L'abbé Puyol, Louis XIII et le Béarn
2. Dans l'Inventaire des Archives, 1. 1, p. 298, il y a « principal » au lieu de « provincial » qui est dans Tautographe.
Le 13 août de cette même année, les Jurats avaient écrit au Provincial qu'ails acceptaient le Collège ». On ne connaît de la lettre des Jurats de Pau que ces quelques m^ts de mention. Arch. Dép. D. 10^ Il n'est donc point possible de dire au juste ce que pouvait signifier Tacceptation dont ils parlaient. Aucun avis ne leur avait été demandé, lorsque ce fut le bon plaisir de Louis XIII d'instituer à Pau un Collège. L'institution faite, le patronage de l'établissement aurait-il été offert aux Jurats ? Ce n'est pas croyable : il est de principe chez les Jésuites de ne laisser point s'immiscer dans leurs affaires, pour les surveiller et diriger, des personnes étrangères à l'Ordre. Peut-être les Jurats de Pau se montraient-ils, dans leur lettre, satisfaits d'avoir ici un établissement, par lequel allaient « être augmentés le feien et commodité de la ville, dont les enfants pourroient en icélluy Collège estudier et profiter pour n'estre imbécilles et ignares ». C'est ainsi que l'on parlait ailleurs, jadis, dans des circonstances à peu près analogues, en ajoutant que cela « serait l'honneur de la ville et accroissement du bien public, à la raison» que des lieux circonvoisins y viendroient grand nombre d'enfants, lesquels laisseront plusieurs deniers pour leurs affaires, nécessitez et négoces, dont le tout redondera au bien public ^ ».
Le P. Coton, à qui avait été adressée la lettre du 13 août 1622 que nous venons de mentionner, était provincial ^ de la Compagnie de Jésus en Guyenne, et
1 . ^Inventaire des Ardiives, t. m, Série D, p. 4, indique, par erreur, que les Jurats acceptaient la. direction du Collège.