‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 159 sur 180 · Avec De Gceje, l. c, p · texte numérisé non relu

Avec De Gceje, l. c, p

2. L'étendard carmate est blanc, c'est la couleur des Alides, de la dynastie fatimide, des rebelles iraniens en marge de l'alisme, par exemple d'El Moqanna' (ci-dessus, p. 421); celui-ci a aussi des étendards rouges, si bien que mubayyida et muhammira deviennent synonymes de Khourramites. Conf. ma traduction de L'Afrique d'El Omari, Introd., p. 46 et s.

Carmates, autour de 920 : leur chef reste dix ans inactif et traite avec le visir abbasside, Ali ibn Issa, sous la préoccupation très temporelle de s'ouvrir le commerce vers Sirâf. A partir de 923, l'activité carmate renaît, et elle est en concordance très nette avec les tentations fa timides pour s'emparer de l'Egypte. Il est donc naturel de croire qu'en réalité les Carmates reconnaissent l'autorité du calife fatimide descendant du Mahdi, et il semble qu'ils lui envoient le quint du butin. Abou Tâhir, le chef des Carmates, a certes son activité propre; mais il la soumet au calife fa Limite. En 923, les Carmates pillent Bagdad; en 925, Baçra, et l'émir Mounis arrive, quant tout est fini, à la tête d'une coûteuse armée, levée à grand'peine : et cela du moins montre que l'Iraq est sans aucune défense permanente contre des attaques faciles à prévoir1. En 927, Abou Tâhir pille Coufa et ravage l'Iraq occidental. C'est en 929 qu'il prend la Mekke et qu'avec un terrible mépris pour les choses saintes de l'islam, il massacre les pèlerins réunis dans la mosquée; ses soldats souillent le pourtour de la Ka'ba, enlèvent la pierre noire, cherchent à arracher la gouttière de la Maison Sainte2. Après cet événement qui a un énorme retentissement dans l'islam, les relations ne sont cependant pas uniquement hostiles entre Abou Tâhir et le califat abbasside : il y a des razzias, mais aussi des accords : Abou Tâhir laisse passer les

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