Archives Départementales, — B. 5991 ; D
3. Le Révérend Père prétendait avoir des droits sur un chemin que Mademoiselle de Salettes avait fermé.
Les Jésuites eurent à débattre devant les juges bien d'autres afîjaires, où il n'était question ni de chicanes de voisinage pour un chemin ni de dîmes à payer dûment ou indûment.
Une requête fut adressée par eux au Parlement, Arch. Dép. B. 6005, contre les Jurats deLembeye qui voulaient les empêcher de prendre possession de l'abbaye laïque de Lannecaube^
Voici un débat qui dura assez longtemps ; engagé devant le parlement avant 1642, il ne fut terminé qu'en 1647. Les Révérends Pères plaidaient contre MM. de Lafîtole (du pays de Vic-Bigorre) au sujet d'un testament d'Antoine de Pujo de Lafltole ^. Dans une lettre que l'évêque de Castres écrivait au P. Malescot, recteur du Collège de Pau, il est dit que les Jésuites auraient bien fait de prendre l'évêque de Tarbes pour seul juge de leur difïérend avec MM. de Lafltole, afin d'éviter ainsi un procès au cours duquel on peut s'entendre dire des choses désagréables. Les Jésuites eurent gain de cause.
Dans leur « compte » de l'année 1647, ils constatent que « les 4,000 liv. qui estoient deubz (dues) au Noviciat de Tholoze (Toulouse) ont été payées de 4,300 livres consignées par MM. de Lafitole, que le Collège a prises pour les prétentions qu'il a sur cette somme. Mais l'affaire n'estant pas entièrement conclue, ce payement ne doibt pas estre tenu pour tout assuré, jusqu'à ce que le différant qu'on a avec les d. sieurs de Lafitole soit entièrement terminé. — iVo^a que cette affaire fut terminée bientôt après par arrêt du Parlement. Ainsi, il n'y a plus rien à craindre. — Nota que le Collège ayant pris la susdite somme de 4,300 liv. et