‹ Histoire du lied; ou, La chanson populaire en Allemagne, avee une centaine de traductions en vers et sept mélodiesChapitre 27 sur 27 · XI. OscAK ScHADE. VolksUeder aus Thûringen, Weîmar · texte numérisé non relu

XI. OscAK ScHADE. VolksUeder aus Thûringen, Weîmar

XII. Elsafssiekes VolksbUehlein (Chansons populaires de l'Alsace, par Auguste Stôber). Strasbourg, 1842.

XIII. Deutsche Lieder in Volkes Herz und Muad, von Albert Trœger. Leipzig, 1864. 1 vol. (3).

(1) Cette coileclioD se recommande par les mêmes qualités que la précédente. L'auteur s^est surtout attaché aux chatitê de sociétés, & ces chants d'amour, de printemps et de chasse que les vaillants bour^ geois et les joyeuses bourgeoises du seizième siècle entonnaient dans leurs fêtes gaillardes. On y sent un large débordement de vie et ce recueil donne le tableau le plus animé des mœurs libres, de la joie cordiale, de la forte gaité du bon vieux temps.

(2) M. Simrock est peut être de tous les contemporains celui qui a le plus contribué à réveiller chez ses compatriotes le goût de la vieille littérature germanique, par ses travaux remarquables et ses excellentes traductions. Son recueil est fait en partie sur les précédents, mais il offre un intérêt particulier grâce à un grand nombre de chansons nouvelles recueillies par M. Simrock lui-même sur les bords du Rhin, surtout aux environs de Bonn.

(3) Édition de luxe, grand in-i*>, avec de jolies vignettes, donne une idée assez complète de la Chanson populaire en Allemagne,

XIV. Concordia, Anthologie classischer Volkslieder fur Piano- Ibrte uiid Gesang, van F. L. Schubert. Leipzig. 3 vol. (1).

(i) Ce recueil contient environ 900 chansons avec la musique pour piano et chant. Je le recommande particulièrement à tous ceux qui voudraient se donner le sentiment vif et intime de cette poésie. Telle mélodie leur en dira plus long que vingt gros volumes. On a beau faire, sans la musique cette poésie reste lettre morte; mais aux premières mesures du chaut elle parle, elle vit et vous croiriez qu'elle sort de vous même : car la mélodie en est l'âme, âme riche, mobile et vivace. L'Allemagne est le premier pays du monde pour la musique; ses mélodies populaires sont d'une étonnante variété et souvent d'une admirable profondeur d'émotion ; elles parcourent toute la gamme des sentiments humains, depuis la gaité folle jusqu'à la tristesse navrante, depuis Pair de danse rustique jusqu'à l'hymne religieux. Elles sent un trésor inépuisable pour le musicien, une source d'inspiration et de rajeunissement pour le poète, une joie perpétuelle pour le peuple. II y a certes une gaité plus vive et plus spirituelle dans la chanson- française qui pétille comme du Champagne, une folie plus délirante dans les saltarellcs italiennes qui bondissent comme la Napolitaine passionnée, un charme de rêverie plus mystérieux dans ces mélodies suédoises qui se prolongent et meurent plus douces et plus tristes que la voix du cor dans la sombre immensité des forêts de sapins; il y a peut-être une mélancolie plQS intense dans les admirables mélodies en mineur des Bohèmes, une délicatesse féminine, une résignation plus touchante dans les Daînos des Lithuaniennes, mais aucun de ces peuples n'a égalé les Allemands par la richesse et la diversité des motifs. Quelle fraîcheur par exemple, quel entrain dans les chants de chasseurs et de soldats, quelle tendresse par contre, quelle douceur dans les chants d'amour. Le caractère le plus général de cette musique, c'est la santé et la profondeur du sentiment unies à cette puissance de sympathie tranquille et naturellement épanouie que les Allemands désignent par le mol intraduisible de GemUth. En musique comme en poésie, ils sont cosmopolites. Leurs chants ont un caractère universel et largement humain : ils ont de quoi charmer tous les peuples. Aussi leur histoire n'est-elle point Unie. Combien de ces beaux refrains ont déjà passé l'océan Atlantique avec les hardis émigrants ; combien qui retentissent maintenant dans les solitudes du far-west et aident à former des âmes libres au milieu des forêts vierges.

IMYAll SUR L& CHANSON POFGl&IRE EN AlLElAfiNE ..

Ooeihe*8 sammtliche Werke, Stuttgart, Cotta, édition en 6 vol. 1863. (roy. pages 721-738. Fol&spœsie.)

Gebvinus. Oeschichte der deutschen Liiteraiur, Leipzig, 1853. 4t^ édition, tome II, pages 253-287. Volksgesang,

Uhland. Zur Oeschichte der Sage und Dichtung.Dniier Band. Abhandlang ùber die deutschen Yolkslieder. Stuttgart, Cotta, 1866. (C'est l'ouvrage le plus savant et le plus complet sur le sujet ; mais comme c'est un livre d'érudition , on ne peut le recommander qu'à ceux qui font de cette matière une étude spéciale.)

Gaube. Aestheiische Vortrœge, Zweites Bœndchen. Deutsche Yolkslieder. Iserlohn, 1866. (Bonne étude sur le refrain dans la^ chanson populaire, dans Goethe, Uhland et Rûckert.)

AuGUST Keissmank. Das deuUche Lied in seiner historise/ken Enttoickelung. Cassel, 1861. (Histoire du Lied, au point de vue musical, avec trente-trois molodies des quinzième, seizième, dix-septième et dix-huitième siècles.)

WiLMAB. Handbiichlein fur Freunde des deutschen Volksliede», Marburg. 1867.

Talvj. Char acier isiick der germanischen Folkslieder, Leipzig,

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