‹ Histoire du gentil seigneur De BayartChapitre 20 sur 53 · Dans le bodb do lla-de- France · texte numérisé non relu

Dans le bodb do lla-de- France

proche, devint roi et fut sacré à Reims le 27 mai 1498; il prit la couronne à Saint-Denis le 1«' juillet suivant. Il avait épousé Jeanne de France, sœur de son prédé-

Chapelle d'Amboise.

cesseur, mais comme il paraissait certain qu'elle ne poiv vait être mère, et qu'il ne l'avait épousée que par force, craignant la fureur de Louis XI son père, il la fit appeler

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en justice. A eette occasion, le pape (Alexandre VI) délégua des juges qui firent le procès et enfin déclarèrent qu'elle n'était point la femme de Louis. Le roi, après lui avoir laissé le duché de Berry pour apanage, épousa la reine, duchesse de Bretagne, veuve du feu roi Charles.

Jeanne de France. Musée de Versailles.)

8*il fit bien oa mal, Dieu seul le sait. La bonne duchesse de Berry, Jeanne de France, a toute sa vie vécu saintement;, et Ton a dit depuis sa mort que Dieu faisait des miracles pour Tamour d'elle*.

1. Musée de VersaUleSfî* étage, salle 153, n* 3103. Portrait de Jeanne de France, en habit de religieuse de l'ordre de l'Ânnonciade et recevant

A son avènement le roi Louis XII vendit tous les offices royaux qui n'étaient point de judicature et en retira quelque argent, car il ne voulait pas fouler son peuple par des tailles et autres subsides ^.

Il avait avant toutes choses, le désir de recouvrer le duché de Milan, qui lui appartenait du chef de Valentine Yisconti, sa grand'mère, et que lui détenait alors Ludovic Sfprce ; les seigneurs de la maison d'Orléans, en raison des guerres qui ont duré si longtemps en France contre les Anglais, et de la querelle qu'occasionna la mort tant du duc d'Orléans que du duc de Bourgogne, n^avaient pu faire valoir leurs droits. Or à présent * le roi se voyait en état d'avoir raison de son ennemi. Il se rendit à Lyon où il fit son entrée le 10 juillet 1499 ; puis il fit passer son armée en l'Astesan , sous la conduite du seigneur de Trivulce *

un anneau de l'enfant Jésus. Elle fut la fondatrice de cet ordre en 1504 et mourut en 1505 à Bourges. — Le musée des Souverains pomède un grand nombre d'objets ayant appartenu à Jeanne de France : coffre à reliques (n" 44} ; coffret (45) ; dessins sur vélin peints de la main de Jeanne (46 et 47) ; Étoffe de Tours ayant appartenu à Jeanne (48) ; testament de Jeanne signé de sa main (10 janvier 1504, 49) ; masque de plàtic moulé sur le visage de Jeanne (50).

1. C'est le seul roi avant Louis XVI qui renonça à l'impôt dit droit de joyeux avènement.

1. L'auteur fait allusion à la longue guerre de cent ans entre la Franco et l'Angleterre, et a la querelle des Armagnacs et des Bourguignons après le meurtre de Louis d'Orléans tué par Jean sans Peur, duc de Bourgogne, dans la rue Barbette à Paris (1407), et plus tard celui du duc do Bourgogne à Montereau (1419). Bernard d'Armagnac, beau-père du jeune duc d'Orléans fils de la victime, donna son nom au parti des Orléans ou Armagnacs contre la faction des Bourguignons. Ces longues et sanglantes guerres civiles faillirent faire disparaître la nationalité française sons la conquête des Anglais. Elles ne cessèrent qu'en 1435 par le traité d'Arras.

3. Jean -Jacques Trivulce, seigneur milanais (1447-1518), servit d'abord

Louis XI d'après les ordres du duc de Milan, puis passa au service de

• Naplcs. (}uand Charles Vlll voulut atlaquer la maison d'Aragon & Nazies,

Bataille de Fornoue. (Musée de Versailles.)

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et du seigneur d'Aubigny*, qui étaient deux sages et vaillants chevaliers. Ils se dirigèrent sur Alexandrie qu'ils assiégèrent; ceux qui la tenaient pour le seigneur Ludovic, se défendirent fort bien; mais enfin elle fut prise. Ceux de Pavie en ayant été avertis, se mirent en l'obéissance du roi de France. Le seigneur Ludovic, se voyant ainsi délaissé de ses sujets, abandonna Milan et se retira en Allemagne, auprès du roi des Romains, Maximilien, qui. le reçut avec joie; de tout temps ils avaient eu grandes alliances ensemble. Aussitôt après son départ, ceux de Milan se rendirent aux Français; le roi de France, en ayant reçu la nouvelle, alla en diligence y faire son entrée. Peu de jours après, il trouva le moyen, à force de deniers et autres promesses, d'avoir le château de celui qui Pavait en garde, lequel fit un lâche et méchant tour à son maître, car le seigneur Ludovic espérait toujours par là recouvrer le duché. Quand les autres places surent que le château, de Milan s'était rendu, elles n'eurent plus d'espoir et se mirent toutes en Tobéissance du roi de France ; ceux de Gênes en firent autant.

Trivulce, mal vu pour raflection qu'il portait à la France se déclara ouYertement pour cette nation. Il eut une grande part sous Louis XII à la conquête du Milanais, en devint le gouverneur, mais s'étant trop abandonné à ses anciens ressentiments, il occasionna une révolte, parvint à la réprimer et même à s'emparer de Ludovic le More. 11 figura encore dans la ligue de Cambrai contre Venise, succéda à Chaumont d'Amboise dans le commandement de l'armée française, aida Gaston de Foix de son expérience militaire; perdit de nouveau le Milanais en 1512, joua un grand rôle au combat de Marignan, mais tomba bientôt dans la disgrâce de François I" pour avoir échoué à Brescia.

1. Robert Stewart d'Aubigny, d'une famille anglaise, fit les guerres d'Italie sous Charles VIII et Louis XII ; gouverneur du Milanais en 1501, il prit part au siège de Gènes, fut nommé commandant de la garde écossaise (1512), maréchal de France (1514), se distingua à Marignan et à Pavie, mourut en 1544.

Cette môme année, le 14 octobre (1499), la reine de France mit au monde une belle fille qui fut nommée Claude*.

Le roi ne séjourna guère dans le duché de Milan, après y avoir laissé pour gouverneur le seigneur Jean- Jacques de Trivulce, il s'en retourna à Lyon. Avant son départ du duchés il diminua d'un tiers les taxes et impositions ; il en fut loué merveilleusement par le peuple et gagna

Médaille de Louis XII et Anne de Bretagne.

Taffection d'un grand nombre. 11 ne séjourna guère à Lyon ', et poursuivit sa route en passant par Orléans.

1. Naquit à Romorentin (1499), mourut à Blois en 1524. Promise h. Charles d'Autriche (Charles-Quint), sur la demande des États généraux de Tours conseillés par Louis XII ; elle fut fiancée au duc d'Angoulémc (François \**) et l'épousa en 1514. Le peuple, qui retrouvait en elle la fille de Louis XII, l'appelait la bonne reine; elle était laide et boiteuse, elle avait pris pour devise une lune avec ces mots : Candida candidis. Elle eut trois fils et quatre filles. — Son portrait se trouve à Versailles, 2« étage, salle 153, n« 3117.

2. Mmée de Clunt/, n« 1824, médaille présentée par la ville de Lyon à Louis XII, elle porte d'un côté le buste du roi avec^ cette devise : Felice Ludovico régnante. Cœsare altero, gaudet omnis natio, et de l'autre le buste d'Anne de Bretagne, avec ces mots : Lugdunensis respubUca, gaudete ; bis Anna régnante bénigne sic fut con/lata 1499. Cette médaille est la plus grande qu'on eût encore coulée en France à cette époque. Les portraits sont en relief sur un fond ftcmé de fleurs de lis et d'hermioe.

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Après le départ du roi, les Français demeurèrent dans les garnisons de la Lombardie, prenant plaisir à faire des joutes^ des tournois et autres passe-temps ^.

Le Bon Chevalier qui, en son jeune âge, avait été nourri en la maison de Savoie, alla visiter une vaillante dame qui avait épousé son premier maître, le duc Charles de Savoie. Cette dame se nommait Blanche et se tenait en Piémont dans une ville de son douaire, appelée Carignan. Elle était remplie de courtoisie, et reçut joyeusement Bayart, le faisant traiter comme s'il eût été parent de la maison. Il faut savoir que pour lors, il n'y avait aucune maison de prince ni princesse en France, en Italie ou ailleurs, où tous gentilshommes fussent mieux reçus, ni où il y eût plus de passe-temps. Il y avait une fort honnête dame qui gouvernait cette maison; elle se nommait madame de Fruzasque *; son mari, honnête gentilhomme, avait la haute direction de la maison. Quand le Bon Chevalier fut donné comme page au duc de Savoie, cette dame de Fruzasque était une jeune demoiselle de la compagnie de la duchesse ; et comme les jeunes gens se fréquentent volontiers, ils se prirent en si grande affection que, s'il n'eût dépendu que d'eux, ils se seraient épousés; mais l'entrée de Bayart au service de Charles YIU fit que les deux jeunes gens se perdirent de vue pour longtemps. Pendant cet intervalle cette demoiselle fut mariée à ce seigneur de Fruzasque qui avait

1. Bayart profita de ces tréyes pour aller Toir sa famille. Son père était mort en 1494 ; il ne trouva donc que sa vieille mère avec laquelle il resta quelque temps, puis il alla à la cour du duc de Savoie où l'attirait une honnête affection.

2. C'est le nom que lui donne M. de Terrebasse dans son excellente Sistovre de Bayart. Le loyal serviteur l'appelle de Fluxas, probablement par erreur.

b3aucoup de biens ; il la prit pour 8!i bonne grftce, car 0lle avait peu de fortune, mais elle était vertueuse. Voulant faire voir au Bon Chevalier que Tamour honnôte qu'elle lui avait porté dans sa jeunesse durait encore, elle lui fit, à son arrivée à Garignan, toutes les gracieusetés et courtoisies qu'il est possible de faire à un gentilhomme ; ils devisèrent longuement de leur jeunesse et des campagnes de Bayart. Cette gentille dame de Fruzasque était aussi accomplie en beauté, en doux et gracieux parler, que femme qu'on eût su trouver. En son langage elle louait si fort le Bon Chevalier, que le faire davantage eût été impossible. Elle lui rappela son succès quand il s'essaya contre messire Claude de Yauldray, le tournoi qu'il gagna à Aire en Picardie, et l'honneur qu'il reçut à la journée de Fornoue, ce qui faisait grand bruit en France * et en Italie ; et elle le louait tellement que le pauvre gentilhomme en rougissait de honte. Puis elle lui dit : « Monseigneur de Bayart, mon ami , voici la première maison où vous avez été nourri;, ce serait pour vous une grande honte si vous ne vous y faisiez connaître aussi honorablement que vous l'avez fait ailleurs. »

Le Bon Chevalier répondit : « Madame, vous savez bien que dès ma jeunesse je vous ai aimée, estimée et honorée, et je vous sais si sage et si bien élevée que vous ne voulez de mal à personne, et à moi moins encore qu'à un autre ; dites-moi, s'il vous plaît, ce que vous vou- . lez que je fasse pour donner plaisir à madame ma bonne maîtresse, à vous surtout, et au reste de la belle et

i. A noire grand regret, nous n'en avons trouvé aucune mention dans les Bulletins et campagne de la grande armée cTItalte^ par M. de la Pilorgerie : on ne pouvait encore prévoir l'illustre carrière de ce jeune enseigne de vingt-deux ans.

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bonne compagnie qui est céans. » La daine de Fruzasque lui dit : « Il me semble, monseigneur, que vous ferez fort bien de faire quelque tournoi en cette ville pour rhonneur de madame, qui vous en saura très-bon gré ; vous avez ici alentour, force de vos compagnons, gentilshommes français et autres gentilshommes de ce pays, qui s'y trouveront de bon cœur, j'en suis sûre. — Vraiment, dit le Bon Chevalier, puisque vous le voulez, cela se fera. Je vous prie de me donner un de vos bracelets, dont j'ai besoin. » La dame^ qui ne savait ce qu'il en voulait faire, le lui donna et il le mit dans la manche de son pourpoint sans dire davantage. Après le souper, où chacun fit bonne chère, les danses commencèrent, et tout homme s'acquitta le mieux qu'il put. Madame Blanche devisa longtemps avec le Bon Chevalier; à minuit on se retira.

Le Bon Chevalier ne dormit pas de la nuit, car il songea à ce qu'il avait à faire ; sa résolution prise^ il envoya le matin un trompette à toutes les villes des environs où il y a garnison , pour signifier aux gentilshommes que, s'ils se voulaient trouver quatre jours après en la ville de Carignan, en habillements d'hommes d*armes, « Pierre de Bayard donnait un prix, qui était un bracelet de sa dame où pendait un rubis de la valeur de cent ducats, à celui qui serait trouvé le mieux faisant à trois courses de lance sans lice et à douze coups d'épée. » Le trompette fit son devoir et rapporta par écrit les noms de quinze gentilshommes qui avaient promis de s'y trouver. Cela vint à la connaissance de madame Blanche qui en fut trèsjoyeuse ; elle fit préparer son échafaud sur la place où se devaient faire les courses et le combat.

Le jour désigné , vers une heure après midi , le Bon

Chevalier se trouva sur les rangs armé de toutes armes, et trois ou quatre de ses compagnons, et bientôt tous ceux qui devaient concourir se présentèrent^.

Après le tournoi, madame fit, par le seigneur de Fruzasque, convoquer, pour aller souper au château, tous les gentilshommes qui acceptèrent l'invitation. Croyez qu'ils furent bien traités, car céans on en savait bien la manière. Après souper les hautbois et les ménétriers commencèrent à sonner ; mais avant que Ton se mit en train de danser, il convint de donner le prix à celui qui Favait gagné. Tous dirent aux seigneurs de Crammont et de Fruzasque, juges du camp, que le Bon Chevalier avait, par le droit des armes, gagné le prix, et les juges le lui vinrent présenter; mais tout rougissant de honte il le refusa, en disant que, à tort et sans cause, lui était attribué cet honneur; que s'il avait fait quelque chose de bien, madame de Fruzasque qui lui avait prêté son bracelet, en était cause, et il la priait de donner le prix à qui bon lui semblerait. Le seigneur de Fruzasque qui connaissait la grande honnêteté du Bon Chevalier, n*en eut pas de jalousie, et vint rapporter avec le seigneur de Grammont la réponse à sa femme.

Elle, qui s*y connaissait en matière d'honneur, ne s'en troubla pas, mais elle remercia très-humblement le Bon Chevalier de la grâce qu'il lui faisait, et dit ces mots : « Puisque monseigneur de Bayart me fait cet honneur de dire que mon bracelet lui a fait gagner le prix, je le garderai toute ma vie pour Tamour de lui ; mais je suis d'avis que le rubis soit donné à Mgr de Mondragon; on sait que c'est celui qui a mieux fait après Bayart. » M°^«

I. Nous supprimons le récit de ce tournoi qui ressemble à tous les antres.

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Blanche fut très-joyeuse d'avoir eu dans sa maison le Bon Chevalier, dont tout le monde disait du bien. Le prix donné, les danses commencèrent et durèrent jusqu'après minuit. Les gentilshommes français demeurèrent encore cinq ou six jours à Garignan en joie et plaisir, faisant grand'chère; puis ils s'en retournèrent en leurs garnisons. Le Bon Chevalier prit aussi congé de Madame sa bonne maîtresse à qui il dit qu'il n'y avait ni prince ni princesse, après son souverain seigneur, qui eût plus d'empire qu'elle sur lui. La duchesse l'en remercia grandement. Il alla ensuite prendre congé de la dame de Fruzasque qui ne fut pas sans verser des larmes ; de son côté , il avait le cœur bien serré. L'amitié a duré entre eux jusqu'à la mort, et il ne se passait pas d'année qu'ils ne s'envoyassent des présents. Pendant un mois, on ne parla au château que de la prouesse, de l'hoAneur, de la douceur et de la courtoisie du Bon Chevalier, et il y était aussi aimé que s'il en eût dû être héritier.

Parmi les gens du château, le Bon Chevalier trouva Pizou de Chenas, qui avait été maître palefrenier du duc Charles de Savoie, et qui lui avait rendu autrefois quelques services ; voulant l'en récompenser, il le mena à son logis, et après l'avoir bien fait traiter, il lui donna un cheval qui valait bien cinquante écus ; le bonhomme l'en remercia de bon cœur. Bayart lui demanda ce qu'était devenu son écuyer du temps qu'il était en la maison de monseigneur de Savoie. Pizou de Chenas lui dit qu'il demeurait à Moncallier *, où il était marié et retiré, et qu'il était devenu fort goutteux. Le Bon Chevalier, qui ti'avait pas oublié les gracieusetés que son écuyer lui

i. Prèft de Turin, aujourd'hui Moncaglieri.

avait faites^ lui envoya, par Pizou, une belle et bonne mule ; il montrait, en agissant ainsi, qu'il conservait le souvenir des biens qu'on lui avait faits dans sa jeunesse.

Le seigneur Ludovic * s'était retiré en Allemagne, vers le roi des Romains, avec beaucoup d'argent, car, pour ce. qu'il voulait entreprendre, il en avait bien besoin ; Peu de temps après qu'il eut été chassé, il retourna en Lombardie avec bon nombre de lansquenets ', des Suisses, des hommes d'armes Bourguignons, et force chevaux d'Allemagne. Le 3 janvier, par le çioyen de quelques intelligences qu'il avait conservées, il reprit la ville de Milan et en chassa les Français ; m bis le château resta entre les mains du roi. A l'exemple de Milan, plusieurs villes du duché se révoltèrent, entre autres toutes celles qui conduisent à Gênes, comme Tortone, Voghera et plusieurs châteaux. Quand le roi de France apprit le trouble de son duché, comme prince magnanime et vertueux, il leva une grosse armée pour y envoyer, et en donna le commandement au seigneur de Ligny et à Jean- Jacques Trivulce qui assemblèrent leur armée en TAstesan et commencèrent à marcher •.

Pendant ce temps, Bayart était demeuré en Italie, par le congé de son maître, après le départ du roi de France, et il était en garnison à 20 milles de Milan avec d'autres

1. Ludovic le More, ainsi nommé soit de son teint bran, soit d'nn mûrier (mora) qui figurait dans ses armes ; il profita, pour rentrer dans Milan, des fautes que commit Trivulce, qui, chef du parti Guelfe, s'aliéna par sa conduite et ses persécutions la puissante faction des Gibelins.

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