SCH0LA5TIQT E ET PRÉDOMEÇANCE DES IDEES D ABI5TOTE
à parler simplement d'après les autres : il l'était surtout par la concordance naturelle de sa dialectique avec les principes fondam- ' lu vieux nominalisme. qui ne
voit dans les uni.- que des expressions résumant
les choses concrètes, individuelles, seules substantielles et seules exist-.r:': -r: dehors de la pensée humaine. Au reste le nomin^li-r.--r était plus qu'une opinion scholastique parmi tant d'autres. Il était au fond le principe da scepticisme en face de la manie autoritaire du moyen âge : entre le? mains des franciscains, il servit leur esprit d'oppositirr ::;:-', les coups de sa pénétrante analyse contre rédiu.ic m-rme de la hiérarchie ecclésiastique, et renversa la hiérarchie du monde philosophique. Nous ne devons donc pas nous étonner si Occam réclama la liberté de la pensée, si. en religion, il s'en tint au côté pratique, et si, comme fît plus tard son compatriote Hobbes, U jeta à la mer la théologie tout entière, en déclarant qu'il était absolument impossible de démontrer les dogmes de la foi SgV Son assertion : la science n'a, en dei '■ r.ilvie. d'autre objet que les choses sensibles, esi ! -: aujourd'hui le fondement de la logique de Stuart Mill, Occam exprime l'opposition faite par le sens "H. au platonisme, avec une énerg-ie qui lui assure .. . -ii'ïmmée durable (40).
RETOLR DES OPIMOAS MATERIALISTES If)"