‹ Histoire du lied; ou, La ehanson populaire en Allemagne, avee une centaine de traductions en vers et sept mélodiesChapitre 4 sur 26 · VI II PRÉFACE D£ LA SECONDE ÉDITION · texte numérisé non relu

VI II PRÉFACE D£ LA SECONDE ÉDITION

sont à leurs yeux qu'une faiblesse dangereuse, un point de duc surpassé. Pour satisfaire l'hypocrisie sentimentale et la jactance comique de ces rodomonts d'université qui puisent en haut lieu leur orgueil et leur colère, il faudrait leur reconnaître toutes les innocences et toutes les vertus jointes à la profondeur de Machiavel.

Quoi qu'il en soit, la poésie populaire de l'Allemagne est empreinte de cette fleur de naïveté que les peuples perdent trop souvent dans le cours des siècles, et je ne saurais nie repentir d'avoir sincèrement admiré ce qui est beau en soi. Une chose surtout me décide à remettre sous les yeux du lecteur l'œuvre telle quelle avec ses lacunes ou ses illusions, c'est l'intérêt croissant que la poésie populaire sous toutes ses formes excite en France depuis une dizaine d'années. On a compris et Ton comprendra de mieux en mieux qu'elle est une fontaine intarissable de jeunesse et de vie.

En voyant ce qu'elle fut, ce qu'elle est encore choz d'autres nations, continuons à en recueillir pieusement les débris chez nous-mêmes, à en réveiller tous les échos. Ses paroles ont parfois un charme, ses mélodies un pouvoir étrange, mais souvenons-nous toujours que sa vraie source est. en nous.

Avril 1876.

pAris. Typ. de Ch. Meyrueis, 13, rue Cujat. — 7331.

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