‹ Histoire du jeton au moyen ageChapitre 54 sur 70 · GECTOERS : BE : LA : CHAMBRE : = + BES COMPTES : BALPHINAL · texte numérisé non relu

GECTOERS : BE : LA : CHAMBRE : = + BES COMPTES : BALPHINAL

Champ écarteléen sautoir de France et de Bauphiné. — Cf. Croix fleuronnée, évidée en quadrilatère arqué, et renfermant une rosace à six feuilles. {PL, fig. 121.)

La Chambre des comptes du Dauphiné, autrement dite la Chambre des comptes delphinale, avait son siège à Grenoble. Ses attributions furent en partie réglées par une ordonnance de Charles V, du 26 mars 1367. Elle se composait alors de deux auditeurs et de deux clercs. Les clercs rapportaient les comptes, et les auditeurs jugeaient, remplissant ainsi les fonctions qui appartenaient aux maîtres dans la plupart des autres Chambres des comptes. En 1418, le Dauphin, depuis Charles VII, porta de deux à trois le nombre des auditeurs, de même que celui des clercs, et donna par la suite à Tun des trois auditeurs « nom, tiltre et auctorité de président. » Devenu Roi, il confirma cette organisation par une ordonnance du 14 juin 1439 (1).

* 83 {Couronne.) CHARLES . DAVLPHIN . DE . VIENOYS. Écartelé de France et de Dauphiné.

Cf. {Couronne.) COMPTES . BIEN . ET . LOYAVLMENT.

Neuf fleurs de lis massées en losange. {PL, fig. 122.)

Ce jeton est sans doute du fils de Louis XI, qui devint Roi sous le nom de Charles VIII, en 1483. Nous ne le croyons pas assez ancien pour remonter au temps où Charles VII n'était encore que dauphin, c'est-à-dire de 1417 à 1422.

Il existe beaucoup de jetons au type du dauphin ou de l'écartelé de France et de Dauphiné, mais sur lesquels rien n'indique qu'ils aient été frappés pour le Dauphiné même. Nous en parlerons au chapitre des jetons banaux.

Sur un jeton publié par M. de Fontenay (2), et qui paraît être de la fin du xv® siècle, on voit, prenant tout le champ, d'un côté, un écartelé de France et de Dauphiné avec la légende : GETTES . ENTENDES . AV. COMPTE ; et de l'autre cAé, un semé de France avec la légende : ET. PREMIER. PRESIDENT.

(1) Ordonnances des Rois de France, t. V, Vll et XllI.

(2) Fragments, 1845, pi. ix.

MISTOIftE DU JETON. 155

DES . COMPTES. Il est évident que ce jeton est incomplet, et que le revers, dont la légende commence par le mot ET, suppose un avers que nous n'avons pas, et qui est remplacé ici par un coin banal. Si le véritable avers était connu, on verrait sans doute que le jeton se rapporte à un premier président de la Chambre des comptes de Paris. Il paraît, au surplus^ établi que le jeton dont il s'agit ne peut avoir été frappé pour un officier de la Chambre des comptes du Dauphiné. Cette Chambre, qui compta par la suite six présidents, n'en avait qu'un au xv** siècle, et nous ne voyons pas comment ce président unique se serait alors trouvé en position de prendre le titre de premier président.

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