Au parloir; voy. ci-dessus, p
continuerait à être utilisée de la même manière que par le passé. L'acte porte qu'elle fait cette donation « pour illustrer et décorer d'une libéralité et munificence le dit Collège et sa patrie ; aussi dans l'espérance que les enfans que Dieu lui donnera seront institués en bonnes lettres et mœurs au dit Collège ^ ».
Par les donations qu'elles firent, ces deux femmes se ressemblent et diffèrent : elles avaient même cœur, la bonté; on est touché de la pieuse reconnaissance de l'une ; on doit louer chez l'autre la généreuse inspiration du sentiment patriotique et maternel.
Les Révérends Pères du Collège de Pau n'eurent pas toujours des voisins aussi bons, aussi dociles que Jeanne de Tressens. Mais est-il bien certain qu'euxmêmes aient été, en toute circonstance, des voisins commodes? « Qui a terre, a guerre, » dit-on communément. Citons quelques faits qui montrent que les Jésuites propriétaires eurent maille à partir avec le prochain ^.
Le P. Jean de la Renaudie, recteur du Collège royal, adressa une requête au parlement de Navarre contre la demoiselle de Salettes au sujet d'un chemin ^.
Noble Théophile de Batsalle, sieur de Lafitte, demanda à la cour que les Jésuites fussent condamnés au payement (de la dîme) des fruits qu'ils levaient dans leur enclos.
Un différend étant survenu entre les Révérends Pères et le Chapitre de Lescar au sujet de la dloie des fruits du Bois-Louis, on s'en remit d'un commun accord à la sentence de trois arbitres.