‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 49 sur 180 · Maqrizi khilal éd. Wiet, V · texte numérisé non relu

Maqrizi khilal éd. Wiet, V

LES CALIFES OMEYYADES 225

une petite cour, un hâjib, qui est son chambellan et l'agent de transmission de ses ordres qu'il choisit d'ordinaire parmi ses clients. Il a un chef de sa garde et de sa police, un homme de confiance. Dans les grandes provinces, il »omme des chefs de districts dmi7, des sous-gouverneurs, et un habile homme recommande à un gouverneur de donner aux populations Yâmil qu'elles demandent: «S'il réussit, ce sera tout profit pour toi; s'il est mauvais, ce sera leur faute, en dehors de toi; et tu seras tout excusé1. » Khalid al Qasri confie à un hommesûr, un Arabe, les fonctions de hâjib, de chef de la garde et de chancelier2.

Le gouverneur, en principe, nomme les agents locaux, le percepteur du kharâj, les imams qui dirigent la prière, le caef de la police, les cadis. Ces derniers, qui sont les exécuteurs de la loi musulmane où le temporel et le spirituel ;e confondent intimement, 1 invoquent parfois pour résister aux ordres du gouverneur; on vient de dire que certains d'entre eux étaient choisis directement par le calife, et l'on comprendrait que ce fut une règle et que le câdi fit contre- poids au gouverneur. Ces nominations directes ne sont point la conséquence de l'application d'un principe de gouvernement, mais seulement de la pression d'un événement ou de la fantaisie du souverain.

Le calife Yézid, voulant humilier le gouverneur de l'Iraq, Omar Ibn Hobaira, lui impose de nommer Al Harachi gouverneur du Khorassan; celui-ci, vainqueur des révoltés de Sogdiane, envoie directement le butin au calife, sans même en informer Omar, qui jamais ne lui pardonnera. Peu après, Omar

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