NVMER... CA : HI : CALCVLI : CVSSI : FV
+ IVSSV DOVICI : XII : FRANCOR : REGIS. {Nume-
randi causa hi calculi cusi fuerunt jussu Ludovici XII, Francorum régis).
Croix à double traverse. Bordure polylobée et fleuronnée. — 9^. Champ semé de fleurs de lis; bordure semblable à celle de l'avers. {PL, fig. 119.)
(Argent. — Cabinet des Médailles,)
Indépendamment de Louis III et de René, dont il a été question ci-dessus comme ayant été successivement ducs d'Anjou, Louis II avait eu un troisième fils, qui fut comte du Maine sous le nom de Charles III. Charles III décéda en 1472, et son fils, Charles IV, lui succéda dans le comté du Maine. Ce dernier hérita en 1480, de son oncle René, des royaumes de Sicile et de Jérusalem, du duché d'Anjou, du comté de Pro-
(1) Duby, Traité des Monnaies, pi. xcix, fig, 3 et 4.
vence, etc., et laissa par testament toutes ses seigneuries à Louis XI, roi de France. Il mourut en 1481 .
Charles III, comme puîné d'Anjou, avait dû ajouter dans son écu une nouvelle brisure à celle d'Anjou moderne, et nous verrons bientôtenquoi cette nouvelle brisure consistait. Quant à Charles IV, il est dit d'une manière très-explicite dans le testament du roi René, de 1474 (1), qu'il portait déjà à cette date le nom et les armes d* Anjou, comme principal héritier présomptif de René. Le jeton qui suit ne peut donc guère convenir qu'à Charles III.
* 19. GETTES . ET : AV : COMPTE . ENTENDES = AFIN- QVE- VOVS- NE- MESCOMPTES.
Cartouche formé de trois arcs de cercle et de trois angles, alternés, renfermant les armes d'Anjou moderne brisées d'un petit lion à dextre dans le haut de la bordure. — Cf. Croix fleuronnée et évidée en quadrilatère arqué. Une petite couronne au commencement de chaque légende. (P/., fig. 120.)
Les armes de Charles III d'Anjou, comte du Maine, sont ainsi blasonnées par le père Anselme : Semé de France au lion d'argent au franc canton, à la bordure de gueules. Dans le dessin que cet auteur donne des mêmes armes, le lion est représenté dans l'angle dextre supérieur du semé de France, mais ne portant nullement sur la bordure de gueules.
En dehors de notre jeton, nous n'avons pu retrouver sur aucun monument contemporain le blason de Charles III en sa qualité de comte du Maine; nous ne pouvons donc pas dire si la raison est du côté du père Anselme (2), ou du côté de notre
(1) Dûment, Corps diplomatique du droit des gens,
% Les armes de Charles III, comte du Maine, sont blasonnées dans VÊtat de la France, du père Simplicien, et dans V Armoriai du Maine, de M. Cauvin, de la même manière que Ta fait le père Anselme ; mais il est évident que ces auteurs se sont répétés les uns les autres, et ils ne font, par conséquent, qu'une seule autorité.
jeton, pour ce qui concerne la véritable place que le lion doit occuper dans ce blason. Nous ferons toutefois remarquer que le lion étant ici une brisure de brisure, que Charles III avait prise comme puîné d'Anjou, sa place la plus naturelle paraît être dans la brisure primitive, c'est-à-dire dans la bordure d'Anjou moderne, comme le jeton la donne. C'est ainsi que les comtes d'Angoulême issus des ducs d'Orléans ajoutaient des croissants sur les pendants du lambel d'Orléans, et que les comtes d'Alençon issus des comtes de Valois chargeaient de besants la bordure de Valois, ne différenciant leurs armes d'avec celles
des aînés de la branche dont ils descendaient qu'au moyen d'additions faites à la brisure de cette branche, sans toucher
au fond même de l'écu .