Voir ci-dessus, p
3. Le tawti* est la brève indication par laqualle un secrétaire résume la décision précise sur une affaire par le calife ou par le visir, et qu'il inscrit dans l'angle de la pièce originale. Un secrétaire de chancellerie la développe et l'orne de grâces littéraires.
nominations de fonctionnaires, les édits royaux, les réponses à la correspondance. La rédaction et l'expédition de ces actes souverains est accomplie par le diwân ar rasâil ou al inchâ; à ces deux diwân sont adjoints celui du sceau (al khâtam), qui appose le sceau royal, et celui du décachetage des lettres reçues.
Si ces indications d'un auteur arabe, qui essaie une théorie, sont mises en présence des rapports des annalistes, on a l'impression que la réalité est plus compliquée et moins précise. Sans doute, les détails ont changé, au cours des siècles; il faut se souvenir aussi que dans un Etat sans constitution la personnalité du titulaire d'une fonction en transforme profondément la nature et la valeur.
Sous Al Mahdi (m. 785), il y a déjà réunion des diwân dans la main d'un seul agent qui crée, pour chaque service, un bureau de la comptabilité (zimâm), tout en conservant une direction centrale qui semble être le diwân zimâm al azimma, « le bureau du registre des registres1 ». Ce bureau central de la comptabilité est un organe considérable, et on comprend qu'Er Rabi', destitué du visirat et du diwân ar rasâil, soit heureux de rester à la tête du zimâm2. Le diwân et lawqV collabore avec le maître aux décisions qui règlent toutes les affaires de l'Etat : on voit le chef de ce service en suivre la réalisation jusqu'auprès des agents d'exécution, et l'importance de sa fonction le met souvent en conflit avec le vizir3. — On ne sait pas clairement si c'est le vizir qui est toujours le chef
1. Tabari, Ann., III, 522, 9; 1435, 1440, 1446. En 162 (778-779), le directeur du « bureau des contrôles », diwân al azimma, choisit un contrôleur (zimâm) du kharâj de l'Iraq (ibid., III, 493, 1).