‹ Histoire du merveilleux dans les temps modernesChapitre 83 sur 101 · Œuvres de Boileau, t. IV, p · texte numérisé non relu

Œuvres de Boileau, t. IV, p

la renommée qu'Aymar avait conservée dans le Dauphiné et à Lyon.

Nous trouvons dans l'ouvrage de Louvreleuil, le Fanatisme renouvelé, et dans V Histoire des troubles des Cévennes et de la guerre des Camisards> par Court, que Jacques Aymar, sur son déclin, aurait consacré à la religion les restes de ses talents divinatoires, mais dans des circonstances qui ne sont pas de nature à nous inspirer de rintérêt pour ce personnage, et qui vont nous forcer de terminer sur le mode tragique un récit qui n'était guère sorti jusqu'à cet endroit du domaine de la comédie. D'après ces auteurs, Jacques Aymar aurait été requis en 1703, pendant la guerre des Cévennes, pour discerner les protestants voués aux vengeances du maréchal Montrevel et de l'intendant Bâville. Le chroniqueur catholique de la guerre des Cévennes, Louvreleuil, nous dit à propos des suites de l'affaire de Genouilhac et du Collet-de-Dèze :

« Les Camisards brûlèrent, à dix heures du soir, une métairie à M. le marquis de Tournac et une à M. le baron de la Salle proche Saint-Privat, qui est un village à une lieue d'AIais. Une sentinelle du fort vit les flammes et en donna avis. M. le maréchal fit partir d'abord un gros détachement avec un homme que M. do Bâville avait fait venir de Lyon et qui se servait de la baguette pour trouver les assassins. L'on ne rencontra en cet endroit-là qu'un berger massacré, à qui les incendiaires avaient écrasé la tête à coups de pierres. Mais la baguette tourna sur dix-huit personnes qui étaient dans des maisons voisines ; on les prit et on les conduisit à Mais 1 . »

Court donne le même récit, d'après Louvreleuil, et il ajoute :

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