Voy. ci-dessus, p
et par les professeurs de mathématiques et de philosophie du Collège royal, qui étaient qualifiés docteurs de la Faculté des arts *.
« Les écoliers du Collège des Barnabites de Lescar, agrégé à l'Université, pouvaient obtenir la maîtrise ès-arts, en portant un certificat du temps de leurs études signé de leurs professeurs, après avoir subi l'examen et en la pluralité des suffrages des examinateurs qui ne pouvaient être moins de trois. »
Ce sont là les termes mêmes de la Déclaration du Roy du 4 décembre 1725. A cette époque, le Collège royal de Pau (la Faculté des arts) appartenait aux Jésuites; c'étaient donc les Jésuites qui devaient examiner les élèves des Barnabites. Ceux-ci, tenant leurs rivaux en suspicion, demandèrent que les écoliers du Collège de Lescar, porteurs d'attestations d'études et de capacité délivrées par leurs professeurs, obtinssent, sans avoir à subir un examen à Pau, le grade de mattre ès-arts. Bien que cette demande eût été appuyée par une délibération des Etats S elle ne fut point, croyonsnous, favorablement accueillie.
Lorsqu'après le départ des Educateurs en 1776 notre Collège resta fermé jusqu'à l'arrivée des Bénédictins (1778), les professeurs de la Faculté de droit furent autorisés par le Parlement à conférer la maîtrise èsarts. Arch. Dép., B. 4982.
Dans la plupart des anciennes Universités, la collation des grades avait donné lieu aux abus les plus scandaleux. On disait que « l'on pourroit faire docteur ung savetier, mais qu'il ait argent, et qu'il ait la croix, in cujus signo vincunt ^ ».