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CHAMBRE DES COMPTES DU ROI, A PARIS

La Chambre des comptes des rois de France, suivant quelques auteurs, serait atissi ancienne que la Monarchie (1). D'abord ambulatoire et allant à la suite du Poi, elle aurait été rendue sédentaire à Paris, sous saint Louis. Quoi qu'il en soit de ces assertions, il ne parait pas que la compagnie qui tenait du Roi la mission de juger souverainement les comptes de son domaine et de sa maison ait reçu le nom de Chambre des comptes avant le règne de Philippe le Bel.

Dans une notice publiée au xviii** siècle, sur la Chambre des comptes (3), il est rappelé qu'un grand nombre d'édits et de déclarations, notamment aux dates des 13 août 1375,

(1) Tablettes de Thémis. Paris, 1755, 3« partie. (9) Armoriai de la Chambre des comptes^ par M"* Denys, armoriste de la chambre. Paris, 1709.

7 décembre 1460, 23 novembre 1461, 26 février 1464 et 20 mars 1500, ont confirmé à la Chambre ses droits, « comme étant Cour souveraine, principale^ première, seule et singulière du dernier ressort en tout le fait des comptes et des finances; Varche et répositoire des titres et enseignements de la Couronne et du secret de l'État^ gardienne de la Régale^ et conservatrice des droits et domaines du Roi, »

En 1316, la Chambre des comptes avait pour principal président , sous la dénomination de souverain^ le sieur de Sully, qui avait lui-même au-dessous de lui deux autres souverains, le doyen de Bourges et le sire de Lor (1). Depuis cette époque, et durant le reste du moyen âge, la Chambre a presque toujours eu simultanément plusieurs présidents, le plus souvent deux, Tun clerc, l'autre lai, et dont Tun des deux était premier président. La même distinction en clercs et en lais avait lieu pour les maîtres des comptes, qui jugeaient avec les présidents. La Chambre était complétée par les clercs ou petits clercs , autrement dits encore clercs en fcos, qui reçurent par la suite le nom d'auditeurs. En 1350, outre quelques officiers hors cadre, le nombre des maîtres des comptes était de huit, dont quatre clercs et quatre lais : celui des petits clercs, qui était de quinze en 1350, fut réduit à douze en 1359. La même organisation subsiste dans une ordonnance de CharlesY I, de 1388 (2).

Les présidents de la Chambre des comptes ont presque tous été des personnages d'un rang élevé. On remarque parmi eux beaucoup d'évêques, des connétables, des maréchaux de France, et presque tous les grands-boutilliers (3).

Si les jetons devaient être utiles quelque part, et surtout être employés en assez grande quantité pour motiver la gra-

(1) Ordonnances des rois de France, 1. 1.

(2) Ordonnances des rois de France, 1. 11 et VII.

(3) Annorial de la Chambre, — Tablettes de Thémis,

vure de coins spéciaux, c'était assurément à la Chambre des comptes, et il n'est pas, en effet, de corps dont on ait retrouvé plus de jetons particuliers. Voici la description des principales variétés que nous avons pu rassembler.

* 1 . Écusson renfermant deux fasces et entouré de quatre arcs de cercle perlés. Bordure de points dans un double grènetis. — Le même type est répété des deux côtés de la pièce. (P/.,fig. 1.)

L'attribution à la Chambre des comptes de ce jeton muet, dont il existe de nombreuses variétés, ne laisse guère de doute, si Ton fait attention aux armoiries, que nous allons retrouver tout à l'heure sur des jetons à légendes explicites.

La répétition de type sur les jetons est, en général, un caractère d'ancienneté. Il en sera produit d'autres exemples dans les chapitres suivants.

2. Tête royale, de face, ceinte d'une couronne k trois fleurons et entourée d'une bordure de cintres.

1^. Écusson renfermant deux fasces, entouré de quatre arcs de cercle perlés. Bordure formée de points disposés en triangles dans un double grènetis. ( PI. fig. 2. )

( Cabinet des Médailles. )

Les auteurs possèdent un jeton où l'avers du n° 2 est accouplé au revers du n"" 3 qui suit.

* 3. + GETOIRS DE LA CHAMBRE = + DES i

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