‹ Histoire du monde (volume 2)Chapitre 48 sur 180 · Tabari, Ann. 11.1795.7 et · texte numérisé non relu

Tabari, Ann. 11.1795.7 et

2. En 665, Ziyâd gouverne Baçra, le Khorassan, le Sidjistân, et on y ajoute l'Inde, le Bahrein et 'Oman (Tab. Ann. 11.73).

est nommé, d'ordinaire, alâ ç calât wa l harb, c'està-dire « pour la prière et la guerre1 »; il est le représentant du calife, Yimâm qui dirige la prière de la communauté musulmane, et d'autre part, il est le maître des sujets, « gens du livre » et païens, et il lève sur eux l'impôt. En l'année 100 (779-720) Omar ben 'Abd al Aziz nomme au Khorassan deux gouverneurs (wâli), l'un pour aç calât wa l harb, et l'autre pour l'impôt {al kharâj2) Le calife cherche donc à nommer directement le percepteur de l'impôt, qu'il s'appelle wâli ou âmil. Dès le califat de Moawia, le type du gouverneur quasi-indépendant est créé. Amr ibn al'Aç a l'Egypte en fief , à charge de verser la soldepension des troupes et de faire les dépenses d'Etat3-

La délégation des pouvoirs dans des conditions anormales, est déjà connue des Omeyyades et le délégué s'appelle khalifa (même mot que « calife »), comme il le sera des Mameluks, et du Maroc moderne. Marwân désigne son fils comme son khalifa sur la Mésopotamie. Le gouverneur de l'Egypte prend un khalifa.

Le gouverneur est un petit souverain, qui règne sur des chefs locaux qui ont souvent le titre de roi. Il a

1. Je continue à croire, bien que ce ne soit pas l'opinion de Gaston Wiet, que chacune de ces expressions correspond à l'une des deux fonctions essentielles que le calife tient du Prophète : la direction de la prière, qui comprend le commentaire et explication du livre saint, et celle de la guerre pour laquelle Mohammed « nouait l'étendard » à l'un de ses compagnons; la formule est courante sous les premiers califes et les kharijites l'adoptent. Sans doute, la formule peut avoir ensuite changé de sens; la « guerre » a désigné le kharâj, l'impôt qui remplace le butin de la guerre. — Lammens (Bétyles, p. 44) a rattaché cette double fonction à celle du kahin-sayyid antéislamique : c'est bien celle des royautés primitives, et on en retrouve une trace chez les Bédouins de la Syrie moderne qui ont le cheikh et le 'aqid.Mâis Lammens fait suivre cette indicationdeconsidérations qui semblent inexactes.

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