‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 143 sur 193 · Actuellement dénommée <• rue du Lycée · texte numérisé non relu

Actuellement dénommée <• rue du Lycée

2. Par arrêté de l'Administration centrale des Basses-Pyrénées (5 vendémiaire an v). — Le citoyen Pécarrère, ingénieur ordinaire des Ponts et chaussées, avait dressé quelques jours auparavant, un devis estimatif de travaux à faire en maçonnerie, charpente, serrurerie, etc., pour disposer dix salles de l'Ecole centrale du département des Basses-Pyrénées dans le ci-devant Collège de «Pau, « situées dans la partie de cette maison qui n'est point concédée à la manufacture à l'instar de celles de Manchester ».

ouvert la séance par le discours suivant, qu'il a prononcé au nom de TAdministration centrale :

« Citoyens, l'objet qui nous rassemble aujourd'hui, la rentrée des Ecoles centrales, doit, par son importance, fixer toute notre attention.

« Les nations libres ont toujours mis au rang de leurs premiers devoirs l'éducation publique.

« Aussi est-elle l'objet de la sollicitude constante du Gouvernement, et des soins particuliers de l'Administration centrale.

« Instituteurs de la jeunesse, appelés aux fonctions que vous a déléguées la confiance publique, la nation met entre vos mains le dépôt le plus précieux ; les pères et mères vous confient l'objet de leurs plus tendres affections, la patrie, ses plus chères espérances.

« Vous ne vous bornerez pas aux moyens d'enseignement dont vous avez tracé le tableau,

<c Vous vous occuperez aussi, et très particulièrement, à former le cœur de vos élèves.

0 Vous les pénétrerez de cette morale bienveillante qui, d'un peuple libre, fait une famille de frères.

<c Vous leur inspirerez, surtout, un amour brûlant de la patrie, auquel nous devons la conquête de notre liberté, qui seul pourra la leur conserver, et sans lequel une République ne saurait exister.

« Vous leur apprendrez à savoir faire le sacrifice de l'intérêt personnel et des considérations particulières, pour se dévouer k la chose publique.

d Vous leur inspirerez l'amour du travail, la sobriété, la bienfaisance, le respect filial, celui pour la vieillesse .; et ce sera autant par votre exemple que par vos leçons, Citoyens instituteurs, que vous élèverez Tàme de vos élèves, et que vous les formerez h la pratique de toutes les vertus privées et publiques.

« L'Administration centrale, qui connaît vos principes, compte sur tous vos soins pour remplir complètement les fonctions importantes dont vous êtes chargés.

« Vous, Habitans de Pau, qui avez l'avantage de réunir dans votre commune les principaux établissemens. Tribunaux, Administration, Ecole centrale, et qui avez le plus grand intérêt à les conserver,

« Rendez-vous en dignes par l'exemple que vous donnez k toutes les communes du Département, de l'union et de la fraternité.

« L'Administration centrale vous y invite par mon organe.

« Oubliez, Citoyens, au nom de la patrie, les torts qui peuvent

avoir eu lieu ; écartez tout ressentiment, la loi seule doit atteindre les coupables.

« Ce n*est pas au moment où la France triomphe de ses ennemis extérieurs, qu'il doit rester parmi nous un levain de discorde.

ce La fermeté du Gouvernement, celle des autorités constituées, la sagesse de tous les citoyens doivent faire force. C'est par la concorde et par l'union que nous surmonterons tous les obstacles, et que nous jouirons des avantages que doit nous procurer la Constitution de l'an iii™«. »

Ce discours a été souvent interrompu par des applaudissemens unanimes et par les cris répétés de Vive la République ! La musique a ensuite joué quelques airs patriotiques. Après quoi, le citoyen Baradère, professeur de grammaire générale S a demandé la parole, et a prononcé le discours suivant sur VEtat actuel de V Instruction publique :

« Citoyens, l'empire des usages fut toujours celui où les révolutions trouvèrent le plus d'obstacles ; vainement les grands hommes y appellent-ils des réformes dont ils démontrent la nécessité et les avantages ; leurs plans ne sont regardés que comme des rêves ingénieux ou de belles chimères, et l'on en craint l'exécution, comme on redoute un fléau destructeur. Mais c'est surtout, dans la refonte des Gouvernements, que ces vérités trouvent la plus complète application : les hommes alors ne voyant plus rien qu'à travers les passions, les nuances qui déplaiâent sont outrées, et celles qui font le mérite de la composition ne sont pas même aperçues ; l'indifférence passive, mais esclave de la routine, se révolte, de son côté, dès qu'on lui présente de nouvelles formes ; et l'on sait que le fanatisme des vieilles habitudes n'est pas moins féroce que celui à qui l'histoire, avec nous, reproche tant d'excès. L'infortuné Ramus fut accablé de la censure des savans et de la haine du vulgaire, pour avoir attaqué l'antique, mais ridicule prononciation d'un mot latin ; et, pour avoir ensuite osé ne pas respecter d'anciennes absurdités métaphysiques, il tomba sous les poignards de la St-Barthélemy.

« Il ne faut donc pas s'étonner. Citoyens, si la nouvelle organisation de l'enseignement a éprouvé tant de résistances et provoqué

1. U était aussi « président de TEcole centrale ». U sera dit bientôt ce qu'était cette « présidence » .

tant de reproches. Destinée à vivifier et à conserver les institutions qui ont régénéré le corps social, Tinstruction publique devoit avoir pour ennemis tous ceux qui l'étoient des réformes politiques; assise sur de nouvelles bases, elle devoit être en butte aux critiques de tous les partisans des anciens usages. Mais dès qu'elle a soutenu les premiers chocs, sans être renversée, on peut espérer que la raison et l'expérience lui mériteront successivement les suffrages de tous les citoyens ; ceux dont les intérêts ont été froissés par la force des choses et des circonstances, n'en sacrifiçront pas de plus précieux à un aveugle ressentiment ; ceux que toute nouveauté épouvante, apprendront que celles qui ont été introduites dans les Ecoles, ont remplacé de déplorables abus, qu'elles sont parfaitement coordonnées au nouveau système social, et qu'enfin elles doivent plutôt leur inspirer de la confiance que des alarmes.

« C'est à établir ces vérités, que ce discours est consacré. Citoyens, et je ne désespérerois pas d'y réussir, si vous daigniez m'écouter sans prévention et avec un peu d'indulgence.

« Proscrites par les fureurs des Barbares, lors de leur irruption dans les Gaules, les Lettres se réfugièrent dans les Cloîtres, qui, en les cultivant, acquirent bientôt une influence dont l'abus fut aussi funeste que les moyens en ôtoient innocens. Forcément tributaire de l'instruction qui est la première des puissances, parce qu'elle enseigne à se servir des autres, l'autorité enrichit les monastères, en partageant avec eux les dépouilles de ses vassaux abrutis ; les Cénobites devinrent l'àme et les régulateurs des affaires publiques ; ils furent le centre de tout, et cela devoit être ; puisqu'il est constant que l'homme en qui les facultés intellectuelles sont sans culture, sera toujours dans la dépendance de celui qui développe les siennes en s'instruisant.

« Devenues le patrimoine exclusif d'une association, les Lettres durent diriger l'enseignement vers un but particulier ; il ne se rapporta en effet, tout entier, qu'aux besoins des associés ; tout y fut monastique, et cette teinte lui fut conservée, lors même qu*on chercha à le répandre pour le partager : le magistrat et le militaire s'ébauchoicnt dans la même école, et consumoient ensemble des années précieuses à apprendre ce qui ne pouvoit que leur ouvrir les portes d'un cloître.

« L'absurdité de cet usage se montra sans doute, dès le commencement, à de bons esprits ; mais il eût fallu, pour le corriger, la toute puissance du souverain ; et l'autorité monarchi- (jue avoit trop d'intérêt à demeurer dans l'ombre qui l'enveloppoit,

pour qu'elle voulût hàter le progrès des lumières. Elle fit, il est vrai, quelques réformes utiles ; mais alors elle dirigeoit ropinion trop à son gré pour en avoir des écarts à craindre ; les âmes étoient tellement flétries qu'on parcouroit les annales de Sparte et de Rome sans éprouver, sans soupçonner même le sentiment du patriotisme.

« Les hommes étoient d'ailleurs classés de manière, par les institutions politiques, qu'un meilleur plan d'instruction paroissoit mutile ; le talent n'entroit pour rien dans la distribution des emplois ; or, dès que les places étoient faites pour les hommes, qu'importoit-il que les hommes fussent faits pour les places ? Les fonctions les plus intéressantes de la Société étant, comme les revenus publics, à la merci d'une compagnie de privilégiés, les rôles que devoit distribuer la nature l'ayant été par les caprices du souverain, il arrivoit nécessairement que telle caste produisoit toujours des prélats, des généraux et des magistrats, tandis qu'une autre ne pouvoit jamais élever que des serviteurs et des soldats. Et telle étoit alors notre bassesse, que nous nous préférions les uns aux autres, suivant que nous appartenions à des fiefs plus ou moins éminens ; comme si des chaînes dorées n'étoient pas toujours des fers ! Oui, Citoyens, quand nous n'étions que Béarnois, nous aurions préféré la honte d'être défaits sous les. bannières d'un Gramont à l'honneur de vaincre sous Bemadotte.

« Mais jetons un voile épais sur ces souvenirs de l'opprobre d'où nous venons de sortir, et ne le soulevons plus que pour prévenir l'apathie qui pourroit nous y replonger, comme je ne l'ai fait aujourd'hui que .pour montrer les rapports intimes qui lient l'instruction publique au bonheur des nations. Cette esquisse historique devoit précéder l'exposition des principes que je vais développer, parce qu'elle indiquoit l'importance de la vérité....

Ici, Torateur pose deux principes : 1** Tignorance est incompatible avec la liberté ; 2** Thomme en société ne pouvant ni jouir de ses droits ni remplir ses devoirs que par l'usage de ses facultés intellectuelles, le développement de ces facultés est le but direct de l'instruction publique.

0 Ces principes aussi simples que lumineux ont dû être les bases de l'instruction publique, et il est aisé de voir que c'est sur eux

qu'elle repose en effet. Les écoles sont ouvertes à tous les citoyens ; on y enseigne Tart de penser, de parler, d'écrire, de raisonner et de bien dire ; on s'y approprie, par l'étude des langues et de l'histoire, les conceptions sublimes de l'antiquité qui ne sçauroit jamais être trop connue ; on y apprend h connoitre les productions de la nature jusques dans leurs élémens primitifs, à fixer leurs formes par une illusion qui plait souvent plus que la réalité, à calculer l'action de leurs forces, à mesurer leurs surfaces, leurs masses et leurs distances ; on y puise des notions raisonnées du bien et du mal, du juste et de l'injuste ; on y apprend ce que les individus se doivent réciproquement, ce qu'ils doivent h la société, ce qu'ils ont droit d'attendre d'elle, et enfin ces règles de justice générale, que les natures diverses ont intérêt à observer entre elles dans la guerre comme dans la paix.

« Qui doutera maintenant que ce système d'instruction, en y comprenant les écoles primaires, qui en sont comme le vestibule, ne réponde pas à tous les besoins de l'homme en société ? Les citoyens qui, destinés à l'agriculture ou aux arts mécaniques, ne peuvent pas se livrer à de longues études, doivent au moins apprendre — à exercer le plus précieux de leurs droits, sans être forcés d'emprunter les secours officieux d'une main étrangère, trop souvent dangereuse, — à diriger, sans dépendance, leurs affaires domestiques, dans le petit nombre de rapports commerciaux qu'elles présentent, — à exercer les choses municipales, sans compromettre ni leurs intérêts, ni ceux du public. Or cette précieuse classe, autrefois si dédaigneusement négligée, trouve aujourd'hui dans l'instruction commune ces connaissances indispensables et suffisantes pour elle.

a Les hommes à qui la fortune permet de suivre une autre carrière, doivent, de leur côté, pouvoir écouter l'inspiration de leurs talens et trouver les moyens de se rendre propres aux états et aux fonctions utiles à la société ; or les Ecoles centrales, destinées en partie à remplir ce grand objet, présentent le corps d'enseignement qui lui est approprié.

« Ceux des citoyens qui se consacrent au métier des armes, trouvent, dans le dessin, les mathématiques et la physique, les bases de l'art militaire avec toutes ses dépendances. Ceux qui se sentent propres à défendre l'innocence et la bonne foi contre la fraude et la calomnie, ont la faculté de se former à ces respectables fonctions par l'étude des belles-lettres, de la logique et de la législation ; ceux qu'une sensibilité affectueuse entraine vers l'humanité souffrante, peuvent, après avoir acquis les connoissances

indispensables à tous les états, puiser dans l'histoire naturelle, la physique et la chimie, tous les moyens qu'emploie Tart de guérir.

« Ceux enfin qui ne sont pas obligés de chercher leur subsistance dans leurs talens, trouvent, de leur côté, dans les différentes parties de l'instruction, tout ce qui est propre à faire leur bonheur et celui de leurs concitoyens : sans s'appesantir sur l'étude des lois, ils peuvent facilement les connoitre assez — pour devenir les conciliateurs de leurs communes, les juges de leurs cantons, les magistrats de leurs départemcns ; — pour savoir, lorsqu'ils sont cités devant les tribunaux, discerner un défenseur éclairé de ces hommes qui, n'ayant d'autres droits à la confiance qu'une impudente ineptie, abusent et exposent l'ignorante crédulité ; initiés dans les mathématiques, ils sont en état d'éclairer les pratiques de la géométrie et du calcul, dont les écarts, dans les campagnes, sont si fréquents et si funestes lorsqu'il s'agit d'arpentage et de répartition d'impôts ; avec quelques notions, quoique légères, de physique et d'histoire naturelle, ils peuvent perfectionner l'agriculture, et, de la solitude des champs, faire un séjour enchanté ; joignant enfin à ces connoissances celle plus approfondie de tout ce qui tient à l'art de penser et à celui d'écrire, ces hommes présenteront un modèle de cette érudition aimable, qui, occupant sans fatiguer, est dans celui qui la possède un garant infaillible de l'innocence et du bonheur.

« Tels sont les titres qui assurent au nouveau plan d'instruction la préférence sur l'ancien. . . .

L'orateur reconnaît qu'il y a quelques lacunes dans le nouveau programme ; mais le législateur s'occupe de les combler. Abordant ensuite les reproches qu'on adresse à ce plan dinstruction, le citoyen Baradère les réfute un à un. Voici comment il s'explique sur celui qui avait dû faire, disait-il, une profonde impression * ;

« Que voulez-vous qu'on espère d'une éducation qui ne repose pas sur les principes religieux ! Ils ont été proscrits des Ecoles centrales.

1. Ce qu'on appelle aujourd'hui la laïcisation a cent ans d'âge. On a donc fait du nsuf avec du vieux.

« Ce dernier reproche devait naturellement, à raison de son

importance, faire une profonde impression Ce n'est aujon^

d'hui qu'un fantôme qui s'évanouit dans un instant.

« Tout le monde est convaincu, sans doute, que si les lois, qui ne sont pas sanctionnées par l'idée de la divinité, arrêtent quelqae fois le bras, elles sont néanmoins incapables de comprimer li perversité du cœur ; mais en concluant de ce principe que la religion devait faire partie de l'enseignement public, on a tiré une mauvaise conséquence.

« Tout système religieux se compose de deux élémens : le dogme et la morale ; l'un établit les cultes, et l'autre régularise les actions. Mais comme le premier repose absolument sur l'opinion , il a dû, comme elle, varier de nation à nation, d'homme à homme, et même de frère à frère. Aussi les esprits sont-ils tellement divergcns à cet égard, que le projet d'y introduire l'uniformité par la persuasion a toujours été une chimère, et celui de l'y mettre par la violence, une affreuse tyrannie. Chaque homme est donc le maître de choisir son culte, et par conséquent les dogmes dont U est le résultat.

« Or, je vous le demande. Citoyens, comment concilier l'idée d'un enseignement commun avec celle d'une doctrine qui ne l'est pas, et qui ne peut jamais l'être ? La réunion paisible et simultanée, dans le même local, d'autant de ministres divers qu'il y a de cultes diflérens, eût-elle été praticable ? Cependant elle étoit de rigueur pour ménager les droits de tous, puisque la loi ne reconnaissoit pas de religion dominante. Ne vous plaignez donc pas de ce qui n'est qu'une suite nécessaire des principes consacrés et reçus par vous-mêmes. Les opinions sont libres, les temples sont ouverts, l'exercice des cultes est garanti par les lois ; dès-lors vous jouissez de tout ce que la Constitution vous a promis, etvoas cessez de lui être fidèles, si vous en exigez davantage

« Ici, plus de Juif, ni de Musulman, ni de Chrétien, rien que des

frères Aussi la morale devait-elle faire partie de l'instruction

publique, et son enseignement y est-il consacré, si non par exprès, du moins en un équivalent, pour lequel tous les cours sont solidaires. L'accord de la conduite avec les lois constitue l'homme juste ; c'est par conséquent l'aider à le devenir que de lui apprendre les lois, et l'instruction publique est chargée de le faire. Le goût des bonnes actions et T horreur des mauvaises constitue l'homme bon. Rien de plus propre à inspirer ces deux sentiments que les leçons de l'histoire : Aristide, Socrate, Fénelon sont présentés, avec le tableau de leurs vertus, au respect, à la reconnaissance, à

l'admiration de tous les siècles. Mais aussi les enfans dénaturés, les magistrats corrompus, les moteurs de discordes civiles et les tyrans, marqués au front du sceau de l'infamie, sont à jamais dénoncés par l'opinion qui, d'âge en âge, flétrira leur exécrable

mémoire Les mathématiques n'admettant que l'évidence,

les sciences physiques, toujours en observation de la nature, les études littéraires, tout, jusqu'au dessin même, par les tableaux qui, en fixant les traits des personnages, nous en rappellent les vices

et les vertus, est propre à éloigner du mal, à mener au bien

D'ailleurs, c'est dans la maison paternelle, vrai sanctuaire de la morale, que les principes puisés dans ces leçons doivent se développer »

La fin de ce discours a été saluée par des applaudissements unanimes. Le Président a levé ensuite la séance, et le cortège s'est séparé aux cris plusieurs fois répétés de Vive la République ! après quoi, la musique a exécuté Pair chéri : Où peut-on être mieux ^ qui a reçu les applaudissements universels. — Signé : F. Lafont, Président, — Sicabaig, Secrétaire en Chef.

Le procès-verbal et les deux discours que Ton vient de lire furent imprimés ^ pour être envoyés dans toutes les communes, avec un Avis au Public qui est comme le programme de l'enseignement de notre Ecole centrale :

Les efforts que les professeurs de l'Ecole centrale des Basses- Pyrénées ont faits, l'année dernière 3, n'ont pas été sans succès. Sur une centaine d'élèves qui ont suivi les différents cours, il en est plusieurs qu'on auroit honorablement mentionnés à la fm de Tannée scolaire, si des circonstances extraordinaires n'eussent commandé h la sagesse de l'Administration centrale de supprimer la proclamation solennelle, qui doit dorénavant accompagner, tous les ans, la clôture de l'Ecole.

Il a paru aux professeurs, guidés par leur expérience, que la

1 . Probablement : Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ? — « Le seul vers de Marmontel (opéra de Lucile) qui soil resté populaire. Â quoi le doit-il ? A la musique de Grélry. » Ed. Fournier, L'esprit des autres.

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