‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 97 sur 193 · Arch. Dép., C · texte numérisé non relu

Arch. Dép., C

3. C'était M V Académie Royale des Sciences et Beaux-Arts, instituée par lettres-patentes du 20 août 1721 (?) ». — « Lo 23 août (?) 1749, les Acadômlcleas reçurent la dédicace d'un ouvrage du professeur de rhétorique (du Goliége des

ce qui ofifre aux éducateurs et aux élèves les plus divers objets de travail et d'émulation. Que de pères de famille sans fortune, qui font étudier leurs enfants à Pau, seraient privés de cet avantage, s'ils étoient obligés de les envoyer ailleurs où leur éducation deviendroit plus coûteuse ! « Ces enfants nés de parents pauvres sont souvent les meilleurs sujets. Le Barreau pour l'ordinaire leur doit toute sa réputation. » — Enfin la suppression du Collège de Pau nuiroit à la consommation des denrées et à l'industrie d'une foule d'artisans.

« Il ne faut pas juger de sa fréquentation parles dernières années de son exercice. La mésintelligence qui régnoit entre les Educateurs avoit beaucoup contribué à le rendre désert. Dans les temps florissants de la Société, ce n'étoient pas seulement les Béarnois qui se rendoient à ce Collège. Il y venoit des écoliers de la Navarre, de la Soûle, où il n'y a d'institution d'aucune espèce, du païs de Labourd qui n'est & portée que du Collège de Rayonne peu estimé, et même de plusieurs provinces d'Espagne, voisines du Béarn. Ce concours pourra renaître, si ce Collège est rempli par un corps qui fasse de l'enseignement son unique objet.

« La ville de Lescar n'est pas susceptible de tant d'avantages, quoiqu'elle soit le siège de l'Evêchè et du Chapitre cathédral. Sa population et son étendue sont très bornées, et elle n'offre rien autour d'elle qui puisse exciter le goût des sciences et des arts ; aussi son Collège a-t-il toujours passé pour médiocre. Il faut de plus convenir que les Barnabites, d'ailleurs si esti-

Jésuites), intitulé : le Plaidoijer français. L'Académie accepta cette offre, et, au Jour fixé, elle assista en corps à sa représentation, a Dugenne, Panorama his^ tonquCf etCt 2« édit., p. 2i\Z et p. 337. — Voy. Uancieyine Académie Royale en Séarrif par M. Tabbé Dubarat, aumônier du Lycée ; p. 167.

mables, n'ont jamais eu beaucoup de réputation pour l'éducation de la jeunesse.

« Ce seroit donc, disait en terminant l'auteur de la réponse au Mémoire anonyme, ce seroit le Collège de Lescar qui devroit être supprimé plutôt que celui de Pau. Les avantages que présente ce dernier ne sçauroient être balancés par le dit d'épargner au Roi une somme annuelle de 12,000 livres employée au payement des éducateurs et à l'entretien des bâtiments. Plus d'une fois, une économie mal entendue a fait échouer ou détruire des établissements utiles. Je croirois que cela arriveroit encore si les vues de l'anonyme étoient adoptées. 11 a tort de présenter les Etats de la Province divisés sur l'existence d'un Collège à Pau. Leurs vœux se réunissent pour le voir maintenir, et toute considération particulière a cédé à cet avantage si frappant*. »

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