Voyez notre livre ; VAlcIiimie et les alcliimhtes
OU qui croient l'être. Il peut aussi déléguer aux personnes qui se mettent en rapport aveclui, ou qui lui plaît (\^ envelopper de son esprit, le pouvoir de commander à sa place, et de produire les mêmes phénomènes de suggestion parla vertu de la prière, ou par un pur mouvement de leur volonté. Près de Strasbourg, dans une villa délicieuse qu'il avait fait orner et qui a conservé depuis le nom de Cagliostrano, il lui arrivait souvent de faire des expériences sans le secours du miroir ni de la carafe. Dans ce cas, il plaçait la pupille derrière un paravent, qui représentait un petit temple.
« Il n'agissait pas seul, nous dit l'auteur de la Vie de Cagliostro, il faisait agir à son gré tous les autres. 11 était cependant nécessaire qu'auparavant il leur communiquât et qu'il transférât en eux le pouvoir que, disait-il, il avait reçu de Dieu. Ceux qui ont voulu se hasarder aux travaux sans son consentement, et sans avoir reçu son pouvoir, n'ont produit aucun effet.
» Quelqu'un, soupçonnant d'abord qu'il y avait ((uelque intelligence entre la pupille et Cagliostro, lui marqua le désir de lui amener une enfant tout à fait neuve et qui lui serait inconnue, pour qu'il travaillât avec elle. Cagliostro consentit aussitôt à le satisfaire, ajoutant que tout ce qu'il opérait n'était qu'un effet de la grâce divine. La pupille fut donc amenée, les travaux réussirent heureusement, et même Cagliostro, pour mieux persuader, ou plutôt pour mieux aveugler le personnage, voulût que lui-même imposât les mains sur la tête de la pupille, et travaillât quelques temps avec elle, en lui faisant telles interrogations qu'il lui plairait. Les questions tant dans cette circonstance que dans d'autres encore, tendaient à découvrir les inclinations amoureuses de différentes personnes. L'incrédule reçut toujours les réponses qu'il désirait^. »
L'auteur de la Vie de Cagliostro nous apprend en-