‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 108 sur 180 · Tabari, Ann., III · texte numérisé non relu

Tabari, Ann., III

nouvelle en compagnies ou escadrons [karâdis)1. On retrouve la terminologie omeyyade : l'armée en marche a une avant-garde {moqaddama), une aile droite [maîmouna), une aile gauche (maisara) et une arrière- garde (sâqa), avec laquelle marche le chef2.

Suivant la tradition prophétique, Mohammed se tenait en un lieu d'où il dominait le combat, pour lancer sur 1 ennemi, au moment opportun comme à Badr, les cohortes des anges. Abou Moslim s'assied sous une hutte de branchages, en un point qui dominele champ debatailleetd'où il envoie ses ordres aux commandants des troupes3. En 195 (810-811), Aliben Isa, durant la campagne centre Tâhir et les troupes d'El Mamoun, divise son armée en dix étendards [raya), comprenant chacune mille hommes et qui combattent l'une après l'autre jusqu'à épuisement, puis passent à l'arrière pour prendre du repos4.

L'armée abbasside ne saurait ignorer les décorations. Les cohortes d'élite, les meilleurs soldats portent des bracelets5, des colliers, des couronnes6, suivant les coutumes byzantines et persanes. Le calife et même 1 héritier présomptif, inscrit son nom, de victorieux augure sur les drapeaux et les étendards (V/ara et mathârid); on en impose l'empreinte au dos des bêtes de somme qui suivent les chakiriya et les « soldats de la guerre sainte7 » (râbita).

1. Tabari, Ann., III, 312, 7. L'armée de Mo't.adid marche en trois karâdis, l'un derrière l'autre (Ta >. III. 2.142).

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