Archives Comm. de Pau, BB
Turle, religieux, en la qualité qu'ils agissent, à la porte d'entrée dudit Collège que nous leur avons fait ouvrir et fermer; — de là, nous les avons introduits dans l'église, où, après avoir fait leur prière, ils ont ouvert et fermé le tabernacle ; ils ont ensuite sonné les cloches ; — de là, nous les avons introduits dans la cour des classes, dont nous leur avons fait ouvrir et fermer les portes ; — après quoy, nous les avons conduits dans le jardin et Qnclos, ensemble dans Tenclos appelé Beau-Louis, granges et autres parties dépendantes dudit Collège, où ils ont coupé des branches, jeté des pierres et déraciné des herbes ; — de là, revenus au Collège, nous les avons introduits dans difltérentes chambres de Tintèrieur, où ils ont promené, ouvert et fermé les portes ; — ensuite, rentrés audit Bureau, ils y ont pareillement promené, ouvert et fermé la porte ; — moyennant ce, la mise en possession a été donnée, en exécution desdites lettrespatentes et arrêt de la cour, aux religieux de la congrégation de Saint-Maur en la personne desdits DD. Jean-Baptiste Borel et Joseph Turle, leurs représentans, pour en jouir et user en conformité desdites lettres-patentes, avec défenses à toutes personnes de les y troubler, à telle peine que de droit. — De quoy nous avons dressé le présent procès-verbal, signé de nous, du sieur Trèsarriu substitut, du sieur Lardoeyt, lieutenant de Maire, député, des sieurs Maire et officiers municipaux et assesseurs, desdits DD. Jean- Baptiste Borel et Joseph Turle, procureurs fondés, des DD. Jean-Pierre Junca, et Jean- Baptiste Villebrun, religieux, et prieurs de Saint-Savin et Saint-Sever de Rostan, de leur procureur et de notre greffier, ensemble du sieur Jean-Valentin Broucaret, officier de la monnoye, et du sieur Jean-Vincent Peyret, sous-secrétaire des Etats, que nous avons pris pour
témoins ^ » — Signés : Mosqueros, et les témoins.
Le jour même de Tinstallation, M. Castaing rendit ses comptes. Il se trouva reliquataire de la somme de 11,231 livres, 14 sols, 2 deniers, dont 4,747 liv. 4 s. 2 den. provenant du revenu particulier du Collège, et 6,484 liv. 10 s., de rentes affectées pour les missions. Il déclara qu'il avait été nommé secrétaire du Bureau d'administration — 1776 — en remplacement de M. Despoelle, et puis économe après le départ des Educateurs. Il rappela aussi qu'en exécution d'un arrêté du 6 octobre de la même année, il avait été procédé à la vérification des édifices et des biens par experts, ainsi qu'à l'inventaire de tous les meubles et effets dont la garde fut confiée au sieur Brumont^ Il remit le procès-verbal des experts, qui contenait un devis des réparations à faire aux bâtiments, en date du 11 octobre 1776, signé des sieurs Capdevielle et Bonnecaze dit Gassiot ; de plus, le rapport fait par Labourdette, arpenteur, avec la contenance du terrain et des dépendances du Collège, en date du 3 du même mois ; enfin l'inventaire de tous les meubles et effets, qui fut fait le 20 septembre 1776 ^
Ensuite, se présenta le sieur Brumont, qui déclara qu'en conséquence de l'arrêté du Bureau d'administration du 6 octobre 1776, il fut chargé de la garde des édifices, jardin et autres effets mentionnés dans rinventaire ; il offrit de faire la représentation du tout « sous toutes ses réserves de fait et de droit ».
Les religieux DD. Borel et Turle, assistés de leur procureur, firent remarquer que, depuis le 11 octobre 1776, date du devis des réparations à faire au Collège,