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Mémoires du duc de Saint-Simon

Jésuites y enseignèrent, c'est-à-dire dès 1623, quand ils avaient pour élève J. de Gassion, et de 1633 à 1637, lorsque le comte de Gramont y faisait perdre aux régents le latin qu'ils voulaient lui apprendre*.

On peut douter que les cours d'enseignement aient été d'abord organisés chez nos Révérends Pères d'une façon complète. En 1647, ils payaient 1,200 liv. « pour la pension des philosophes de Bordeaux^ », où la Compagnie de Jésus avait en pleine prospérité un établissement appelé « le Collège de la Madeleine ».

Cet état de choses ne dut pas subsister longtemps. On a vu, dans la description qui a été faite des bâtiments du Collège construit par les Jésuites, que sur la cour du nord (p. 19-20) s'ouvraient les classes de théologie, seconde, troisième, quatrième, cinquième, sixième, et celles de physique, logique et rhétorique.

Bien qu'il n'y ait là aucune indication de classe pour les mathématiques, nous savons qu'on les enseignait au Collège de Pau. C'est ici qu'en avait reçu les premières notions, vers 1650, et s'était préparé à les étudier avec le meilleur profit, un élève de nos Jésuites, le P. Pardies, qui fut ensuite capable d'enseigner les sciences à Louis-le-Grand.

Dans le plan d'enseignement des Jésuites, les mathématiques étaient une des branches de ce qu'ils

1. Sll fallait en croire Tauteur des « mémoires d'un gentilhomme béarnais », on devrait rappeler ici le nom d'un autre élève qui aurait été chez les Jésuites condisciple du comte de Gramont : « L'un des ancêtres de M. Desclaux- Mesplés, dit-il, étoit à Dax, en 1630, conseiller au Présidial. Le fils de ce conseiller fut envoyé au collège des Jésuites à Pau pour ses études. Il éloit neveu, je ne sçais précisément si c'est du recteur, ou du moins d'un de ses principaux cordons bleus. Celui-ci plein d'esprit, insinuant, adroit, très digne à tous égards de son Ordre, avait infiniment de crédit et d'accès au couvent des Ursulines. C'est là qu'il ménagea le mariage de son neveu avec une demoiselle de Mesplès d'Anchot, héritière très riche, très aimable, très bien élevée, que ce couvent avoit pour pensionnaire. » — Voy. La Société Béarnaise au XVIII' siècle, p. 191. — Si l'indication de la date 1630 est exacte, la désignation du « couvent des Ursulines » est erronée. A cette époque, il n'y avait à Pau aucun couvent de religieuses de Sainte-Ursule.

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