Saint-Beuve
Vois-tu, le chaud soleil se mire
Dans mon suave azur, La lune à mon cristal aspire,
Y baigne son front pur.
C'est tout mon ciel bleu qui fappelle
Dans son sein transparent, Vois, dans ma rosée éternelle,
Sourit ton front charmant !
Le flot muL'it, le flot s'élève,
Lui baise le pied nu.
Son cœur se gonfle et se soulève
Comme au plus doux salut.
Ce fut un chant, un long sourire...
Il tressaille éperdu 1...
Il cède... il tombe... elle l'attire
El nul ne l'a revu.
Qu'est-ce qui nous captive dans cette ballade ? Est-ce seulement rélran2:e fascination que nous ressentons en face de l'eau ? Est-ce encore la séduction qui s'insinue dans nos sens troublés ? Est-ce la fascination éternelle de l'homme par la femme, qui nous enlace et nous enveloppe dans sa voluptueuse étreinte? Est-ce l'attrait de Tinfini qui engloutit l'homme dans son e^ouffre séducteur? Je ne sais. C'est tout cela peut-être, ou plus encore. Il y a dans toute création, vraiment poétique, un secret insaisissable qui se dérobe à l'analyse, mais qui s'impose au sentiment et que l'amour seul sonde dans toute sa profondeur.
Terminons par une l)allade chevaleresque où l'idée ressort nettement d'un dialog^ue vif et mouvementé.