BALLADE D6 HENRI HEINE. — MUSIQUE DE SILCHBA
Aadante.
Dis -moi, quelle est donc cette his toi -re, Dont
mon cœur se sou - vient, De douce et d'anti-que mé-
c±ie:=:i
- moi - re, Qui tou - jours me
re - vient? La
bri - se fraîchit, il fait som-bre, Le vieux Rhin coule en
APPENDIGB.
Tom - bre S'em bra-sent les som - mets.
Ef?=P
iz^
Là-haut nne vierge immortelle Trône an soleil couchant, Son sein de rubis étincelle La belle chante un chant ; Chante en peignant sa chevelure, Plus fière que le jour.
Un chant de merveilleuse allure, Un puissant chant d'amour !..«
Le pêcheur d'un désir sauvage (1) Frémit dans son bateau.
Son œil ne voit plus le rivage.
Son œil regarde en haut ! . . .
(1) La première moitié de cette strophe se chante allegro, avec passion ; dans la Mconde, à partir des mots : Je crois que la vague dévore, on rentre dans le mouvement primitif; la fin très calme«
APPENDICE. 519
Je crois que la vague dévore La barque et le pécheur...
0 Lore des flots, fière Lore, Voilà ton chant vainqueur !
dédigaci . .
Avant-propos
DÊCOUYBBTE .DB LA TGÈSIE POPULAISB
Caractère sacerdotal du poète à Torigine des civilisations. — Le don poétique considéré comme nne révélation divine chei les anciens, comme une faculté exceptionnelle chez les modernes. — Le peuple poète sans le savoir — Ses créations. — Les Voix des peuples de Herder. — Découverte des chants populaires de TAUemagne. — Nouvel horizon en esthétique et en poésie . . . SS
NAISSANCE DV CHAlITr POPULAIRE
La poésie populaire chez les Celtes et les Germains. — Culte des Français pour la poésie officielle, des 6f>rmains pour la poésie lihre et spontanée. — L'épopéo païonne eo Germanie. — Le christianisme étouffe la vieille poésie populaire. — Lutte entre le christianisme et le génie germaniq^ne. ~ Le réveil du peuple et les guerres des Suisses. — Chants sur la bataille de Sempach et de Morat. — Naissance du Lied moderne; il jailKt du sentiment de la liberté. — Son épanouissement au quinzième et au seizième siècle. — Son auteur, c'est le peuple tout entier ... 49
5^1 TABLB DBS MÀTIÈRBS.
LIS BALLADES MEEVEILLET78ES ET l'iDTLLE DAKS LES BO 18
Groupement naturel des ch mis popiUre> ~ Ih rdflèterit It Yie du peupl«* allemand au seizième siècle. — Débris de la mythologie païenne. — Métamorphoses des dieux germains per* sécutés parPÉglise chrétienne. — Les génies des lacs et des mon tagnes. — Les Nixes en Suède et en Allemagne. — Le seigneur Olaf et TElfe. — Lldylle primitive ; le pâtre et la bergère. . . 91
LES AVENTU&ÎEES
Le Don Juan des bois. — Le Joyeux vagabond. Miracles du vin. — La mort du brigand et le repentir du bandit. ~ Le soldat malgré lui et le soldat quand même. — Les bohémiens. — Le pauvre ménétrier — L'étudiant et la bourgeoise. — Le vaillant charpentier et la belle comtesse. — Ulric de Hutten, le chevalier de la liberté. 439
ÉPOPÉE ET TRAGÉDIE DE l' AMOUR
Les amours du compagnon. — • La pauvre fille séduite. — Le page et la fille du comte. — Les amours malheureux. — La vengeance. — Triomphe de rameur dans la mort ...... 901
L*Église catholique et ses hymnes. — Le peuple et ses légendes. — Luther, la Réforme et les cantiques protestants. -» Afl^ranchissement de la poésie religieuse; elle quitte TÉglise pour la Nature et rUumanité 365
Décadence de la chanson populaire vers la fin du seizième
siècle. — Les pasteurs luthériens la persécuteût. — La guerre de Trente ans Tacbève. — La poésie populaire fait place à la poésie savante du dix-septième siècle. — Leur antagonisme. — Opitz et Paul Plemming. — Gùnther. — La révolution esthétique et religieuse au dix-huitième siècle. — Herder retrouve la chanson populaire. — La période de tourmente. — La résurrection du vrai Lied se prépare. ...•..*.... 3ii
vm
GOKDHE
Le tempérament de Çoethe se trahit surtout dans son lyrisme.
— L'enfant prodige. — Merveilleuse éducation poétique.— L'étudiant de Leipzig. -— Le novateur de Strasbourg. — Révélations : Shakspeare^ Herder et Frédérique. — L'idylle de Sesenheim.
— Éclosion du poète ; son lyrisme déborde.— Retour à Francfort.
— L'ivresse du génie. — Le nouveau Promélhée. — Weimar, l'apaisemient, apogée de son lyrisme. — Les Ballades : la Violette, le Pécheur, le Chanteur. — Beauté du lyrisme de Goethe, sa vérité, sa musique. ->- Son Lied est le Volkslied transfiguré • • 357
LE LIED AU DIX-NEUVrÈME SIÈCLE
L'école romantique. Novalis, Brentano et Arnim. — Poètes de «ombat en 1813. Arndt, Schenkendorf, Rûckert. — Eichendorff.
— Henri Heine. — Uhland et l'école de Souabe. — Wilhelm Mûller. — Lyrisme politique en 1840. Herwegh, Hoffmann de Fallersleben. — Réaction pieuse après 1849 : Oscar de Redwitz.
— Les contemporains : Geibel, Kinkel, etc. — Rôle du Lied dans
la vie des Allemands 411