Cf. Larousse, Dtc/tonnatre, au mot « Labienus
4. Proviseurs de 1858 à 1861 : — MM. Simon, Cournot, Perbosc. — M. Simon, né à Schelestadt, Bas-Rhin, en 1804, mourut à Pau le 12 février 1859. On lit sur son tombeau, au cimetière de la ville, cette inscription : « Les élèves du Lycée Impérial de Pau à la mémoire de Gaétan Simon, leur proviseur bien aimé. »
le chiffre de l'internat et de Texternat libre, chiffre bien faible déjà depuis deux ou trois ans.
Le décret du 5 août 1857 qui augmenta de 50 fr. par catégorie* les prix de 1853 fut, dit-on, une des causes de la décadence de cette maison.
Il ne m'appartient pas de discuter la valeur de cette assertion, mais je puis affirmer que le Bureau administratif du Lycée, de concert avec tous mes prédécesseurs, a plusieurs fois émis le vœu que Son Excellence fût priée de vouloir bien ramener nos prix de pension à l'ancien taux de 1853.
Les délibérations du 20 mai, 7 novembre 1859, 13 novembre 1860, attestent la constante unanimité d'opinion des membres de la Commission sur cette question fort délicate.
Encore aujourd'hui, Monsieur le Recteur, le Bureau composé des mêmes membres serait disposé à solliciter un abaissement des prix de pension, s'il pensait que sa demande pût être accueillie favorablement.
A l'appui de son opinion, la Commission mentionne deux Lycées du ressort académique, Périgueux et Agen, ayant des prix moins élevés que ceux de Pau; elle dit que dans le voisinage, aux portes de Pau, à Tarbes, la pension est de 550, 600, 650 fr., tandis qu'ici elle est de 600, 650, 700 fr. Elle craint que cette différence de prix, bien que légère, ne soit préjudiciable à notre maison. Cette crainte doit être fondée, puisque le Lycée de Tarbes a, comme internes, un certain nombre d'enfants appartenant aux Basses-Pyrénées.
Si maintenant, M. le Recteur, nous établissons, quant aux prix de pension, une comparaison entre nous et les établissements privés du diocèse, nous trouvons une différence bien plus sensible encore. En effet, le prix moyen, dans les séminaires et institutions, est de 300 à 400 fr. par an. Ce chiffre est exact, il m'a été donné par des personnes bien renseignées et tout-à-fait impartiales.
Je sais bien. Monsieur le Recteur, que la tenue, la direction, l'enseignement reçu dans les maisons privées ne peuvent lutter avec l'organisation de nos Lycées, si féconde en bons résultats ; mais, je ne dois pas vous le laisser ignorer, ils sont nombreux les pères de famille qui ne peuvent ou ne veulent pas ouvrir les yeux ; mal disposés pour nous par l'influence de gens qu'il n'est pas nécessaire de nommer ici, ils se laissent facilement séduire par l'appât d'un bon marché qui leur donne quelque facilité pour l'éducation de leurs enfants.