ET PRINCES DE LEUR MAISON
Nous ouvrons cet article par l'unique jeton que nous connaissions des ducs de Bourgogne antérieurs à ceux de la race de Valois ; des ducs, par conséquent, qui descendaient du Roi Robert.
* 39. +GETES : CONTES : SOMES : REIN. Écu bandé de six pièces.
^. + CONTES . GETES . ET . BEN . SONME. Croix à
triple nervure, fleurdelisée et entourée de quatre arcs de cercle.
(P/.,'fig. 95).
[i) Revue numismatique de 1847, p. 53, et pi. m, fig. 2. Dans le dessin qui accompagne Tarticle de M. Duchalais, et qui a été fait sur le même exemplaire que le nôtre, la couronpe de la guivre, dans les quartiers 2 et 3, a été omise, bien qu'elle soit d'ailleurs très-apparente sur le jeton.
(2) Tablettes de Thémis,
Ce jeton peut être de la première moitié du xiv" siècle.
Les armes du duché de Bourgogne étaient un bandé d*or et d'azur de six pièces, à la bordure de gueules ; mais on les voit cependant plusieurs fois, comme ici, représentées sans la bordure. On peut consulter à ce sujet les descriptions n**' 33 et 34, au chapitre des Reines de France, de deux jetons de Jeanne, fille de Robert II, duc de Bourgogne, et femme de Philippe de Valois (1328-1348).
Le dernier duc de Bourgogne de la première race fut Philippe de Rouvres, qui mourut en 1361, et dont la succession revint au Roi de France Jean le Bon. Celui-ci donna le duché de Bourgogne en 1363 à Philippe le Hardi, son quatrième fils; et Philippe, dont les armes propres que Ton appela de Bourgogne moderne^ étaient de Finance à la bordure componée d'argent et de gueules, les écartela des armes du duché de Bourgogne, que nous avons déjà blasonnées, et qui furent dites de Bourgogne ancien.
Nous ne pouvons tracer ici un historique bien complet des accroissements de puissance de la maison de Bourgogne de la race des Valois sous Philippe le Hardi et ses successeurs ; nous ne ferons que rappeler, en donnant la liste des ducs, quelques faits qui ont plus particulièrement trait à nos recherches, et ceux entre autres qui ont eu de Tinfluence sur les transformations successives de leur blason.
Philippe le Hardi avait épousé en 1369 Marguerite, fille unique de Louis de Maie, comte de Flandre et d'Artois ; celuici mourut en 1384. Bien que, contre tout précédent, Philippe le Hardi ait exercé en Flandre, comme mari de la comtesse, une autorité aussi grande que s'il eût été le véritable propriétaire du comté, il ne changea cependant rien à Técu de ses armes décrit ci-dessus.
Jean-sans-Peur, leur fils aîné, duc de Bourgogne en 1404 par la mort de Philippe le Hardi, comte de Flandre et d'Artois
en 1405 par le décès de Marguerite, tué en 1419 sur le pont deMontereau, ajouta aux armoiries qu'il tenait de Philippe le Hardi le sur-le-tout de Flandre, de sable au lion d'or.
Philippe le Bon, fils de Jean-sans-Peur, prit les mêmes armes que son père, lorsqu'il lui succéda. Mais ayant hérité, en 1430, des duchés deBrabant et de Limbourg, il partit les quartiers 2 et 3 de son blason, qui étaient de Bourgogne ancien simplement, le 2* du lion de Brabant (1), et le 3* du lion de Limbourg (2). Il réunit encore à ses vastes possessions, en 1433, les comtés de Hainaut, de Hollande et de Zélande.
Charles le Téméraire, fils de Philippe le Bon, lui succéda en 1467, et porta les mêmes armoiries. A sa mort (1477), et à défaut d'héritier mâle, le duché de Bourgogne fut réuni à la couronne par Louis XI ; mais la fille unique de Charles le Téméraire, Marie, qui conservait les possessions de Charles dans les Pays-Bas, ne s'en intitula pas moins duchesse de Bourgogne (1477-1482), et les successeurs de celle-ci prirent aussi le titre de ducs de Bourgogne. Marie conserva les armoiries de son père et de son aïeul, quelquefois seules, et d'autres fois en les accouplant k celles de l'archiduc Maximilien d'Autriche, qu'elle avait épousé en 1477.
Philippe le Beau, fils de Maximilien et de Marie, archiduc d'Autriche par sa naissance, duc de Brabant, comte de Flandre, d'4rtois, etc., en 1482, par suite du décès de sa mère. Roi d'Espagne en 1504 par son mariage avec Jeanne la Folle, porta plusieurs blasons différents, mais dans lesquels les armes d'Autriche, de gueules à la fasce d'argent^ figurent toujours. Ces armoiries ne peuvent donc être confondues avec celles des ducs de Bourgogne, ses ancêtres maternels.
Nous renvoyons, pour les preuves des lignes qui précèdent,
(1) Brabant : De sable au lion d'or^ lampassé et armé de gueules,
(2) Limbourg : D'argent^ au lion de gueules^ couronné et armé d'or, lampassé d'azur, la queue fourchée et passée en sautoir.
130 HISTaiRE DU JETON.
aux planches d'Olivier de Vrée, Sigilla comitum Flandriœ^ Bruges, 1639, et aux remarques de Jules Ghifflet, insérées dans le même ouvrage, à la suite du texte. Nous n'insisterons pas sur ces détails, que Ton peut dire rudimentaires, mais qui, cependant, n'ont pas été connus de tout le monde, et qui auraient notamment épargné à Duby bien des erreurs dans le classement qu'il a fait des monnaies des ducs de Bourgogne de la 2* race.
11 existe des jetons de ces ducs, et souvent pour différents services de la même province ( Chambres des comptes ; Monnaies; Bureau des finances; Hôtel; etc. ), frappés en Bourgogne, en Flandre, en Brabant, et dans bien d'autres de leurs possessions. Leurs jetons sont trop nombreux pour que nous puissions décrire tous ceux que l'on connaît. Ce serait la matière de tout un volume. Nous ferons un choix parmi les jetons publiés et parmi les jetons inédits que nous avons pu rencontrer.
Les trois jetons ci-après, par la composition de l'écu, conviennent particulièrement à Philippe le Hardi :
* 40. Ecu écartelé de Bourgogne moderne et de Bourgogne ancien, entouré de quatre arcs de cercle. Les compons de la bordure de Bourgogne moderne ne sont pas indiqués. Dans les intervalles du champ laissés libres par le type, les lettres AVE MARI, disposées d'une manière bizarre, permettent à peine de reconnaître les deux mots qu'elles forment.
ÇT. Croix à triple nervure, fleurdelisée, évidée au centre en rosace, et entourée de quatre arcs de cercle. Quatre V en dehors des angles formés par les arcs de cercle. {PL, fig. 96.)
11 n'est pas rare que sur les jetons des ducs de Bourgogne, les compons de la bordure de Bourgogne moderne n'aient pas été indiqués (V. n°« 41, 42, 44, 45 et 81). Mais on ne peut tirer de cette circonstance aucun argument en ce qui concerne la composition réelle des armoiries de ces ducs, qui est bien
connue, et qui ne peut laisser aucun doute par Texamen le plus sommaire de leuss sceaux.
* 41 . + AVE . MARIA . GRATIA. Écu aux armes de Bourgogne moderne et de Bourgogne ancien, représentées comme sur le n° précédent.
Cf. Croix à triple ner\'ure, fleurdelisée aux extrémités, évidée au centre en rosace, et cantonnée de deux A et de deux M, initiales à' Ave et de Maria. Entourage de quatre arcs de cercle aboutés. A Textérieur, quatre annelets correspondant aux angles formés par les arcs de cercle.
42. + PHILPE : DVC : DE BOVRGOVGNE X. Écu aux armes écartelées de Bourgogne moderne et de Bourgogne ancien, figurées de la même manière que sur les n"' 40 et 41, surmonté d'une couronne et accosté des lettres P et M.
^ : CONTE . DE FLANDRES . CONTE. DART. Croix à triple nervure, fleuronnée et fleurdelisée aux extrémités, évidée au centre en rosace , et cantonnée d'un P et d'un M, d'un lion et d'une couronne. (Pi., fig. 97.)
( Cabinet des Médailles, )
Comme moyens de classement du jeton n° 42, on remarque d'abord, à l'avers, l'écu, qui est celui de Philippe le Hardi ; puis les lettres P et M, qui accostent l'écu, et que nous considérons comme les initiales de Philippe et de sa femme Marguerite de Flandre (1); enfin, au revers, ces mêmes sigles P et M en opposition dans deux des cantons de la croix , tandis que les deux autres cantons contiennent, également en opposition, une petite couronne semblable à celle qui surmonte l'écu des
(1) En publiant ce jeton dans la Revue numismatique de 1849, H. Rouyer, pour indiquer la valeur d«^s sigles P et M, avait cru pouvoir se borner à rappeler que Philippe le Hardi était comte de Flandre et d'Artois par sa femme, Marguerite de Flandre. Ce n'est pas sans quelque surprise qu'il s'est vu reprocher de n'avoir pas aperçu la signification de ces deux lettres. Cette explication suffira pour permettre d'apprécier si le reproche est bien fondé.
armes de Philippe, et un lion. Il n'est pas douteux pour nous que la couronne et le lion n'aient la même« signification que les lettres P et M, c'est-k-dire que la couronne ne se rapporte à Philippe le Hardi, et le lion à Marguerite de Flandre, dont il était les armes de famille. Nous ajoutons subsidiairement que les lettres P et M sont répétées trois fois sur deux contresceaux différents de Philippe le Hardi (1), et que, sur Tun comme sur lautre de ces contre-sceaux , Técu de Philippe, écarteU de Bourgogne moderne et de Bourgogne ancien, est accosté d'un P et d'un M, absolument de la même manière que surnotre jeton. Sur un sceau du même prince, on voit, semés dans le champ, deux P et deux pieds de marguerite en fleurs; et sur le contre-scel de ce dernier sceau les lettres P et M, semées dans le champ, sont répétées la première quatre fois, et la seconde trois fois (2).
Afin de ne pas être exclusifs dans nos appréciations, nous devons rappeler que M. deFontenay(3), attribuant notre jeton n'' 42 à Philippe le Bon, voit dans la lettre P l'initiale du nom de ce duc, et dans la lettre M l'initiale de Michelle de France, première femme de Philippe le Bon, ou même, et de préférence, l'initiale de Marguerite de Bavière, veuve de Jean-sans- Peur et mère de Philippe le Bon. Nous renvoyons le lecteur aux arguments exposés par M. de Fontenay, et dont les principaux, si nous ne nous trompons, sont tirés de ce que Philippe le Bon ordonna que l'on mettrait sur ses monnaies de Bourgogne, en un écu, « les plaines armes de mondit seigneur. « Nous ne prolongerons pas un débat dont l'utilité et la portée sont, en définitive, assez faibles ; mais nous devons cependant faire remarquer que la preuve alléguée par M. de Fontenay tourne entièrement contre son opinion, car les pleines armes de Phi-
(1) Olivier de Vrée, Sigilla, p. 65 et 66.
(2) Id,y page 69.
(3) Nouvelles Études, p. 109 et suiv. — Manuel, p. 248.
lippe le Bon n'ont jamais été Técartelé pur et simple de Bourgogne moderne et de Bourgogne ancien, tel qu'il figure sur le jeton. Nous savons que sur quelques monnaies frappées en Bourgogne, même sous Philippe le Bon, on a conservé Técu écartelé de Bourgogne moderne et de Bourgogne ancien, par l'habitude où Ton était de le voir sur ces monnaies, et peutêtre aussi par déférence pour les susceptibilités de la province , déférence sur laquelle Tamour-propre de Philippe le Bon finit néanmoins par l'emporter. Mais les mêmes raisons ont-elles jamais existé pour ne pas mettre sur les jetons, qui n'avaient pas un caractère public, le blason complet du duc, c'est-à-dire avec le sur-le-tout de Flandre d'abord, et plus tard avec les lions de Brabant et de Limbourg? Nous le croyons d'autant moins, qu'il est peu de princes qui aient tenu autant que Philippe le Bon aux insignes de leur grandeur. L'ordonnance que cite M. de Fontenay est une nouvelle preuve des sentiments du bon duc sur ce point, puisqu'elle a pour objet de substituer sur les monnaies de Bourgogne les armes pleines du duc aux armes du duché, et l'on voit, par les monnaies qui nous restent, que l'ordonnance a été exécutée (i).
Philippe le Hardi ayant créé, en 1385, pour les pays de Flandre et d'Artois, une Chambre des comptes, dont il fixa le siège à Lille, il paraît assez naturel, si l'on fait attention aux titres de comte de Flandre et d'Artois donnés à Philippe sur le jeton n** 42, de penser qu'il a pu être frappé pour le service de cette Chambre. Quoi qu'il en soit, il est peu douteux qu'il n'ait été fait des jetons de différents coins pour cette même Chambre pendant l'administration de Philippe le Hardi, et celui qui suit nous paraît également devoir être du nombre.
* 43. + LES . GETOVERS . DE . LA CA (mbre). Écu au lion de Flandre, dans un entourage de six arcs de cercle.
(1) Duby, Traité des Monnaies, pi. lui, fig. S, 6 et 7.
Çf.+DE— LET— ONS— VIA. Croix fleurdelisée aux extrémités, évidée en quadrilatère arqué, et renfermant une fleur de lis au centre. Quatre fleursde lis dans les cantons. (P/.,fig. 100.)
Un autre jeton de Tépoque de Philippe le Hardi, et concernant Âuxonne , rappelle, par les blasons qui y sont gravés, les droits respectifs que les ducs de Bourgogne et les archevêques de Besançon avaient dans cette localité. La légende, malheureusement, a souffert, et nous ne pouvons même pas garantir complètement la lecture du peu qui en reste. Les types sont de fort bonne conservation :
* 44. + lETT . BIEN Trois écussons disposés 2 et 1 et
renfermant les armes de Bourgogne moderne, sans indication des compons de la bordure, de Bourgogne ancien, avec les bandes tranformées en barres, et de Vergy. Ces dernières étaient de gueules^ à trois roses d'or de cinq feuilles^ percées au centre^ deux en chef et une en pointe,
ly. Croix k triple nervure, fleurdelisée aux extrémités, chargée en cœur d'un écu de Bourgogne ancien reproduit à contresenscomme à Favers, et entourée de quatre arcs de cercle. (P/., fig. 99.)
Il est fait mention par Duby, d'après VHistoire de la république séquanoise, de Gollut, de difficultés qui s'élevèrent entre Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, et Guillaume de Vergy, archevêque de Besançon, au sujet de l'exercice des droits monétaires dans la ville d'Âuxonne (1).
Il nous reste, pour faire suite à la série des jetons de Philippe le Hardi, à en décrire un de sa femme, Marguerite de Flandre (1369-1408) :
* 45. + AVE . MARIA . GRACI . P. Écu aux armes de Bourgogne moderne et de Bourgogne ancien , parties de Flandre. Les compons de la bordure de Bourgogne moderne
(1) Duby, Traité des Monnaies, t. II, p. 427.
ne sont pas indiqués, et les bandes de Bourgogne ancien sont transformées en barres. A part ces imperfections de gravure, qui n'existent que sur le jeton , les armes de Marguerite de Flandre sont exprimées de la même manière sur son sceau (4).
Cf. A-V-E-M. Croix à triple nervure, fleuronnée et fleurdelisée aux extrémités, évidée au centre en rosace et entourée de quatre arcs de cercle. {PL, flg. 98.)
Nous ne connaissons pas encore de jetons que Ton puisse attribuer particulièrement à l'administration de Jean-sans- Peur; mais il est d'ailleurs établi qu'il en a été forgé de son temps, en 1413, à la monnaie de Gand, pour la Chambre des comptes de Lille (2).
A partir de Philippe le Bon, les jetons frappés au xv^ siècle dans les Pays-Bas, sous la maison de Bourgogne, puis sous celle d'Autriche, offrent celte particularité assez remarquable que, lorsqu'ils ne sont pas en argent, ils sont le plus ordinairement en cuivre rouge, bien qu'il en ait quelquefois aussi été fait en laiton (3). On y reconnaît en outre le même travail que sur les monnaies, et quelquefois jusqu'aux marques des ateliers monétaires dans lesquels ils étaient frappés. Sous Philippe le Bon et sous Charles le Téméraire, les jetons delà Chambre des comptes de Lille étaient le plus souvent frappés dans les ateliers monétaires de la Flandre, et ceux de la Chambre des comptes de Bruxelles l'étaient ordinairement à la monnaie de Louvain. Nous ne répéterons pas, à ce sujet, les citationsque nous avons déjà produites au chapitre des Considérations générales (4) ; mais nous devons faire remarquer qu'il ressort de ces citations que, déjà même du temps de Philippe le Bon, on faisait presque chaque année, si ce n'était pas chaque année bien réguliè-
(1) Olivier de Vrée, Sigilla, p. 63.
(2) V. ci-dessus les notes de la page 21.
(3) Notes des pages 21 à 23.
(4) Ibid.
rement, une émission de jetons d'argent et de jetons de cuivre pour les gens de chacune des Chambres des comptes de Lille et de Bruxelles. On employait pour la gravure des matrices les tailleurs mêmes des coins des monnaies. Il eût été difficile d'en confier Texécution à des artistes plus capables : aussi les jetons frappés dans les Pays-Bas, sous la domination des ducs de Bourgogne, sont-ils généralement d'une correction de travail qui ne laisse rien à désirer.
Pendant qu'à la cour et dans les administrations financières des Rois de France, les jetons en étaient presque encore à leur point de début, sous le rapport de leurs types et de leurs légendes, qui faisaient moins allusion à des faits venant de se passer qu'à un état de choses pour ainsi dire permanent, ceux des Pays Bas commencèrent à prendre, sous les ducs de Bourgogne, un cachet plus prononcé d'actualité, en rappelant directement ou par allusion les événements les plus saillants intéressant le pays, comme les mariages des ducs et de leurs enfants, les traités de paix ou d'alliance. Les Pays-Bas bourguignons ont véritablement été le berceau des jetons historiques. C'est ainsi qu'en 1430, l'année qui suivit le mariage de Philippe le Bon et d'Isabelle de Portugal, les jetons de la Chambre des comptes de Bruxelles représentèrent les armes du duc et celles de la nouvelle duchesse (1). Van-Miéris a publié un autre jeton de Philippe le Bon, qui paraît avoir été frappé à la même occasion et que nous décrivonsîci :
46. PHS . BEI . GRA . DVX . BVRG. Écu écartelé de Bourgogne moderne et de Bourgogne ancien, avec le sur-letout de Flandre. L'écu est surmonté d'un casque.
Cf. lAMAIS . AVLTRE . lAMAlS . AVLTRE . Quatre briquets en croix, lançant des étincelles.
La légende du revers se rapproche, pour le sens, de la devise
(1) y. ci-dessus les notes de la page 21.
re naray^ prise par Philippe le Bon lors de son mariage avec Isabelle de Portugal, qui était sa troisième femme. Quant aux briquets, ils faisaient partie des insignes de Tordre de la Toison d'or, institué à Bruges par le bon duc en 1429.
Il existe de nombreux jetons, même parmi ceux des administrations financières, que Ton ne sait à qui attribuer de préférence, de Philippe le Bon ou de Charles le Téméraire ; nous en citons quelques-uns.
47. (Ouintefeuille,) lETTOIRS : POVR : LE : CAMBRE : DES : COPTES. Champ armorié de Bourgogne moderne, de Bourgogne ancien, de Brabant et de Limbourg, avec le sur-letout de Flandre. Type semblable à celui des doubles gros d'argent ou vierlanders frappés en Flandre et en Brabant sous Philippe le Bon et sous Charles le Téméraire.
Ijf . lOuintefeuille.) QVI : BIE' : lETTERA : LE : COMPTE : TROVVERA. Mouton marchant à gauche. Ce type paraît emprunté aux insignes de Tordre de la Toison d'or.
( Argent. — Cabinet des Médailles, )