Tabari, Annales, III, 1440 et
du bureau du sceau : sous Haroun en 788, le sceau est aux mains de Yahya le Barmékide, et, en 789, d'Al Fadhl ben Rabi'1; mais sous Al Motawakkil, une pièce rédigée officiellement passe au sceau et est remise ensuite au vizir Al Fath ben Khaqân2.
Les affaires des provinces furent tout d'abord réparties entre des bureaux spéciaux, suivant une division géographique, à raison d'un bureau par province; chaque bureau comprenait un service administratif et un service financier. Sous El Motadid (m. en 902), il semble qu'il n'y ait plus que trois « divisions » provinciales : Orient, Occident et Babylonie (Sawâd), comprenant chacune deux services, l'administratif et le financier. Puis toutes les affaires auraient été réunies en deux ministères, l'un administratif, l'autre financier. Peut-être cette concentration des services qui paraît être un progrès n'est-elle en réalité que la conséquence nécessaire de la dislocation de l'empire et de l'impuissance du pouvoir central. Elle coïncide avec la diminution du nombre des circonscriptions administratives, conséquence de l' appauvrissement.
Le personnel des bureaux comprend deux catégories assez différentes de secrétaires : le secrétariat des finances, kiiâbat al amwâl, qui est composé de techniciens des comptes, et la chancellerie d'Etat, kiiâbat al inchâ, dont les agents sont des lettrés, soucieux de beau style; ils développent l'emploi banal de la prose rimée et rythmée, qui sévit encore aujourd'hui dans la correspondance officielle des pays de langue arabe. La chancellerie a un protocole. Mais