UN MOT DE PRÉFACE
11 y a six k sept ans que nous avons publié la remière édition de cet opuscule. Ce n'était u'uae ébauche, qui n'avait d'autre prétention ue de jeter un peu de jour sur l'origine si peu Dnnue du journal en France, que d'appeler l'atintion sur un sujet d'un intérêt si puissant et i varié.
Nous avons eu, depuis, la satisfaction de voir es écrivains justement estimés du public, dans es études sur le journalisme, s'aider de nos reberclies , et la satisfaction plus grande encore 'entendre beaucoup louer des travaux qui [aient, en grande partie, la reproduction, souent textuelle, du nôtre.
Encouragé par cet honneur qui nous était fait, ous nous sommes remis à l'œuvre , nous avons ïpris notre premier travail, et l'avons purgé vec soin des quelques erreurs qui nous avaient ehappé , et que nos confrères ont reproduites vec une confiance très flatteuse pour nous assuément, nais qui, au fond, n'en était pas moins àcheuse ; nous l'avons complété par de nouvel- 58 recherches sur Renaudot, le père du journal,
sur la presse de la Restauration , sur la révol tion opérée dans le journalisme en 1836 | Favénement de la presse à bon marché ; no Tavons augmenté enfin de l'histoire éminej ment curieuse des journaux de 1848, que ncj avons fait suivre du tableau de la presse actuâ et des lois qui la régissent. Bref, nous avons p| que doublé notre petit volume, et c'est un n< veau travail que nous donnons, [plutôt qu'u nouvelle édition, travail que nous nous somn efforcé de rendre aussi complet qu'il était pi sible dans les limites que nous nous étions t cées.
Ce que nous nous sommes proposé , — qu veuille bien le remarquer , — c'est Thistoire l'instrument et des diverses formes qu'il a r& tues, plutfrt que celle des effets qu'il a prodi et qu'il peut produire , c'est, en un mot, l'I toire du journal, plutôt que Thistoire du jour lisme, qui demanderait une autre plume qui nôtre.
Telle qu'elle est, cependant, cette mono^ phie nous semble de nature k être lue avec qi que intérêt par tous ceux qui s'intéressent è cause de ce merveilleux agent de civilisât qu'on nomme le journal , et peut-être ne ser elle pas tout à fait sans utilité pour les futi historiens de la presse* C'est tout ce que m ambitionnons.
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