XXVI. — Méchain retourne en Espagne
— Sa mort.
Il ne reste plus, pour donner à cette grande et utile opération toute la publicité nécessaire, pour mettre Tâge présent, et la postérité même, en état de juger à quel degré de précision on a pu parvenir en faisant usage de toutes les connaissances acquises à la fin du xviif siècle, qu'à exposer dans un ouvrage particulier, et dans l'ordre le plus clair, les différentes opérations exécutées par les commissaires de l'Institut national. C'est l'objet quenous nousproposons danscet ouvrage, dont l'impression, commencée il y a six ans, a été interrompue par un concours de circonstances
dont il est inutile aujoureriiui de rendre compte, et notamment par le voyage d'Espagne entrepris
Méchi
nti
er notre méridienne jusqu'aux il esBaléares, suivant le projet qu'il en avait conçu dès 1 792, et qu'il avait été forcé de remettre à des temps plus tranquilles. Après des traverses inouies, il avait conduit ses triangles depuis Barcelone jusqu'à Tortose; toutes ses stations étaient choisies et reconnues jusqu'à Cullera. Il avait trouvé dans le royaume de Valence un emplacement pour la mesure d'une base; encore six ou sept triangles, et il conduisait sa mesure jusqu'au puy nommé los Masons, dans Ivice : trois mois devaient suftire à ces opérations. Il devait faire pendant l'hiver les observations astronomiques au terme austral de ce nouvel arc; au mois de mars, il aurait mesuré la base d'Oropesa. A son retour, il comptait observer le pendule à 45°, et nous rapporter, dans l'été de l'an 14, ce beau complément de tant de travaux : une fièvre épidémique, les fatigues extrêmes qu'il avait endurées avec une constance qu'on ne put s'empêcher de déplorer en l'admirant, l'ont arrêté dans sa course, et nous l'ont enlevé le troisième jour complémentaire, an 13, à Castellon de la Plana, dans le royaume de Valence...