‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 25 sur 193 · Collection de Michaud · texte numérisé non relu

Collection de Michaud

3. Cf. V. Cousin, Discours prononcé à la Chambre des Pairs, 1844.

4. C'était un Conseil Judiciaire, qui, au commencement du xvi* siècle, avait remplacé le tribunal supérieur, la Cour Majour de Béarn, dont l'institution remontait à 1220. Cf. Léon Cadier, Les Etats de Béarn.

5. Il y a eu, à Oloron, trois évéquesdu môme nom : Arnaud de Maytie I, en 1599 ; Arnaud de Maytie II, en 1620 ; Arnaud-François de Maytie III, en 1659. Statistique des Basses-Pyrénées; Pau, £. Vignancour, 1858.

pencher la balance en faveur des derniers, en gagnant les premiers par leur savoir et par leur éloquence. » Histoire du Béarn, ms. de la Bibliothèque de Pau ^

Peu après 1608, les Jésuites avaient pris un pied en Béarn ^ ; ils en eurent pris quatre au bout de quelques années. On ne sait pas d'une manière certaine où fut d'abord leur demeure. 11 est ^très probable qu'ils eurent dans la capitale du Pays « une résidence, une maison ^ ».

Louis XIII vint à Pau le mois d'octobre 1620. En même temps qu'il y fit exécuter l'Édit par lequel étaient ordonnés le rétablissement de la religion catholique et la main-levée aux ecclésiastiques de tous leurs biens et de^tous leurs droits, il déclara que le Béarn et la Navarre étaient réunis au royaume de France, et il unit en un corps de Parlement séant à Pau les justices souveraines de Pau et de Saint-Palais. Il y avait à Orthez une Université. Le jeune roi, « ne lui pardonnant pas son origine protestante, fit entrer sa suppression dans les ordonnances qui complétèrent la révolution * » qu'il était venu opérer en Béarn.

Réduire les Protestants, favoriser les Jésuites, ce fut tout un dans l'esprit et dans les actes de Louis XIII. Il y était d'ailleurs poussé par les supplications du clergé et des catholiques du pays. « Son voyage en Béarn parut aux Jésuites une occasion trop favo-

1. L'auteur de ce manuscrit était resté iDconnu ici jusqu'à ce jour. M. l'abbé Dubarat, aumônier du Lycée, a tout récemment démontré, dans le Bulletin de la Société des Sciences^ Lettres et Arts de Pau, t. xvii, que l'on pouvait en attribuer la composition au P. Mirasson, Barnabite, à qui l'on doit un autre ouvrage, VHistoire des troubles du Béarn : Paris, Humaire, 1768.

2. « Il n'y avoit encore que deux Jésuites, à qui on permettoit de prêcher seulement, et non pas de confesser. » Histoire du Béarn, ms. de la Bibliothèque de Pau.

3. Les Jésuites ont plusieurs espèces de maisons: — les résidences; — les maisons de probation ou de noviciat; — les maisons professes ; ^ les Collèges ; — les missions.

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