‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 164 sur 193 · V. Hugo, Orientales · texte numérisé non relu

V. Hugo, Orientales

quels avaient été le zèle et Tactivité de ce censeur dans les premières années de la transformation du Lycée en Collège royal. — C'était un jeune Basque*, plus alerte et plus vigoureux que savant, d'un esprit vif, d'un caractère avenant, franc, bon sans faiblesse, ferme tout juste assez pour n'avoir presque jamais besoin d'être rigide. Les élèves Taimaient ; ils le voyaient, il faut le dire, plus souvent au milieu de leurs jeux que dans leurs salles d'étude. Dès 1819, un jeu de paume avait été installé tout près du bosquet, en avant de la première rangée d'arbres. L'abbé Hirigoyen organisait là des parties de balle, où il était tout ensemble maître et champion ; il y mettait le plus grand entrain ; Basque, il oubliait qu'il était prêtre, et, sans soutane, en manches de chemise, secondé par un de ses compatriotes, M. Mendiboure, professeur de sixième, jouant avec les grands du Collège, il leur montrait comment, par ces exercices, on devient agile, adroit et robuste.

C'est sous le provisorat de l'abbé Hirigoyen que le bâtiment à l'est de la cour du nord* fut approprié pour des salles de récréation au rez-de-chaussée et des salles d'étude à l'étage au dessus. Commencés en juillet 1824, les travaux furent achevés vers la fin de 1826; ils coûtèrent 20,775 francs.

Le même proviseur s'occupa aussi de pourvoir la bibliothèque du Collège de beaucoup de livres qui lui manquaient. A ce sujet, voici une curieuse particularité. 11 écrivait, le 6 juillet 1821, à M. Laflfltte, étudiant en droit, Paris, place du Palais-Bourbon, 89 : — « Vous avez eu, il y a quelque temps, la bonté de promettre à mon prédécesseur vos bons sei'vices

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