I. — Les ivhigs et la politique de réformes
Les tories croyaient assister à l'effondrement de la constitution britannique. Leurs craintes étaient exagérées. Les élections faites d'après le nouveau régime leur permirent de garder au Parlement un parti de i5o membres. Sous la direction de sir Robert Peel, que la retraite de Wellington fit passer au premier rang, ils se préparèrent en outre à recueillir l'adhésion des whigs modérés, que les excès démocratiques allaient, pensaient-ils, rejeter dans leurs bras, et, dans ce but, ils abandonnèrent peu à peu leur nom de tories pour prendre celui de conservateurs. Ils eurent la sagesse de ne faire aucune tentative de réaction. En i835, le ministère ayant été battu sur une question secondaire, le roi voulut en profiter pour rendre le pouvoir aux conservateurs. Peel l'accepta ; mais, en présence d'un vote hostile de la Chambre, il se retira, déclarant qu'un ministère ne devait pas rester en place quand, après un essai loyal, il voyait la Chambre des Communes se prononcer contre lui. C'était poser le principe du gouvernement parlementaire.