qu'à laide de la figure quî Taccompagne.

n Dans rexpérienc« que j'ai faite à ce sujet, rappajreil est resté monté pendant vingt- ^piatre heures : il a constamment présenté les mêmes effets. Il ne s'est dégagé de bulles ni <rime plaque ni de l'autre; aucune q'adhéroit à leurs surfaces I et elles ne présentoient pas la moindre trace d'oxidation. La pile qui donnoit encore la commotion, étant démontée , elle a offert les mêmes 2q)parences que dans le cas où la communication n'est pas établie entre les deux pôles* Les {»èc€s de zinc étoient recouvertes de £lets noirs , qiû n'ayoient p9S pu traverser les morceaux d'étoffe , pour se pester sur le cuivre. Ces morceaux étoient pourtant pai^iitement propres à k tfansmettre; ils avoîent déjà servi plusteitfs fois : on k$ avoit soigneusement lavés et sécbés, avant de les imprégner de nouvdfe dîssobitîoo. H

9f L'eauy placée entre ks conducteurs , offre donc une résistance au mouvement du fluide gahrantque. St cette résistance est trop grande pour cpM le fluide puisse la vamete» l'efEst n'est pas transmis , et il n'y a réellement pas de communication emie les deux extrémités de la pile^>»

» }'a^ répété cette exp^ience en ne mettant entK ks plaques qu'une (Ustance de 0,6 mètres (xi pouces ), et en imprégnant les disques de drap

d'une forte dissolution 'de muriate de soude; les commotions et les éclairs^ qui se faisoient sentir avec beaucoup d'énergie , ont également cessée' quand on établissoit la commumcation. à travers les tubes , même en -faisant jintrer dans la chaîne les organes les plus sensibles ; mais lorsque Ton élevoit Peau des vases par la succion dans un tube de verre, et qu'on maintenoit pendant quelque temps l'extrémité de la langue sur la petite colonne d'eau , qui y étoit renfermée, on éprouvoit très - sensiblement la saveur galvanique. Cette saveur étoit plus piquante avec un tube plus court, mais elle n'occasionnoit ni Tédair , ni le plus léger frémisse* ment. En prenant dans une^ main la lame A' ^ par exemple, et plongeant successivement le tube dans les vases A, B, A% on éprouvoit dans le premier une saveur très-sensible, dans le second une saveur très-légère, dans le troi* sième rien , ou presque rien. »

H Ces résultats prouvent que l'eau est par die* même un conducteur imparfait du fluide galvanique. »

» Ce que je viens de dire ne doit pas être regardé comme établissant une différence entre l'électricité et le galvanisme; on pourrcnt plutôt en déduire entre eux une nouvelle analogie. U est vrai , et je m'en suis assuré , que

dans

DU GALVANISME, vj^

îàea^ les circonstances où )'ai opéré y on auroît

pu transmettre à trarers Teau la commotion

|>roduite par k bouteille de Leyde, quoiqu'elle

perdît dans son passage une partie de son in«

tâisité; mais on doit observer aussi que Vé^

paisseur inévitable du verre i exige , pour qu'il

s^opère une décharge , l'accumulation d'une as«>

sez grande quantité de fluide électrique; or

si le galvanisme étoit^ comme cela devient de

plus en plus probable y l'effet successivement ré*»

pété d'une électricité très-foible^ animée d'une

vkesse très - grande , il n'y auroit point de

contradiction ; car l'eau devroit être alors pour

l'électricité un conducteur très-imparfait. >»

»f II importe d'observer que dans ces expérien-* ces le fluide galvanique ne pouvoit s» propager qu'à travers la masse de l'eau : il n'en auroit pas été de même, si l'on avoit établi la com* munication par le moyen d'un vase découvert ; le fluide galvanique y libre alors de glisser sur la sutface de l'eau , se seroit propagé à une distance beaucoup plus grande. J'en ai ûu la preuve d'une manière fort simple , dans une expérience où j'avob établi la communication par une cuve large d^un mètre et pleine d'eau ^ dans kcpielle j'avois plongé y à 0^6 de distance y les extrémités des conducteurs métalliques » qui étoient aussi terminés par df$ disques de cuivre II*. Partie. M

tyS HISTOIRE

de 0914 mktres ( é pouces ) de dbHiiètre< Lcts^ qu'en tenfliït d'ufie ttaîn tme de ces Imes , an touchait Teau de h cuve avec ranàtte nubn ou ht langue 9 on éproovoit à l'instant la coiMiotton, la saveur et la faimière; mats si Yotk âe» voit Teau par la succion dans un tube de verre^ lorsque la colonne d'eau venoît à ttmdier la langue, on n'éprouvoit aucun effet. Peut^^e, ea maintenant le contact , aiuroit-on fini par ëpnnt^ ver la saveur : je ne l'ai point essajë cette fois. »

H En répétant cette expérience, je nie sus as» sufé que les effets d'une pile très^foite^ qui se fiûsôiefït sieiitir ^ur la mr&ce de l'eau pute Jl plus d'ail demi -* mètre de distance, sans riea perdre de leur énergie, se réduisoiem à une sknple saveur, lorsqu'on les tfansmettok à travers une petite colonne d'eau ^ de deux ou trots centimètres de hauteur , élevée par la facdon le plus près possible du conducteur , qift étoit pdon* gé dans la cuve. Lorsque l'on otftt.aimi une grande silrfbce humide au mouvaBieht du fluide galvankiue, il s'écotilë eil {dits gratide quantité» et la vîtesde TaUgmente ; car le^ ooti^tioAS des disques, dent Ui pile eM composée^ deviMmeAt beaucoup frfus fôrtbs par cette êi^otà^n. lAk propriété de glisser avec fecifité sur ta ftî»fece Kbre dé l'eau, dcfnrie au fluide galvanique une nouvelle analogie avec Téleetncité. n

3^ On peut expliquer ptf4à cette difficulté que

Is fluide éprouve à se transmettre sur les con^

ducteufs métaUîques 9 bomitte le Gt. HalU Ta

^bsetvé à récole 3e médecine de Paris ^ diffi^i-

culte qui semble disparoSur , lois<)tte Ton excite

lamardiedu fluide^en le guidaot , pcmr ainsi dire»

avec /es doigts mouillés^ il glisse alors avec unf

^«nde rapidité sur la trace humide que ]e^

doigts ont laissée dans les conducteura, au lieu

qu'il auioit pu être urftté ou du moins xttaïdé

par une fibule d'obstacles , comme par le passage

tf un conducteur à un autre par des surfaces

arrondies , ou par r<»ddation de quelques point»

de sa route; obstacles qui ne résisteroient pas à

une c{uantîté de fluide plus considérable ^ et qui

céderaient , par exemple , aux quantités ordi^

naires d'électridté , que nous savons exdten » '

s^Cjt fàty qui pounoic Acre regardé eomme

une différence très^importante entre le galva>*

uisate et Pélecirkité , étant raj^rté à. cette

cause 9 tient au contraire i une de leurs analo-»

l^es. La propriété qu'a le fluide galvanique de

glisser avec tapidilé sur la surface lilve de Peau

explique encore cet accroissement d'acdon que

font éprouver les coaducieurs mouillés » lorsqu'on

les serre avec force, pour établir leur eonttct

avec un plus grand nombre de points. Le iSui*

de^ Use de s'étendre sur la surface humide

i8o HISTOIRE

que les conducteurs lui présentent, s'écoule en grande quantité, et avec une grande vitesse; cette dispolsition doit donc augmenter les effet» de son action sur nous , et d'autant plus , quel a surface des conducteurs est plus grande. >f

» Enfin , c'est pour la même raison que le fluide galvanique se transmet mieux , et à une plus grande distance , sur les parties des corps , lorsqu'*elles sont mouillées ^ que lorsqu'elles sont sèches, et l'oa pourroit rapporter encore, aux propriétés que nous avons indiquées , plusieurs des autres irrégularités a^^arentes que présente quelquefois l'appareil galvanique. »

»f Tai cherché à prouver dans ce mémoire ,

1^. Que les lois du mouvement du fluide galvanique résultent de la propriété répulsive des molécules qui le composent , et que, sous ce point de vue , ces lois sont les mêmes que celles de l'électricité;

2^. Que la variété des phénomènes obtenus avec les differens appareils , a pour cause principale lès différentes proportions , dans lesquelles la quantité ou la masse du fluide s'y trouve combinée avec sa vitesse ;

3^. Que ce fluide , qui passe difEdlement à travers l'eau ^glisse sur la surface^d^: ce liquide avec une grande facilité. »

>f Enfin , j'observerai que les effets chimiques^

D U G A L V A N I s M E. iSi

présentés par le galvanisme, ne peuvent pas être rapportés comme essentiellement distincts de Vélectridté, parce que le fluide galvanique ne se montre jamais dans nos appareils qu'avec une grande vitesse , et une foiUe masse , tandis que l'électricité, lohque nous la mettori^ en mouvement par nos batteries , a en mêmetemps une grande masse , et une grande vitesse. Or , si dans le galvanisme lui-mime , les diffé« rentes proportions de la vitesse à la masse donnent Ueu à des différences s> marquées, combien n'en devroit-il pas exister entre Télec*tridté produite par nos machines , et les impulsions successives d'une électricité très-foible ^ animée d'une vitesse très-grande»

N. B. Ce mémoire du C. Bioe a démontré , d'une manière assez évidente, que de nouveaux £dt5 étaient prêts à rapprocher autant le galvanisme de rélectricité , que ceux qui les avoient précédés sembloient l'en éloigner. Cette idée parok encore mieux confirmée psHT la lettre de Faka k M. dcU MiAme ,. insérée chapitre IX de cette histoire* On aura encore bientôt des preuves plus convaincantes de cette vérité.

L^ sciences sont sujettes à de semblables oscillations , tant que leur marche n'est pas assurée par des expériences et des explications indubitables.

jïi HISTOIRE

Mms ta s^i)ité de ces exfiéneaces^ la ctarté et révidence de ces exf^caiâons , sont le fruit dis teo^, enootre plus que celui de la taison. Cele^ s'égare souvent da^s les théories qu'elle invente ^ il ^ut que de nouvelles idées , qui ne s'étoient pas présentées , que de nouveaux faits , souvent dûs ait hasard 9 ramènent le physicien au but dont fls'é^ toit écarté , et lui fassent voir combien il étoit ék>i« gné de la vérité tpill cherchoit, quoiqu'il crût Pa-t voir saisie*

U est bon d'observer à ce sii)et que y tanéiia que les recherches dont il vient d'être question , avoient lieu en France , tandis que le C. Biot enii^ chissoit la physique de ses découvertes sur le mouvement du fluide galvanique « les An|^ois faisoient, de leur côté, des expériences d'une espèce particulièfe et décisive , puisqu'ik sont parvenus à imiter les effets les plus singuliers du galvanisitae par l'âectricité ctfchnai^e, en amin-» cissant et en allongeant beaucoup les conducteurs^

5. IH« Résumé des nouvdhs txpénvuies faius sur kgdlranisme ^par divers physiùtns,{i). « Nous avons toujours cherché » disent les rédacteurs du Bulletia

(1) Quoique ccfé^amé sait à-*p€u-près l^extrait de tout ce que nous avons rapporté jusqu^icî sur le galvanisme ^ U nous a paru 4e voir trouver pbcekî, p^rce qu'il coot*

BU GALVANISME, 185 fies yFfitwr><»g de la société philomatique (i) y à coosigaer dans ce gommai les grands résultats des expériences galvaniques , à mesure qu'ils parv&noient à notce connaissance , et nous avons mis nos lecteurs à même de suivre les principales époques de l'histoire ^ cette importante décou«

9f La production de mouvemens convulsîâ ^

lorsque le neif et le muscle sont joints par un

arc de plusieurs métaux ; voilà le fait originaire

démontré par Galvam. L'indication détaillée des

aaalo^es de ce phénomène 9 avec ceux de l'é*

lectrické, fut ce qui occupa d'abord yoUa; plu-

rieurs plvénomi^es organiques , produits par le

contact de deux métaux, comme l'éclair , la

saveur, etc. fuient ausri raj^rtés à la même

am

ùent qaelqncs détails et quelques Ênti , dont nous n^arionsi pas consoissance, et qai méritent d*étre connos.

A câié de ce résumé , et par forme de supplément , ît faudra placer celui £ist ^ \t CdtU MithtrU , dans I9 discours préliminaire du tome LIV du Journal de phy« sique , page ij. Uauteur y suit l'histoire du galvanisme^ depuis l'époque où il l'a laissée dans son discours préliminaire du tome LUI , et ta eonduit }usques etoomprî» h dernière découverte de Voka^ que nom Jetons con* w)ttrc dans le dhapitre XVIII.

(1) Horéâl an 9 » a^» ^o»

t84 HISTOIRE

classe par ce savant physicien. La déterminatîot^ de toutes les circonstances , qui sont plus ou moins favorahles à k production des convulsions , la preuve que plusieurs de ces circonstances n'ont pas tes niêmes e£ets dans le galvanisme que dans réiectricité y furent le résultat des longs travaux de HumhoUt^ de Pfaff-^ de UalU^ etc. De-là les nouveaux eâbrts de Volta pour remettre- sa théorie en honneur^ Invention de la pile ; aug* mentation prodigieuse des effets par cette mul-tiplication des pièces métalliques ; ressemblance de la sensation produite par la pile avec la commotion électrique ; attractions et répulsions ^ résineuses du coté du zinc, vitreuses du côté de Targent : tout cela fut, à cette seconde époque , le produit. des rechercha du physîjcien de Pa-« doue^ >► , '

v^ Mais ici te ' galvanisme , qui paroîssoit n intéresser qiTe k physiologie, se transporte ^ pour ai-nsi dire , dans le domaine de la chimie «, et semble vouloir en ébranler les théories les plus nouvelles. Deux Arigloîs, CarlisU et MchôUoriy imaginent de plonger dans Teau deux 6is métalliques , quji communiquent chacun avec, une des extrémités de k pile : ils voient se ma*; nifester les gaz qui composent cette eau , et àpeu-près dans la proportion oîi ils y entrent ;• mais, chacun paroît à l'extréo^ité d'un de$ fil$ ^

^ une certaine distance du point d'où s'échappe Faiitre gaz , et si les fils se touchent ^ tout dé* gageaient cesse. Dès-lors toute l'attention s'est portée de ce côté, et l'action du galvanisme sur les animaux a été négligée, jusqu'à ce qu'on ait épuisé la question plus simple et plus géné^ raie de son action sur l'eau. >»

yf Ces buU^ d'oxigène et d'hydrogène viennent^ eUes ou ne viennent*elles pas de la même molécule d'eau? Voilà ce qu'on devoit se demander d'abord. Pour répondre à cette question, il Êdloit voir si elles se manifesteroient dans des eaux séparées. MM. Riuer et Pfaff ont commencé à £dre voir que cela est ainsi , mais par des moyens sujets à contestation. M. Davy, à Londres , en a trouvé un pJussimple et plus évident. Après avoir /

plongé chaque fil dans un vase distinct, il réunit l'eau des deiïjc vases par le moyen de ses propres doigts : le dégagement eut lieu comme à l'ordinaire. Il a également lieu , si , au lieu du corps humain, on emploie des fibres musculaires, tendineuses, végétales, du charbon, etc.>»

y* n n'y avoit que deux manières d'accorder cette expérience avec la théorie chimique sur la nature de l'eau : ou celle de chaque vase perd une de ses parties constituantes, en gardant Vautre en excès , ou le fluide galvanique ^ enlève une des parties constituantes au bout

4e Yjm ài:$ fik $ f t V^nàonnê an bout ^e V%utJ^ 9 .^n wntwmiA son ckcuît. .n^

^ l» promue Ofimou ^t des (X. Monge et f^tMlct. L^ Qr. Hofsmfrafii » cbecché à Is jirouy^ par rexpérience suivante : m c^^st Je icuidon qu'on emploie pour moyen de coaununication , le dégagement ne dure paa Idog-ientqis , sm^ beaucoup «'affoiblir : si on change les Os du vaie^ le dégagement recommence avec £br<« c^^ mais produit dans chaque vase un gaz op« posfé à celui, qiû s'y dégageait avant. i4 C'est ^e ^ M dit-il 9 chaque »u était épuisée ^ autant que n poaiiUe.y de la pvtie que le £1 lui arrachent, n et dmtenoit l'autre. en excès; maintesiant que ^ le nouveau fil lui demande pnécisément cc»tte 9^ partie excédante^ elle l'abandonne avec Êici«« i» Uté. >^

»» La saccade opinion est des OC. Faunwy^ VauqmUn-^ Tlwwd: a \t fluide galvanique, .di-* sentrils, en sortant du fil du côté de l'argent , décompose L'eau , mais ne laisse échaf^xr que Toxigène ^ parce que lui • mêjne se combine avec l'hydrogène y pour former un fluide qui traveise, d'une manière invisible, l'eau et les moyens de communication des àQ)xx vases, pour aller à l'autre fil ; mais en pénétrant dans cèlui''^ d, le galvanique abandonne l'hydrogène^ qu| se dégage en bulles, i»

n Voici la pnndpale des expériences sur laquelle auteurs cherchent à appuyer leur hypothèse : si 9 entre les extrémités des deux fils 9 on place de Toxide d^argent bien pUr 9 cet oxide se revi-* yi&e à Tendroît qui répond au fil positif 9 par* conséquent à celui qui donne Toxigène 9 et alors il ne parùît point d'hydrogène au fil opposé : c^'est que cet hydrogène s'est combiné , en passant avec l'oxigène de l'oxide 9 pour former dé nouveau dereau(i).>»

9> Outre ces deux expériences, dont celle qui se trouvera exactie sera peut-être une sorte d^experi* mmatmtnms^ ptuâeurs savans en ont fait d'autres en mêlant dans Teaii difiecens acides 9 ou autres substances composées. Leurs résultats ne sbnt att fond que des modifications de l'expérience fbn<* damenlale du dégagement des deux gaz. Ainsi ,lorsqu'on y mêk de l'acide nitrique^ le fil du coti^ de Fargent se dissout très - rapidement ; celui du coté du sine ne se dissout pas. On conçoit que l'hydrogène s'empare de l'oodgène de Facîdey et ne laisse pas au fil le temps de s'oxi- 4er pour être dissous 9 etc. etc. ^ if Mais un &k qui mérite d'-être remarqué9 et

W ^^^K. 1* P*S^ *Ç7 de cette a*, partie, oh le C. CuvuT expose ii*peu*près de la tnéme manière , la tliéorîc dc« ce. FQUTcrcy , Fauqtulin et Thcnard,

i88 HISTOIRE

que MM. NTicholson^ Cruickshank^ Pf^ff9 ^ 1^ Desormes ont trouvé généralement constant ^ c'est qull se forme toujours un peu d'acide nitrique du côté de l'argent, et d'ammoniaque du côté du zinc : sans doute il est dû à ce que Teau même là plus pure contient toujours vitt peu d'azote , qui se combine avec de l'oxigène , dans le premier cas , et avec de l'hydrogène dans le second. »

p> Pendant qu'on recherchoit ainsi la véritable nature des phénomènes qui se passoient dans l'eau oh plongeoient les fils, on ne négligeoit pas ceux qui ont lieu dans- la pile même. Ls détermination du véritable élément de la pile, a occupé le C. Dtsormts et M. Pfoff. Les disques y qui forment cet élément , sont-ils dis* posés ainsi : ^nc^ argent^ substance humide^ Ou bien le sont-ils ainsi : argent^ substance Jm^ m Je , linc ? Le C« Dtsormes est pour le premier de ces arrangemens : « dans la pile, dit -il, c'est le M zinc qui s'oxide; or, lorsqu'on compose la pile >» ainsi : [inc , argent , substance hunide , etc. , » c'est le fil qui tient au zinc qui s'oxide : le zinc » est donc alors vraiment à sa place active , et ^ ne fait pas les fonctions de conducteur.»

» M. PfaffQst d'un avis tout-à-fait contraire : c'est,, selon lui, justement parce qiie le zinc s'oxide, que l'hydrogène doit paroître au bout du fil qui

cronuniinique tvec lui. Il prouve d'ailleurs, par Fanalogle des expériences faites sur les animaux, que dans le véritable élément de la pile, la suhstaxice humide doit être entre les deux métaux. £11 effet, si l'on £ût toucher du zinc au nerf, si an met de l'argent au bout de ce zinc, et si on termine, l'arc excitateur par du zinc qui ira de l'argent au muscle, la convulsion n'a plus lieu ; mais elle a lieu , si on met le zinc d'un côté,, l'argent de l'autre, de quelque manière qu'on les réunisse. Si la preûiière combinaison étoit la vraie , le second morceau de zinc ne servant que de conducteur, devroit être aussi bon que tout autre métal. >»

T^ Nous dirons ici , en passant , d'où vient la différence apparente qui se trouve entre les expériences faites ici, et celles des anglais. Ces derniers disent toujours que c'est le zinc qui donne l'électricité positive et le gaz oxigène : I nous disons , nous , que c'est l'argent. Cette dif- I férence d'opinion vient de ce qu'ils construisent leur pile ^nsi : zinc,- argept, substance humide; zinc, etc. ( alors Ja première plaque de zinc ne fait, suivant la théorie de P/à^ touchant Télé-, neat, que la fonction du conducteur) et que nous , nous construisons notre pile ainsi : argent , substance humide, zinc; argent, etc.>t ^ Lorsqu'on met des portions de substance

t90 HISTOIRE

humide entre tous les métaux , aksi qu'il suit t A. H. Z. H. A. H. Z. H. A. il n'y a pas du tout d'effet ^ parce que c'est comme si l'on avoir mis deux piles en sens contraire , qui se neu^ traliseroient. La présence de l'air autour de b pile est nécessaire. Sous la cloche pneumatique , Us effets diminuent d'autant plus^ que le vide est plus par&itk Lorsqu'on plonge la pile dans l'eau 9 les effets cessent, peut-être parce €pMe^ Feau est un conducteur p4us immédiat que les fils. Y a^-il de l'oxigène de l'air absorbé, ou Foxidation clu zinc ne se fait-elle qu'aux dépens de l'eau 9 dont les disques de drap ou de carton sont imbibés? C'est ce qui n'est pas encore dé« cidé. Quelques-'uns croient avoir observé nue diminution de l'air, en plaçant la cloche dans un appareil pneumato • chimique : d'autres le nient. 9^

H La pile, toute niisselante d'eau, prodint néanmoins des effets; c'est une grande différence d^avec la bouteille de Leyde. Une autre différence, c'est que ks attractions et les répulsions sont infiniment foibles , en comparaison de la force des commotions : de-là l'idée du Cit. Châties^ que l'électricité et le galvanisme sont composés de la réunion , en proportions difFé*» rentes, de deux causes matérielles; celle qui produit les répulsions , qui est forte dans

rélecttické et foible dans le galvanisiBc } et ctUt <]ui produk les contoiotions » qui est font dans le galvaimme^ et foîUe dans Téiectrkifé. Lee C^C. Hassoifrati et Gatuhtrât ont observé des at<tractîom eatre les deux £Is : on devoît les pré^ voir 9 d'après ce que ffiontre Pélectromitre pfi» sente ma deux bouts de la pile. Na«i fi^àvons pas bes€»in de dire qu'on a de suite imaginé que les ^idnomènêi despoisseos enfoitrdissiw éloient de l'ordre des eifets gahraniquesi M. HumlfùldfViMt d'écrire de la Oujrane^ qk'il a l^ériâé cette CM'* )ecture sur le gymnotus eUctricus. >»

n Fourcroy , Vau^ue/in y Pfaffy et plusieurs autres, ont aussi reconnu que les prétendues grandes étincelles galvaniques , ne sont que le produit de la combustion des fils. Les métaux combustibles y zinc , fer , etc. ^ en donnent , mais pas les autres , savoir or , platine , etc. L'acdon de la pile , pour produire les effets galvaniques , n'est pas si continue , qu'on ne puisse l'épuiser instantanément. Si on applique à ses deux bouts de gros conducteurs métalliques , on éprouve une forte commotion , et les effets s'affoiblissent poitf quelques secondes. Cette remarque est du C. Vauqutân ^ qui est aussi auteur des nouvelles observations que voici : v^

.*» Des plaques de cuivre et de zinc , d'un pied en carré 5 n'ont presque pas donné de

commotions 9 et n'ont que foiblement dëcom* posé l'eau; mais les fils métalliques, qui en joi^ gnoient les extrémités j se sont enflammés avec une redite prodigieuse» Par le partage de ces p]a« ques en quatre , et en les empilant , ce qui qua* druple la hauteur , on obtient des commotions plus fortes ; mais l'inflammation diminue. Deux colonnes d'égale hauteur , produisent à-peu-près les mêmes commotions et les mêmes dégage mens \ quel que soit leur diamètre. Une colonne composée d'or e( de platine , n'a produit aucun cffct^ etc« >»

Page 1