Voy. ci-dessus, p
2. Par lettres de M. de SaiQt-Florentin — 23 avril 1764 — adressées à M. de Lons, lieutenant de Roy, il avait élé défendu aux Etats de délibérer au sujet de la vacance du Collège. Ârch. Dép. C. 802.
Il a dû, Sire, par un dernier effort de zèle, suspendre l'acte irréparable de l'enregistrement, et remettre préalablement dans vos mains paternelles cette jeunesse précieuse destinée à vous servir pendant les nombreuses années que les vœux ardents de vos peuples réclament pour Votre Majesté, à sei*vir, après vous, vos en fans et vos petits-enfans, à faire un jour la gloire de leur patrie. Il a dû vous supplier de donner à cette jeunesse des instituteurs capables de dissiper l'ignorance et la sorte de barbarie dans laquelle ces provinces sont plongées, d'y faire fleurir et d'y perpétuer les sciences et les beaux-arts, d'assurer l'émulation entre les éducateurs par leur diversité dans les Collèges de Lescar et de Pau, de ne point souffrir l'anéantissement inévitable de la ville de Lescar qui n'existe presque que par le Collège auquel la congrégation des Barnabites est attachée à perpétuité. Enfin, Sire, il a dû réclamer de votre bonté qu'en accordant la continuation du bienfait de l'éducation publique il plût à Votre Majesté de lui donner toute la plénitude par l'établissement de la meilleure institution possible. — Fait au Parlement, le 7 septembre 1764.
Ces remontrances, où le conseiller, M. de Mesqueros, au nom du Parlement, sut allier si bien les expressions de respect à celles d'une ferme et très digne protestation, eurent pour effet le retrait des lettres-patentes du 24 novembre 1763 par lesquelles le Collège de Pau avait été concédé à la congrégation des Barnabites.