QUAND SOUFFLE LA BRISE
{WennU Mailûfterl weht.)
MUSIQCl DB KEBIPL.
Moderato.
W=Hr^-^yr^
fe
Quand s'ouf - Jle
la bri - se,
Sur
les champs nei geux;
Vi-o - let - te
sa-
i^M=f=^^fe^
- ^ - se De ron •^Tiir ses yeux bleus.
L'oi -
■'' ^II J.iU i:p
- seau par tris - tes - se res - té. Las ! sans
APPENDICE
voix
j ^ vJI
De folle al - lé-gpes-se, De
XZ.
folle al - lé - grès - se. De folle al -
isUlr
- gres " se, Re -chan-te au vert bois, De
yiîP
folle al - lé-gres-se, Re-chante au vert bois.
5M APPntBiCB.
IFleunssent les roses, Adieu, sombres jours* N'est-ce pas que les roses Font fleurir les amours?
La rose gentille Fleurit tous les mais ; L'amour un jour brille Et puia — plus jamais.
La fleur printanière Renaît tous les ans. L'homme seul sur la terre, L'homme n'a qu'un printemps.
L'oiseau revient vite Au tempe des amours ; Quand l'homme nous quitte Ah, c'est — pour toujours !
vu LA LORELEI
{Ich tœiiê nicht was soU es bedeulen.)
BÀLLA6B DB BBRRI niNB. — MUSIQUB DB SILCHBR.
Andaote.
F^9 if'
Dis -moi, quelle est donc cette his toi -re, Dont
mon cœur se sou - vient. De douce et d'anti-que mé-
-moi - re, Qui tou -jours me re - vient? La
bri - se fraîchit, il fait som-bre. Le vîexu Rhin coule en
APPENPIGB.
paix, Tout dort, tout gri ^on- ne; dans
l'om - bre S*em bra-sent les som - mets.
TPi=
Là-haut une vierge immortelle Trône au soleil couchant, Son sein de rubis étincelle La belle chante un chant ; Chante eu peignant sa chevelure.
Plus fière que le jour.
Un chant de merveilleuse allure, Un puissant chant d'amour!...
Le pêcheur d'un désir sauvage (1) Frémit dans son bateau.
Son œil ne voit plus le rivage.
Son œil regarde en haut !...
(1) La première moitié de cette strophe se chante allegro, avec passion ; dans la seconde, à partir des mots : Je crois que la vague dévore^ on rentre dans le mouvement primitif; la fin très calme.
ÀPPENOICB. 5i9
Je crois que la vague dévore La barque et le pêcheur...
0 Lore des flots, fière Lore, Voilà ton chant vainqueur !
TABlfi DES MATIÈRES
Di^DiCAÇf . .
AtàNT'^PROPOS
BiCOXJYEBTE DE LÀ POÉSIE POPUIAIEB
Caractère sacerdotal du poète à Torigine des civilisations. ~ Le don poétique .considéré conine nm néirétotioii divine chez les anciens, comme une faculté exceptionnelle chez les modernes. ■— Le peuple poêle sans le savoir. — Ses créations. — Les Voix des peuples de Herder. — Découverte des chants populaires de TAIIemagne. — Nouvel horizon en esthétique et en poésie . • . tt
KAISSAKCE DU CHAITT FOJPXTLàlBE
La poésie populaire chez les Celtes et les Germains. *^ Culte des Français pour la poésie officielle, des Germains pour la poésie libre et spontanée. — L'épopée païenne en Germanie. — Le christianisme étouffe la vieille poésie populaire. — Lutte entre le christianisme et le génie germRBiqpe. — Le réveil du peuple et les guerres des Suisses. — Chants sur la bataille de Sempach et de Morat. — Naissance du Lied moderne; il Jaillit du sentiment de la liberté. ^ Son épanouissement au quinzième et au f eizième siècle. — Son auteur, c'est le peuple tout entier ... 49
B^^S TABLE DES MÂTIÈRESk
ni
LIS BALLADES HEKYEILLEUSES ET l'iDYLLE DANS LES BO 18
Groupement naturel des chants pop-ilaire» — lU reflètent la vie du peuple allemand au seizième siècle. — Débris de la mythologie païenne. — Métamorphoses des dieux gernorains persécutés parTÉglise chrétienne. — Les génies des lacs et des mon tagnes. — Les Nixes en Suède et en Allemagne. — Le seigneur Olaf et l'Elfe. — L'idylle primitive ; le pâtre et la bergère. . . 91
LES AvÊkTUBIEBS
Le Don Juan des bois. — Le joyeux vagabond. Miracles da vin. — La mort du brigand et le repentir du bandit. — Le soldat malgré lui et le spldat quand même. — Les bohémiens. — Le pauvre ménétrier ~ L'étudiant et la bourgeoise. — Le vaillant charpentier et la belle comtesse. — Ulric de Hutten, le chevalier de la liberté 13»
ÉPOPÉE ET IB*A6ÉDI£ DE l'aMOTTB
Les amours du compagnon. — La pauvre fille séduite. — Le page et la fille du comte. — Les amours malheureux. — La vengea n.ce.. — Triomphe de l'ameur dans la mort SOI
LA VIE BELIGIEUSE
L^Église catholique et ses hymnes. — Le peuple et ses légendes. ~ Luther, la Réforme et les cantiques protestants. — Affranchissement de la poésie religieuse; elle quitte l'Église pour la Nature et l'Humanité. S63
MOBT ET BÉSUBBECTION DU LIED .
Décadence de la chanson populaire vers la fin du seizième