Archives du Lycée
2. M. de Bêla avait écrit « très utiles », par erreur (p.-é. par ironie).
3. Il ne peut être là questiou que d'une cliaire do mathématiques spéciales. Il y avait au Collège des Bénédictins un enseignement élémentaire des mathématiques.
la langue des ennemis éternels de la France, Ton peut concevoir facilement tous les avantages avec lesquels notre jeune noblesse débutera dans les départemens de la marine pour y obtenir un avancement rapide. »
A ce programme d'études \ indiqué par le chevalier de Bêla pour le Collège de Pau, si l'on ajoute ce qu'ont rendu nécessaire les néfastes circonstances de notre époque, on a le programme des Ecoles où sont élevés aujourd'hui les jeunes gens qui devront combattre pour la patrie française : — moins de latin, moiiis de grec; des'sciences, des langues vivantes. — Ajoutons qu'avant d'entrer à Saint-Cyr ou à TEcole Polytechnique, ils ont reçu dans les Lycées « l'instruction littéraire qui est la meilleure pour développer et fortifier l'intelligence ».
Dans le prospectus des Bénédictins pour Tannée 1782, on voit qu'il y eut au Collège de Pau une chaire de mathématiques, et que l'on devait avoir des « maîtres de langues »; mais rien, dans ce qui reste des programmes des Exercices publics, n'atteste que Ton ait enseigné ici quelque langue vivante.
Ces Exercices, qui avaient lieu tous les ans, étaient des examens d'études, excellent objet d'émulation, ce qui valait mieux que les représentations scéniques, la comédie, la tragédie^. Le public y était convié; pendant trois jours, au commencement du mois de septembre, on se réunissait à trois heures de l'aprèsmidi. Les élèves, en présence de personnes distin-
1 . A l'époquo où le chevalier de Bêla écrivait, on proclamait la nécessilé d'une réorganisation de Tinstruction publique. « Les réformistes trouvaient déplorable la prison qu'on faisait faire à l'esprit de la jeunesse dans l'étude des langues mortes; ils s'indignaient qu'on lui laissât ignorer tant de choses utiles, pour l'ennuyer de connaissances qui (Haient, disaient-ils, sans application dans la vie. Ceux-là plaidaient pour (jue l'instruction commençât par les sciences. » J. Quicherat, Histoire de Sainle-Darbe.
2. L'Université de Paris, depuis RoUin, avait proscrit ce genre de divertissement; et le Parlement l'avait défendu après l'expulsion des Jésuites. — J. Quicherat, Histoire de Sainte-Barbe,
guées, étaient appelés à montrer leur talent, leur savoir, les progrès qu'ils avaient fait dans leurs études; ils avaient à répondre sur la religion, le français, le latin, le grec, Thistoire, la géographie, les mathématiques.
On lit dans quelques programmes imprimés de ces Exercices : « Les pensionnaires, élèves de Técole de dessin dirigée par le sieur Dumont, exposeront leurs ouvrages. Le sieur Dépré, maître à danser, fera exécuter quelques ballets de sa composition. Les élèves de l'école d'escrime dirigée par le chevalier de Jernon s'exerceront à la muraille et tireront à toute feinte, parade et riposte ...»
Voici, pour les classes de troisième et de rhétorique, le programme des Exercices de l'année 1781 :