‹ Histoire du jeton au moyen ageChapitre 49 sur 70 · GETTOIRS : POVR : LE : CAMBRE : DES · texte numérisé non relu

GETTOIRS : POVR : LE : CAMBRE : DES

COMPTES. Champ armorié comme sur le n° précédent.

^. {Quintefeuille,) QVI : BIE : GETTERA : LE : COMPTE : TROVVERA. Briquet lançant des étincelles. Au bas, des branches mortes enflammées, et un demi-soleil. (Cuivre rouge.)

* 49 : GETTOIRS : DV : BVREAV : DE : MONS : LE : DVC.

Çf : QVI : BIE : GETTERA : LE : COMPTE TROVVERA.

Types du n° précédent. (Cuivre rouge. )

80. Variété aux mêmes types, mais dont les légendes, commençant par un quiotefeuille, sont :

lETTOIRS : DV : BVRAV : DE : MO'SIGNEVR : LE : DVC.

Cf. TEZ : TREVVE : LE : COTE : QVI : NA MIE ; SEN : CO'TE. ( Manuel de M. de Fontenay, p. 249. )

Les jetons n°» 47 à 80 sont, sans doute, tous les quatre des Pays-Bas ; leur faire et leurs marques semblent l'indiquer.

51. + CHE SONT . DES . GETOVIERS . DE LA = + LA CHAMBRE . DES . CONTES . DE DUO. {Ce sont les getoirs de la Chambre des comptes de Dijon, )

Types des n**' 48 à 50, mais avec cette différence que, dans le champ armorié, la bordure des quartiers de Bourgogne moderne n'est pas indiquée.

52. + GECTS : POVR : LA : POVRTER = + DE : LA : SAVNERIE : DE : SALINS.

Briquet au-dessus de deux hâtons noueux enflammés. — ÇT. Croix fleuronnée, cantonnée de quatre trèïles.

Nous ne savons de quel métal sont les jetons n*** 51 et 52, que nous décrivons d'après les dessins donnés par M. de Fontenay, Manuel^ p. 334 et 388.

Nous devons dire quelques mots de jetons que Ton rencontre très-communément, aux insignes des ducs de Bourgogne, de l'époque de Philippe le Bon ou de Charles le Téméraire, en laiton, d'un travail peu soigné, et qui n'a aucun rapport avec la façon de ceux que l'on sait avoir été frappés dans les ateliers monétaires des Pays-Bas, sous la domination de ces princes. On y voit, d'un côté, tantôt les armoiries pleines, comme sur le n** 51 , c'est-à-dire sans bordure componée dans les quartiers de Bourgogne moderne, tantôt un briquet accompagné comme sur les n°* 48 à 50, ou encore trois briquets disposés en triangle ; et, de l'autre côté, une croix ornée de différentes manières. Les légendes sont : VIVE . BOVRGONGNE . VIVE . —VIVE . AMANT . VIVE AMOVRS . — JETTES . SEVREMENT.— Etc. Il paraît bien douteux que les pièces dont il s'agit soient pour la plupart autre chose que des jetons banaux, produits par l'industrie privée, pour être vendus dans les Etats ou aux partisans des ducs de Bourgogne. La légende : Vive amant, Vive amours ! existe sur beaucoup d'autres jetons banaux du

même temps, au revers des armes de France accompagnées des mots : Vive le Roi, et où elle ne nous paraît pas devoir être prise plus au sérieux, sous le rapport de la portée historique, que la légende Vive blan pain ! qui lui fait souvent concurrence sur les anciens jetons de même nature. Nous ne saurions, pour notre compte, y trouver qu'un souvenir de la jovialité proverbiale de nos pères.

Les jetons qui suivent ont directement rapport à Charles le Téméraire ou à son administration.

83. {Fleur de lis,) GETTOIRS : AV : NOBLE : CONTE : DE : CHARIOL. Lion assis. Entourage polylobé et fleuronné. Type imité des tiers de lion d'or frappés dans les provinces belgiques sous Philippe le Bon.

Cf. + QVI : BIEN : lETRA : LE : COMPTE : TROVERA.

Écu aux armes de Bourgogne moderne, de Bourgogne ancien, de Brabant et de Limbourg, avec le sur-le-tout de Flandre. Entourage palylobé et fleuronné.

( Cuivre rouge. — Communication de M, d'Affry, )

Jeton frappé pour le service de Charles le Téméraire en sa qualité de comte de Cbarolois, et par conséquent du vivant de Philippe le Bon. Les armes du revers sont celles de Philippe le Bon, puisqu'elles sont sans aucune brisure, tandis que Charles le Téméraire, avant d'avoir succédé à son père, brisait ces armes d'un Ïambe! dans les quartiers de Bourgogne moderne (1).

Charles le Téméraire avait été fait comte de Charolois en 1433, sinon à l'époque même de sa naissance, au moins à celle de son baptême.

S4. ( Couronne. ) SE . GECTES . SEVRMENT = LE . COMTE . TROVVERES.

Deux C en caractères gothiques bourgeois, réunis par un

(1) Olivier de Vrée, Sigilla, p. 92.

lacs d'amour. — Cf. Croix fleuronnée ouverte au centre en quadrilatère arqué et renfermant une étoile. A l'avers et au revers, les mots de la légende sont séparés par des fleurons.

(Argent. — Cabinet des Médailles. ) M. de Fontenay voit dans cette pièce, dont il a donné le dessin (Manuel, p. 104), un jeton frappé à l'occasion des fiançailles de Charles le Téméraire, alors comte de Charolois,et de Catherine de France, fllle de Charles VII, qui eurent lieu en 1439. Catherine de France mourut à Bruxelles en 1446.

85. {Briquet,) GETTOIRS : DES : FINANCES : DV : DVC. Trois briquets entrelacés, accostés de trois C, le champ semé d'étincelles.

IV. ( Quintefeuille. ) lE : LAI : EMPRINS : AVTRE : NARAI. Le collier de l'ordre de la Toison d'or, passé dans les branches de la croix de saint André, formée de deux bâtons noueux, mis en sautoir. Champ semé d'étincelles (1).

(Argent. — Cabinet des Médailles, )

La devise complète de Charles le Téméraire était : Je l'ai emprins, bien en aviengne (2). Ici, elle ne figure qu'à moitié, et elle est jointe à celle de Philippe le Bon, que nous avons déjà vue.

56. lE LAI : EMPRIS. Les lettres C et M, en caractères bourgeois, initiales de Charles et de Marguerite, réunies par un lacs d'amour.

Cf. (Quintefeuille.) GECTORS . DE . LA CHAMBRE . DES . FINANCE. Ecu aux armes pleines de Charles le Téméraire. Entourage polylobé (3).

(Argent. — Cabinet des Médailles.)

(1) Le dessin d'un jeton semblable a été donné par M. de Fontenay dans son Manuel, p. 249.

(2) Revue numismatique^ 1843, p. 79; article de M. Dumersan.

(3) Manuel de M. de Fontenay, p. 104.

Ce jeton se rapporte au mariage de Charles le Téméraire et de Marguerite d'York (1467), de même que les deux suivants :

87. + lE : LAY : EMPRINS : BIEN : EN : A : VIENNE. ECU aux mêmes armes que sur le n" précédent.

I^. + lETTOER^ : DV : BVREAV : DES : MAIST'S : DOSTELZ. Pied de maiguerite, chargé de cinq fleurs avec lesquelles sont enlacés deux C adossés.

^Argent. — Van-Miéris^ t. I.)

* S8. lAMES . PLVS . lAMES . PLVS. Grand K gothique, initiale de Karolus, dans un champ fleuronné. Fleurons dans la légende.

ÇT. Même légende qu'a l'avers. Grand M gothique, initiale de Margarita, dans un champ fleuronné.

(Cuivre rouge, PI, fig. 102. )

La devise Jamais plus n'a été pour Charles le Téméraire qu'une devise de circonstance, qui ne nous est connue que par notre jeton ; il était temps d'ailleurs qu'il la prît, puisque son union avec Marguerite d'York n'était pas moins que son troisième mariage ; et ce fut, en effet, le dernier.

59. VIVE . BOVRG . AV . NOBLE . DVC. Briquet lançant des étincelles, chargé des armoiries pleines de Charles le Téméraire. Dans la légende, une fleur de lis après chaque mot.

Cf. lECT . P . LES . MAIST . DE , LA . MO . A . BRVG.

{Jectoirs pour les maistres de la Monnaie à Bruges). Saint André, patron de la Bourgogne et de l'ordre de la Toison d'or, soutenant sa croix. Dans le champ, et en chiffres arabes, la date 1468, écrite dans le sens vertical et répétée de chaque côté du Saint, à sa droite en montant, et à sa gauche en descendant.

(Cuivre rouge. — Van-Miéris, 1. 1.) Ce jeton, dont le type principal est imité des florins d'or, dits de saint André, est particulièrement remarquable en ce qu'il est jusqu'ici le plus ancien sur lequel on trouve une

143 HISTOIRE DU JETOIf.

date. M. Hermand en possède un exemplaire varié, sur lequel le millésime 1468 n'est exprimé qu'une fois, et à la gauche du Saint.

* 60. + MONIOIE : SANS : BLAME : VIVE : BOVRG. Saint André soutenant sa croix.

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