‹ Histoire du monde (volume 3)Chapitre 57 sur 65 · LE CHILI 2Û · texte numérisé non relu

LE CHILI 2Û

arbres fruitiers. Là s'était fixée sur une colline la capitale toute espagnole de Santiago, qu'un chemin de fer reliait au port de Valparaiso.

Trop éloigné de l'Europe pour attirer beaucoup de ses émigrants, il avait trouvé son équilibre dans la constitution établie en i833. Les indigènes Aracans et une population de paysans, presque tous gens de couleur, laissaient aux Espagnols le soin de diriger les affaires. Cette aristocratie ne se vit menacée qu'en i883 lorsqu'un parti libéral réussit à porter un réformateur, Balmacéda, à la présidence. Après avoir inutilement essayé par des moyens légaux de donner au peuple le pouvoir, celui-ci entra en conflit violent avec le Congrès législatif et, en 1891, essaya par simple décret de lever les impôts. Mais il échoua et les conservateurs reprirent l'avantage.

On a vu comment le Chili avait réussi à s'emparer de la province d'Atacama. A côté de ses richesses agricoles il se mit, dès lors, à exploiter ses ressources minières qui, pour le cuivre et surtout pour les nitrates, lui assuraient une place prépondérante sur le marché mondial. La construction d'un chemin de fer transandin reliant Buenos- Aires à Valparaiso, l'ouverture du canal de Panama, allaient bientôt le faire sortir de son isolement.

Page 1