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manifester combien on était satisfait de la bonté du Roi, et pour donner plus d'éclat à la cérémonie du lendemain, il conviendrait d'y assister en la manière accoutumée dans les solennités publiques. La proposition mise en délibération et adoptée, il fut arrêté que tous les officiers municipaux s'assembleraient à rhôtel-de-ville, un peu avant deux heures, pour se rendre, avec l'escorte du guet, — MM. le Maire, le lieutenant de Maire et les Jurats coifîés de leurs chaperons, — dans l'hôtel de M. de Mosqueros, d'où ils partiraient avec lui pour aller au Collège *.
Le samedi, 14 mars, le cortège se mit en marche à deux heures précises, précédé du guet et des huissiers. M. le conseiller du Roi, député par le Parlement, était en tête, ayant à ses côtés le Maire et le lieutenant de Maire. Après eux venaient M. de Trésarriu, substitut du Procureur général, les Bénédictins, les Jurats et un greffier, le sieur Mounou. Ils étaient accompagnés d'une très grande foule, attirée par la curiosité et la joie que le rétablissement du Collège avait répandue dans la ville.
Lorsqu'ils furent arrivés au Collège, ils se rendirent « dans la salle du Bureau d'administration ». M. de Mosqueros prit séance sur un fauteuil, ayant à son côté M. de Trésarriu, et tout vis-à-vis MM. les officiers municipaux. La sonnerie des cloches ayant cessé, le greffier, sur la réquisition de M. de Trésarriu, donna lecture des lettres-patentes, de l'arrêt d'enregistrement, et des pouvoirs confiés aux deux représentants de la congrégation de Saint-Maur.
Le procès-verbal d'installation ajoute : ~ « Ce fait, nous sommes partis de ladite salle du Bureau, avons introduit lesdits DD. Jean-Baptiste Borel et Joseph