‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 170 sur 193 · Voy., ci -dessus, p · texte numérisé non relu

Voy., ci -dessus, p

3. Jusqu'alors, M. Muraille avait été professeur de mathématiques et de physique tout ensemble. Voy., ci-dessus, p. 367.

ment au Collège royal était supérieur à celui que la jeunesse recevait dans les Collèges communaux et les pensions. Voilà ce qui, avec une meilleure administration dans notre établissement, avait contribué au développement de sa prospérité.

Depuis 1830, M. Loyson avait la direction de l'Académie de Pau. Il était venu du Collège royal d'Orléans, où il occupait une chaire de professeur. Il devait le rectorat à l'amitié qui avait uni son frère, Charles Loyson S et le philosophe V. Cousin. Il avait du savoir, beaucoup de piété. Comme administrateur, il ne fut pas irréprochable. A St-Sever, notamment, le Conseil municipal eut à se plaindre de son obstination à n'avoir que très peu de bienveillance pour le collège de cette ville ^ Dans les Basses-Pyrénées, il s'était aliéné les sympathies du parti libéral , en faisant destituer l'Inspecteur de l'enseignement primaire, M. Auguste Sicabaig, dont l'esprit éclairé, la droiture, la volonté aussi ferme que bonne, avaient l'estime, l'affection et le respect de tous. — Après qu'il eut été mis à la retraite (1839), M. Loyson se consacra, ici, tout entier à l'éducation de sa famille. On a dit dans le Dictionnaire de Larousse que son fils aîné (ci-devant en religion Père Hyacinthe) avait fait ses classes au Collège de Pau. C'est une erreur : il fut élevé dans la maison paternelle par le Recteur honoraire lui-même avec l'aide de M. l'abbé Hontang, professeur d'histoire au Collège.

Sous le provisorat de M. Ferrouil de Montgaillard (1836-1840), notre Collège fut en pleine prospérité ; le

1. Poète et publiciste de renom, qui avait été d'abord répétiteur et puis maître de conférences à l'Ecole normale.

Page 1