M. J. Cambacércs
force de le regarder et de l'écouter, elle l'entendait. Ils ont ainsi vécu l'un par l'autre.
La fortune, qui rie leur avait point été favorable à leur naissance, leur devint décidément contraire dans leur vieillesse ; ils supportèrent en silence des privations inattendues. M. Boucley, toujours ferme de cœur et d'esprit, plus gracieux à mesure qu'il avançait en âge, a pu compter sans en être troublé les années qui lui étaient accordées au-delà de la mesure ordinaire. Il en a joui avec reconnaissance , tout en se préparant à la mort, qui n'a pu le surprendre, quoiqu'elle soit venue subitement. Elle l'a achevé d'un seul coup, le 18 novembre 1877. — L. Crouslé.
Lorsque rAcadémie de Pau eut été supprimée (sept. 1848), deux des trois départements dont elle se composait, ceux des Basses-Pyrénées et des Landes, furent annexés à l'Académie de Bordeaux ; celui des Hautes-Pyrénées fit partie de l'Académie de Toulouse. — Il n'y eut plus dans notre Lycée de Commission des lettres tenant lieu de Faculté pour les examens du baccalauréat.
La loi du 15 mars 1850 ayant institué des Académies départementales, Pau fut le chef-lieu de V Académie des Basses-Pyrénées, qui subsista jusque vers la fin de 1854. Elle eut d'abord pour recteur M. Jourdain, et puis M. Courtade, ancien élève du Collège royal de Pau, où il avait eu, en 1824, le prix d'honneur de philosophie. — Depuis 1855, le département des Basses-Pyrénées est compris dans le ressort académique de Bordeaux.