‹ Histoire du gentil seigneur De BayartChapitre 4 sur 53 · PRÉFACE. VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VII

servir le « bien public de son pays, » où cependant il était trop souvent dédaigné au profit d'indignes favoris. Sa vie respire encore Tamour de la justice, sans laquelle, dit-il, un royaume « n'est qu'une forêt de brigands, » et surtout le besoin de l'action, de l'action incessante : agir, c'est être homme. En un mot, à nul, selon nous, ne convient mieux qu'à Bayart ce mot d'un écrivain du dix-huitième siècle : « Sa vie entière fut un hymne à l'honneur de l'humanité. »

Comme dans les Mémoires du cardinal de Retz^ nous avons supprimé les longueurs, et un seul passage qui ne pouvait convenablement être placé sous les yeux de la jeunesse, quoique ce soit un des actes les plus honorables du chevalier sans peur et sans reproche, et où on trouve Vhomme avec toutes ses faiblesses et non plus un de ces héros en marbre ou en bronze, bons à mettre seulement sur un piédestal.

Nous avons aussi emprunté toutes nos vignettes à des sources authentiques et très- variées : musées du Louvre, de Versailles, de Cluny, cabinet des Estampes et manuscrits de la Bibliothèque nationale : nous y avons pris entre autre pièce, le faosimile de la signature de Bayart (c'est l'orthographe

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