‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 127 sur 193 · Archives Départementales, G · texte numérisé non relu

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2. Les Cordeliers s'établirent à Pau en 1C59. Leur couvent était en avant du Palais de Justice, tout à côté de l'éfçlise Saint-Jacques, que Ton appelait encore, il n'y a pas bien longtemps, « l'église des Cordeliers ».

3. Requête à MM. les Commissaires choisis par les Etats pour travailler à rétablissement de l'Université dans la ville de Pau, par les Pères de la grande Observance de Sainl-Francois.— Signé : F. S. C. Pages, gardien. Arch. Dép., C. 1380.

en payer les loyers K Sur tout cela, un mémoire fut présenté par le R. P. de Linières au Garde des Sceaux.

— M. d'Armenonville répondit de Chantilly, le 11 juin 1725, à M. rintendant de Lesseville :

Des Jésuites, h qui le feu Roy a donné le Collège royal de cette ville, y enseignent les arts qui sont le principal objet de cette Université. Ils ont des lieux faits exprès pour les assemblées et les exercices publics, et qui furent trouvés t#és commodes lors de la visite qui en a été faite.

Cependant j'apprends qu'il s'est élevé une cabale pour transférer cet établissement ailleurs, ce qui ne me paroît pas convenir. Ayez agréable de faire soavoir à tous ceux qui doivent avoir part à cette délibération, et notamment à M. le Président de Cazaux, qu'il ne convient pas de délibérer davantage sur cela, cet établissement ne pouvant être mieux placé que dans le (collège môme où s'enseignent les arts. — D'Armenonville.

Cette décision et une seconde lettre adressée par le ministre à M. de Cazaux lui-même avaient paru disposer un instant les commissaires et la plus grande partie des Etats à placer PUniversité au Collège royal des Jésuites, lorsque, le 6 juillet suivant, par délibération des Etats, « il fut arrêté qu'il seroit sursis à cet établissement, et que deux professeurs qui étoieht venus sur les assurances de leurs commissaires, seroient remerciés».— «En sorte que, ajoutait M. rintendant dans son rapport au ministre (7 juillet 1725),

— cette délibération subsistant, il est à présumer que, de longtemps, il ne sera question d'Université en Béarn. »

1. Dans rAssemblée des Etais du mois de mai 1725, il est dit qu'avant de requérir la publication de Tlidit du Roi et do la bulle du Pape, si les Etats s'engagent a faire Timposilion annuelle de 3,000 livres, sans que le Roi y contribue, de son coté la ville de Pau doit être tenue de fournir et d'entretenir le logement nécessaire, ainsi que le font les autres villes du Royaume où il y a des Universités. Arcli. I)ép., C. l'273. — Les jurats de Pau réclamèrent auprès du Ministre contre la charge de 200 livres qu'on imposa à celte ville pour les frais de location do l'Université. Arch. Dép., C. 379.

Ainsi faillit échouer ce beau projet de rétablissement de l'Université, sans espoir de le faire de nouveau réussir, « car les esprits sont si changeants en ce pays, et si sujets à se caballer, que ce qu'on croit souvent devoir réussir, tombe le moment d'après * ».

Les deux professeurs que l'on voulait « remercier », étaient MM. de Saint-Martin et de Martineau, le premier arrivé de Bordeaux, le second de Paris. — Le 30 mai 1725, MM. les commissaires des Etats, trouvant insuffisante l'allocation annuelle de 3,000 liv. pour l'Université, avaient demandé à l'assemblée de la porter à 4,000. Malgré l'avis favorable de MM. de Lescar, de Sauvelade et de quelques autres, les Etats avaient refusé cette augmentation. — Les professeurs adressèrent des représentations aux Etats. Ils considéraient leur renvoi comme « contraire à la justice ordinaire de l'assemblée et très injurieuse pour euxmêmes ; car on croira qu'on les a renvoyés à cause de leurs mœurs ou de leur incapacité ».

Ils représentent « que, lorsqu'ils ont quitté Bordeaux et Paris, où ils avoient un établissement fort convenable à. leur état, ils l'ont fait dans l'objet de faire leur propre patrie de la Province de Béarn, d'y vivre et mourir dans les sentimens de véritables et de bons Béarnois. . . »

Les Etats accordèrent aux sieurs de Saint-Martin et de Martineau, en outre de leur traitement ordinaire, 100 livres par mois depuis leur arrivée jusqu'à l'ouverture des Écoles. Arch. Dép., C. 767 et 1273.

1. Lettre de M. l'Intendant à M. le Garde des Sceaux.— Arch. Dép., C. 379.

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