De Dax (Laudes
Tantôt lisant ces vers où la douleur respire, Je pleure avec Mérope et la tendre Zaïre; Tantôt avec Colomb je traverse les mers, Avec lui je découvre un nouvel univers. Et quand Milton, ravi par sa verve brûlante, De la création peint la pompe éclatante, Mon esprit exalté par ce tableau vivant. Croit voir le premier jour de l'univers naissant.
L'accent poétique est plus marqué dans Les études académiques, ode de l'élève de philosophie, Canton- Glère*, qui fut lue à la distribution des prix de 1825. La Grèce ^ alors soulevée contre le Turc, se battait aux cris de : Vengeance ! Liberté ! Il y en a comme un écho dans ces strophes de notre collégien :
Et toi, mère des arts, ô brillante Hellénie, Quel destin ennemi, quel funeste génie A pu de tes beaux jours éteindre le flambeau ! D'où vient que sur un sol jadis libre et prospère
Triomphent la misère.
Les droits affreux du glaive et le deuil du tombeau !
Héros de Marathon, quittez les rives sombres;
Fiers guerriers, levez-vous! Paraissez, grandes ombres!
Etonnez l'univers par des faits éclatants.
Et, rendant le courage à la Grèce flétrie,
Délivrez la patrie Du joug injurieux des stupides Sultans !
M. l'abbé Laporte avait cessé d'être proviseur en 1821. Nommé inspecteur de l'Académie, il avait été remplacé dans le provisorat par M. Hirigoyen, qui était censeur depuis 1818. On sait (p. 363, ci-dessus).